• Le Cami - ESCAPADE A SALOU

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    Le Cami - LES PORTRAITS

     

    Le Cami - LES PORTRAITS

     

    BIENVENUE dans "Le Cami"  -  Vidéo

      BIENVENUE dans "Le Cami"  -  Photos   

      

    LE BILLET DE CHARLY...et de NICOLE

      NICOLE & CHARLY sont bretons de souche, de sang et de naissance. Ils ne sont pas contents quand on dit que le temps de leur pays laisse à désirer.

    Et cette fois c'est Nicole qui prend la parole !

      

    Sérieusement, le temps breton est-il si mauvais ?

    Non,c'est faux,...En fait,il pleut beaucoup plus dans bon nombre de régions françaises. La Bretagne,c'est beaucoup de petites pluies... La région compte beaucoup de climats différents. Il fait rarement froid l'hiver, et l'été n'est pas non plus caniculaire...l'air du massif Armoricain est plus pur qu'ailleurs.

      

    Les gens se plaignent......pour 2 raisons......

    - la première,c'est que les présentateurs de TV cachent la Bretagne sur la carte de France

    -.la deuxième,c'est qu'on nous annonce souvent que "la pluie arrive de Bretagne". En fait la pluie ne fait que passer par la Bretagne, qui est un peu la porte d'entrée du climat français. Les dépressions nous viennent la plupart du temps du Groënland et progressent ensuite vers l'est.

    En réalité,le climat breton offre plus de points positifs que négatifs.

    Rallonger l'espérance de vie?

    En Bretagne, la solution coule de source : une averse chaque matin et l'on vit pluvieux (plus vieux) !

    Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ! En Bretagne, il fait beau plusieurs fois par jour.

     

    Quoi qu'il en soit, il faut tout de même admettre qu'il fait meilleur dans la région de Salou où nous vous transportons...

     

    Vous connaissez le dicton "Les voyages forment la jeunesse" cela signifie que le fait de voyager contribue à développer l'esprit des jeunes. ..

    A partir de cette définition, des questions pourraient se poser :" Les voyages peuvent-ils avoir un impact sur les moins jeunes ?", "Jusqu'à quel âge les voyages sont-ils profitables ?", "Quel type de profit un voyage peut-il engendrer ?" 

    Alors un débat presque philosophique pourrait s'instaurer dont le sujet serait "Qu'est-ce que la jeunesse ?" ou "Peut-on considérer qu'il existe plusieurs jeunesses ?"

    J'arrète là mes élucubrations...Le principal profit d'un voyage est, sans nul doute, celui de contribuer au développement de la jeunesse de l'esprit.

     Nous avons passé une semaine dans la région de Salou en Espagne, une semaine que nous n'avons pas vu passer, qui nous a donné l'occasion de bien rire et de découvrir une multitude de choses ....

    SALOU est une ville située à une dizaine de kilomètres de TARRAGONE.

    C'est le centre touristique le plus actif de la Costa Daurada.

     

    Le Cami - ESCAPADE A SALOU 

     VIDEO REALISEE PAR "Le Cami"

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     Sur le cadran solaire de la maison BONNET près de la promenade on peut lire :

     "PROFITE DU TEMPS QUI PASSE ET NE REVIENT"

     

     

    MAISON BONNET

     SALOU : MONUMENT AU PECHEUR

    Oeuvre du sculpteur Ramon FERRAN

    Erigée en 1990 par souscription populaire.

    Salou était autrefois un village de pêcheurs.

    Jusqu'à la première moitié du siècle dernier les barques étaient issées à bras d'homme sur la plage.

     Le Cami - ESCAPADE A SALOU

     Le Cami - ESCAPADE A SALOU

    Une barque de pêche au lamparo sur la promenade.

     

    LA PÊCHE AU LAMPARO

     Les poissons sont attirés par la lumière et  s'approchent, jusqu'à venir très prés du bateau. Le  pêcheur  donne de grands coups de salabre pour faire sa récolte.

    Au Japon, le lamparo a rapidement été remplacé par des batteries de puissants projecteurs (150 projecteurs de 2 kW ) pour un seul bateau de pêche industrielle. Certains navires immergent même des lampes qu'ils remontent lentement avec les bancs de calmars. La quantité de lumière utilisée était telle dans les années 1980 que ces bateaux étaient aussi visibles par satellite de nuit que les villes éclairées du littoral japonais.

    Le Cami - ESCAPADE A SALOU Le monastère habité le plus important d'Europe :

    SANTA MARIA DE POBLET

      

    Poblet se trouve en Catalogne espagnole non loin de TARRAGONE.

    En 1835, la vente des biens de l'église a fait que les moines ont quitté le monastère.

    C'est en 1933 qu'une restauration a été entreprise permettant aux moine de se réinstaller en 1940.

    Poblet est un énorme conglomérat d'édifices monastiques et royaux.

    C' est à la fois l'ensemble médiéval le plus complet d'Europe et, pour l'Espagne, un monument architectural national

    Le Cami - Poblet

    POUR EN SAVOIR DAVANTAGE LISEZ L'ARTICLE UN PEU PLUS BAS!

     

    LES ARABES EN ESPAGNE...COMBIEN DE TEMPS ? 

    POBLET fait partie de la reconquête des terres occupées par les arabes.

    Dès sa fondation, le monastère de Poblet est lié à la reconquête de la Catalogne. Raimond-Bérenger IV, comte de Barcelone et roi d’Aragon, veut créer le monastère comme un acte de gratitude envers Dieu pour ses victoires contre les Sarrasins. Il sert aussi de base pour le repeuplement des terres arrachées aux Musulmans.

      

    Lors de la fondation du monastère, quelques bâtiments provisoires sont construits. Ils sont remplacés, à partir de 1166, par une abbaye d’une ampleur digne de la nouvelle dynastie aragonaise.

    Depuis quand les arabes étaient-ils en Catalogne ? 

    Nous sommes en 711. Semant la dévastation et la ruine les arabes sont aux portes de l'Europe face au fameux rocher de Gibraltar.. Un corps de reconnaissance de 7000 hommes franchist le détroit. Ils s'emparent de la ville d'Algésiras qu'ils pillent. Le roi wisigoth Roderic, tente de les empêcher de progresser. Ses troupes en nombre trop faible sont battues. Roderic disparait dans la bataille.Le Cami - ESCAPADE A SALOU

    La reconquête au 11ème siècle

    Les Arabes continuent leur marche. Ils prennent Cordoue. L'année suivante des renforts de troupes venus d'Afrique permettent de se saisir de Tolède et du trésor intact des wisigoths.

    Des berbères à moitié sauvages sont enrôlés dans l'armée africaine et permettent de profiter de l'effondrement des Ibères (Espagnols) qui assistent indifférents à l'intrusion de ceux qui deviendront leurs nouveaux maîtres.

    Les arabes  n'ont pas beaucoup de mal à s'emparer des villes méridionales, Séville, Grenade... Les vainqueurs soumettent rapidement la plus grande partie de l'Espagne. En quelques années, la résistance chrétienne est balayée. Elle ne subsiste que dans quelques vallées isolées , à l'extrême nord de la péninsule.

    La reconquête totale de l'Espagne s'étalera sur 7 siècles.

     Le Cami - ESCAPADE A SALOU

    QU'EST-IL DEVENU ?

     Le Cami - ESCAPADE A SALOULa reconquête au 14ème siècle
      

    ESCORNALBOU : Rencontre avec l'histoire Catalane. 

    Aujourd'hui nous décidons de sortir des sentiers battus et rebattus que nous avons suivis hier pour découvrir la ville de Salou.

    Nous quittons la côte pour nous enfoncer dans l'arrière pays. La brochure "Salou 2012" découverte sur le comptoir d'un office de tourisme nous propose un itinéraire de découverte. Notre point de chute doit être un château monastère dont il est presque impossible de retenir le nom d'emblée :  ESCORNALBOU.

    Le guide Michelin n'indique pas l'existence de cet édifice. Quand à la carte que nous possédons, elle n'est pas suffisamment détaillée pour nous guider. Reste l'espèce de croquis tracé à la main de la brochure espagnole qui a tout de même le mérite de comporter une traduction. La meilleure des orientations est celle qui consiste à prendre d'abord la direction de REUS, une ville suffisamment grande pour être indiquée sur la carte que nous possédons.

    A Reus nous prenons une petite route qui n'en finit plus de monter...C'est bon signe. On nous dit que ESCORNALBOU (il faut le lire plusieurs fois pour le retenir) est un mirador exceptionnel. Le problème c'est que la route se rétrécit autant qu'elle monte et que nous finissons dans un chemin même plus carrossable. Il est manifeste  que j'ai indiqué une mauvais direction à Jean-Charles, mon chauffeur. Daniel nous a suivi. Il faut faire demi-tour. Nous descendons de voiture. D'ici la vue est magnifique. Nous nous en sortons d'une pirouette en disant que nous avons voulu montrer combien la région est belle. Mais Dany n'est pas dupe. Une manœuvre rapide le remet dans la direction de la descente.

    C'est à Reus que je me suis trompé. Je n'ai pas vu l'embranchement en direction de Riudoms. Nous revoilà très vite sur la bonne route. Une route qui "roule" très bien. C'est l'occasion de mettre l'accent sur les progrès qu'a fait l'Espagne en matière de circulation. L'Europe est passée par là. Nous traversons Riudoms puis Mont brio. Il est presque midi. L'estomac commence à manifester sa présence. Dans le coffre tout a été prévu pour un bon petit pique-nique...tout sauf l'essentiel : le pain. Nous voilà à l'entrée du petit village de RIUDECANYES. Si ne nous trouvons pas de boulangerie dans le village il faudra rebrousser chemin.

     Au coin d'une rue deux jeunes filles nous indiquent le lieu où nous pouvons trouver l'ingrédient indispensable à la fabrication du sandwich dont je rêve. Un magasin qui n'a rien des belles boulangeries que l'on peut découvrir dans les grandes villes devant lequel nous étions passés en rentrant au village.

    Le pain dans le coffre nous pouvons attaquer la côte qui monte à ESCORNALBOU...(répétez après moi "Pour aller à ESCORNALBOU, il faut passer à RIUDECANYES").

    Les derniers virages de la montée nous laissent entrevoir un "mamelon" sur lequel sont perchés des bâtiments qui ressemblent à un château fort : C'est ESCORNALBOU.

    Visite du Château monastère de SANT MIQUEL D’ESCORNALBOU

     

    A quelques kilomètres de SALOU, à 650 mètres d’altitude l’édifice se signale par sa tour carrée qui nous révèle son caractère fortifié. Un repérage rapide nous permet de découvrir les bâtiments et les promenades  alentours mais il est trop tard pour entreprendre leur découverte. Nous décidons de pique-niquer. Ce que nous croyons être une aire aménagée sont les vestiges d’un lieu de restauration pour touristes. En ruine, l’établissement présente des  tables et chaises plantées dans le sol  même pas utilisables pour  casser la croûte. Nous mangerons donc notre sandwich au pâté espagnol debout derrière la belle Volkswagen de Jean-Charles.

     

    Après ce réconfort, nous rejoignons  l’entrée du château  pour entamer la visite. On nous indique qu’il est trop tôt pour cela. C’est pour nous l’occasion de faire la promenade qui ceinture le mamelon derrière le château.  

     

    Après cela nous on nous autorise à entrer dans ce qui était au départ une abbaye fondée en 1198 et consacrée en juillet 1240 par l’Archevêque de Tarragone. Jusqu’en 1835 l’édifice restera aux mains des religieux. A cette date, les biens de l’église étant achetés par l’état, les bâtiments deviennent propriété privée et sont remodelés d’abord par Eduard Toda qui les restaure selon son inspiration. C’est ensuite la famille Llopis de Reus qui en fait une résidence secondaire.

     

    La Generalitat de Catalogne l’achète en 1983 et la restaure dans l’esprit qu’avait voulu lui donner Eduard Toda qui était diplomate, bibliophile et grand praticien catalan (1855-1941).

     

    Pour que la visite soit complète  il fallait monter jusqu’ à l’ermitage Santa Barbara construit au début du XIX ème siècle et dédiée à la sainte patronne des éclairs et des tempêtes qui doit protéger tous ceux qui vivent plus bas. Nous avons fait l’ascension pour découvrir sur 360°, les paysages  de l’ancienne baronnie de Tarragone.

     

    Protégés par la patronne des éclairs, Il ne nous restait plus qu’à redescendre aux voitures pour rejoindre la mer et Cambrils pour  siroter au soleil une bière bien fraîche (ou un café au lait) et clore  tranquillement noter  journée.

     

     VIDEO REALISEE PAR "Le Cami"

    Le château monastère de Sant Miquel d'Escornalbou est de la fin du siècle XII et débuts du XIII. Sa construction a été promue par Alfonso I, qui l'a cédé à l'église de Tarragone. Le château, centre d'une grande baronnie, et l'église de Sant Miquel, ont été habité par des moines augustins, à partir de 1580 et par des franciscains jusqu'à 1835, Déserté par les moines lors de la vente des biens de l'église, il a été acquis par John Bridgam en 1843 puis par  Eduard Toda, qui l'a reconstruit et a entamé la restauration. Là, il a réuni d'intéressantes collections de gravures, céramique et objets de tout type, ainsi que d'une bibliothèque remarquable. Les éléments les plus importants de l'ensemble sont l'église romane, les restes de la salle capitulaire et le cloître. Certains bâtiment ont servi de résidence au restaurateur.

     
     Le Cami - outils

     Fini le temps où la femme se contentait de manier l'aiguille.

    Une femme le pisolet à la ceinture sillonne les allées du marché.

    Une autre, préposée au nettoyage des rues ramasse les papiers en les poussant avec son balai dans le grand panier en plastique.

     

      Le Cami - ESCAPADE A SALOU

     ENTREE EN MATIERE

    Le Cami - Entrée en matière 

    Quoi de plus agréable que de siroter un petit vin (cuit ou pas )en se remémorant les faits marquant d'une journée dédiée à la rigolade ?

     

     GRATOUILLES IBERIQUES !  

    C'est la crise et chaque établissement essaie de trouver des recettes pour fidéliser les clients.

    Ici, pour tout menu à la carte, vous avez droit à un massage du cuir chevelu.

    Le Cami - ESCAPADE A SALOU
    SANS LES MAINS !!!
    Le Cami - ESCAPADE A SALOU
    AVEC LE DOIGT : OH mon Dieu que ça me fait du bien.

     

    Le Cami - AVEC LES MAINS
    AVEC LES MAINS

     

     

    Le Cami - Le faux cul

    JE NE SAVAIS PAS QUE ça EXISTAIT

    Regardez le coup d'oeil malicieux de la jeune fille qui se cache derrière ces paires de fesses.

    Cet article est l'accessoire indispensable des femmes qui ont un cul plat. Sous une jupe il donne à l'arrière train un aspect plus "rebondi" et satisfait l'oeil de ceux dont le critère de sélection des belles femmes est l'arrondi de la fesse.

    Vous avez compris que c'est un faux cul...

    Je connaissais l'expression "être un faux cul"qui consiste à flatter devant pour dénigrer derrière.

    On peut ajouter maintenant "porter un faux cul".

    Avouez que c'est, ne pas "avoir de cul" que de devoir porter un faux cul pour avoir un peu plus de cul...

      

     

    Le marché de plein air

     

    De la fesse au jambon il n’y a qu’un pas vite fait en se rendant au marché couvert pour trouver davantage de produits culinaires. On ne peut imaginer un marché espagnole sans son vendeur de « jambons ibéricos ». C’est Geneviève qui court après le jambon depuis que nous sommes sur la péninsule. Le vendeur s’est fait un plaisir à montrer sa dextérité en lui débitant les tranches les plus fines qui soient. A un prix qui n’a rien à envier au caviar, l’ibérico bien sec promettait une dégustation sans pareille avec un petit rosé bien frais. Grande était notre avidité à le mettre à la bouche, aussi grande a été notre déception  de constater qu’il ne correspondait pas au rapport saveur prix que nous espérions. Pour cette fois Geneviève n’avait pas eu le nez  dans le choix du vendeur.

      

     

     

     

     

     

    Le Cami - Fauxculs

     

    Le Cami - ESCAPADE A SALOU

     

     

    Le Cami - SOUS TON BALCON

     

    Le Cami - Fontaine à Tarragone Le Cami - ALLO CHARLY 
    CONVIVIALITE - Une fontaine à Tarragone  ALLO...PAPA TANGO

     

     SANTA MARIA DE POBLET : PLUS GRAND MONASTERE HABITE D'EUROPE
    Vous pouvez agrandir toutes les photos en cliquant dessus.
    Le monastère de POBLET

    Il est quinze heures des moines franchissent une muraille dont la porte d'accès est flanquée d'impressionnantes tours qui laissent penser qu'ils sortent d'une forteresse. Ils viennent pourtant simplement de quitter leur monastère : Santa Maria de POBLET.

    Ils passent devant la salle d'accueil où nous attendons l'ouverture de la visite de l'ensemble monastique  que l'on nous a conseillé de visiter.

    Nous savons que c'est le roi d'ARAGON, Pierre le Cérémonieux qui est à l'origine de ces fortifications qui abritent les tombeaux de deux de ses ancêtres, dont Jacques le Conquérant qui a fait la reconquête de Majorque en 1229 en battant les occupants arabes.

    Santa Maria de POBLET n'est donc pas seulement un monastère. Le lieu est devenu le panthéon de la dynastie d'Aragon, ce qui explique qu'il soit ainsi protégé. Cette décision a été prise en 1375.

    Le monastère de POBLET

    Il n'empêche que Poblet est le plus grand monastère habité d'Europe. Il existe depuis 1160, date à laquelle les bâtiments ont commencé à être créés par des moines cisterciens.

    Poblet se trouve en Catalogne espagnole non loin de TARRAGONE.

     

    Dès sa fondation, le monastère de Poblet est lié à la Reconquista en Catalogne. Raimond-Bérenger IV, comte de Barcelone et roi d’Aragon, veut créer le monastère comme un acte de gratitude envers Dieu pour ses victoires contre les Sarrasins. Il sert aussi de base pour le repeuplement des terres arrachées aux Musulmans. Raimond-Bérenger IV choisit de s’y faire inhumer et ses successeurs vont faire de même.

     

    Quand il a été créé, les moines cisterciens  étaient de grands agriculteurs. On peut donc considéré le monastère comme une grande ferme pilote dont le but était de repeupler la région désertée par les arabes. Les moines aidés de la population ont donc défoncé les terres, et les ont travaillées.

    En 1835, la vente des biens de l'église a fait que les moines ont quitté le monastère.

     

    En 1833, des lois obligent les moines à quitter les lieux. Cette longue période d’abandon entraîne la dégradation de l’enceinte et les tombes royales sont profanées et endommagées. La restauration commence en 1940, en même temps que le retour des moines cisterciens dans la clôture. Le monastère de Poblet constitue un ensemble monumental, historique et artistique d’une valeur extraordinaire, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1991.

     

    Poblet est un énorme conglomérat d'édifices monastiques et royaux. C est à la fois l'ensemble médiéval le plus complet d'Europe et, pour l'Espagne, un monument architectural national.

    Le monastère de POBLET
     

    Le monastère de Poblet est l'un des plus beaux exemples de l'architecture religieuse de Catalogne.

     

    Il fut fondé par Raimond Bérenger IV, comte de Barcelone, qui le céda à l'ordre de Cîteaux. Les rois d'Aragon en firent leur panthéon royal et il devint l'un des centres culturels les plus importants de l'époque ; sa bibliothèque est remarquable. Il s'agit d'un monument de grande valeur. Ses édifices les plus importants ont été érigés du XIIIe au XVe siècles.

     

    Le long du fleuve Francoli, à mi-chemin entre Tarragone et Lérida, s’élève le majestueux ensemble de l’abbaye de Poblet. Entourée de vertes collines, l’abbaye, dédiée à Ste Marie, fut fondée en 1151 grâce à une généreuse donation de Raymond Bérenger IV, comte de Barcelone

     

    En 1835 l’abbaye fut saccagée, incendiée et laissée à l’abandon pendant 40 ans. En 1870 la Commission des monuments de la Tarragone s’occupa de la conservation du complexe mais ce fut seulement en 1930, sous Alphonse XIII, que commencèrent les travaux de restauration. En 1935 l’église abbatiale fut de nouveau ouverte au culte et, une fois terminée la guerre civile espagnole (1936-39), quatre moines de la Congrégation cistercienne de St Bernard (Italie) se transférèrent à Poblet.

     

    En 1954 fut bénit le premier abbé de la communauté et en 1963 Jean XXIII concéda le titre de basilique à l’église abbatiale. Avec la restauration monastique de Poblet, la Congrégation cistercienne de la Couronne d’Aragon et de Navarre reprit vigueur

     
     VIDEO REALISEE PAR "Le Cami"

     

    TARRAGONE : Les vieilles pierres

     

    Avec ses vestiges historiques romains et médiévaux, Tarragone fait la joie des touristes.  Ici ou là on met au jour les pierres qui constituent le passé matériel de la ville. Il est surprenant de découvrir  les énormes blocs qui constituent le soubassement des vestiges romains. Il est aussi surprenant de voir avec quelle minutie on s’est « amusé » à composer un pavage avec des galets rangés les uns à côté des autres sur les trottoirs menant à l’entrée de la cité médiévale dominée parla la cathédrale.

    Il est midi, comme tous les jours, sans doute, une vieille dame, un panier au bras, franchit la porte latérale de l’imposant édifice religieux. Elle se dirige  d’un pas saccadé mais déterminé vers  la chapelle de sainte Thècle, patronne de Tarragone. Elle s’agenouille. Un instant immobile sa tête s’anime d’un mouvement panoramique, parcourant les nombreuses  petites bougies qui scintillent comme des lucioles dans la pénombre de cette construction qui cache ses presque dix siècles derrière des murs nouvellement  rafraîchis. Elle se relève, passe devant Saint Michel qui n’a droit qu’à une génuflexion. Traversant l’allée latérale  elle s’arrête un instant devant la chapelle de St François, entame une nouvelle traversé de l’allée pour se rendre à la chapelle de Ste Hélène mais se ravise et revient à St François pour s’agenouiller. Il est vrai que François mérite toutes ses attentions  c’est notre nouveau pape. Ainsi chaque jour cette vieille dame effectue son pèlerinage et parcourt systématiquement la trentaine de chapelles que contient  la cathédrale. Un instant troublée par notre présence elle temporise  devant la chapelle de St Olégario avant de reprendre sa « course effrénée de chapelle en chapelle. A cet instant  j’ai à l’esprit le fait que nous avons déboursé pas moins de 24 euros pour avoir droit de pénétrer dans l’édifice.  La vieille dame au pas saccadé, le panier au bras paie-t-elle tous les jours son entrée  pour vénérer les saints devant lesquels  elle s’agenouille ?

     

    AVRIL, les hirondelles se réinstallent petit à petit dans les nids qu'elles ont abandonnés l'an dernier. Nous sommes sur le parvis de la cathédrale de Tarragone en Catalogne. Construite au XIVème siècle, Santa Maria est le symbole le plus représentatif de la cité médiévale. La cité était autrefois la capitale de la Tarraconaise une région conquise par les romains : elle s'appelait  TARRACO. Tarragone est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, elle serait la 2e ville du monde pour ses vestiges romains.

    Le monument le plus imposant de la ville est, sans nul doute, son amphithéâtre. Majestueusement installé au bord de la méditerranée ses vieilles pierres ont résisté aux assauts du temps. Des pierres qui ont été certainement témoins de multiples évènements qui se sont déroulés ici. Des pierres qui, si on force notre imagination peuvent faire revivre ce lieu.

    Tout au long de notre séjour dans la région nous serons face à ce matériau dont on a  utilisé le nom pour marquer une période : l'âge de pierre.

    Voir de vieilles pierres où est l'intérêt vous diront certains. C'est chose vraie si on ne fait que les regarder sans chercher ce qu'elles témoignent, tant dans la façon dont on les a utilisées que dans l'édifice qu'elles constituent. L'amphithéâtre est aussi appelé arènes ce qui signifie "espace sablé". Dans ce lieu où le sable était rouge pour rendre moins voyant le sang des victimes qu'il soit humain ou animal, l'intérêt architectural principal de la construction est avant tout l'organisation intérieure du volume et sa solidité. Les pierres taillées sont assemblées en utilisant de la pouzzolane , cette roche issue des volcans qui amalgamée aux cailloux crée une "pâte" d'une grande efficacité. Plus tard on utilisera une sorte de mortier fait de déchets de pierres, de tessons broyés et de brique cuite.

    Remontons vers la cathédrale. Pour l'atteindre il faut longer un mur dont les pierres sont assemblées de façon parfois anarchique. C'est la muraille romaine la plus ancienne élevée hors d'Italie. Sa construction remonte au IIème siècle avant Jésus Christ. Au Moyen-âge, plusieurs portes furent percées dans le mur romain afin de faciliter l’accès à la ville Nous empruntons une de ses portes. La cathédrale est installée sur la partie la plus haute de la cité..A elle seule elle est le témoin de l'histoire médiévale de la ville. Sa construction s'est étalée sur deux siècles, du douzième au quatorzième. Elle a été édifiée sur les restes d'une ancienne basilique qui elle-même avait été construite sur les vestiges d'une mosquée du dixième siècle. Ses trois nefs soutenues par d'imposants piliers s'achèvent sur trois absides.

    La façade colossale fait plus de cent mètres de haut. La rosace gigantesque et magnifique nous laisse imaginer le travail qu'elle a occasionné aux tailleurs de pierres qui l'ont sculptée. Vingt-deux statues de prophètes et d'apôtres semblent garder les deux portes romanes du douzième siècle. Autant d'œuvres qui décorent cette façade. A vouloir tout savoir sur une bâtisse comme celle là, il faudrait passer des jours et des jours à analyser point par point les intentions du créateur, les techniques utilisées, les différenciations avec d'autres édifices. Le temps nous manque mais notre œil est attiré par des pierres dont on ne parle pas souvent : les fameuses gargouilles qui équipent les bords du toit de ces édifices. Ces gargouilles affectent la forme d'animaux fantastiques, lourdement taillés. Ces éléments d'architecture permettent de diviser les chutes d'eau. Cela, en effet, évite les longues pentes dans les chéneaux et réduit chacune des chutes à un très mince filet d'eau ne pouvant nuire aux constructions inférieures. Les sculpteurs s'emparèrent de ces pierres saillantes pour en faire un motif de décoration des édifices. La variété des formes données aux gargouilles est surprenante. Il est difficile d'en trouver deux semblables et les monuments du Moyen Âge en sont couverts. Beaucoup de ces gargouilles sont des chefs-d'œuvre de sculpture ; c'est tout un monde d'animaux et de personnages composés avec une grande énergie, vivants, taillés hardiment par des mains habiles et sûres. Ces êtres  se soudent à l'architecture et donnent aux silhouettes des édifices un caractère particulier. On peut juger de l'habileté des architectes et des sculpteurs dans la combinaison et l'exécution de ces lanceurs d'eau par la difficulté qu'on éprouve à les combiner et les faire exécuter.

    Pour redescendre dans la ville contemporaine il faut traverser la vieille ville.

    Nous passons devant le cirque Romain : une construction destinée aux courses de chars. Avec ses 325 m de long et  115 de large, l' édifice était impressionnant. Il se situait dans le sud de la vieille ville. De nos jours, on peut seulement observer quelques gradins, des structures de soutènement et quelques murs extérieurs. C’est l’un des cirques les mieux conservés d’Occident. Une partie est toujours cachée sous des édifices construits au 19 ème siècle.

    Sur la colline, face à la mer, la ville s'étend derrière nous alors que nous nous régalons à contempler les flots bleus sous le soleil méditerranéen. D'ici les galères romaines partaient pour atteindre Rome en 4 jours. Tarragone est restée une ville portuaire. Sur la documentation récupérée à l'office de tourisme nous pouvons lire que, tour à tour les Romains, les chrétiens, plus tard  les francs puis les germains, les wisigoths ont occupé la région. Elle fut ensuite envahie par les arabes  qui ont détruit durant  l'année 716 une partie de la ville. Après une période de décadence la cité a repris petit à petit son essor malgré les guerres qui ont marqué son histoire.

    En haut de la rembla nova, un pigeon flirte avec l'ange de la fontaine. Après avoir bu, il s'envolera vers la cité médiévale avant de redescendre sur le merveilleux amphithéâtre par lequel nous terminerons notre visite.

     

    VIDEO REALISEE PAR "Le Cami" 

    MONTBLANC en Catalogne: IL SUFFIT D'UN SIGNE !

    Montblanc est une ville fortifiée de Catalogne (la 7ème par son importance).

    A Montblanc plusieurs marques sur les murs de la cathédrales nous ont rappelés que derrière les pierres il y avait des hommes...les fameux tailleurs de pierres souvent anonymes qui ont contribué à la création de ces édifices grandioses qui ont marqué un temps. 

    Passez à la page de MONTBLANC en cliquant sur la flèche !Le Cami - ESCAPADE A SALOU