• Le Cami - ESCORNALBOU

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    Le Cami - LES PORTRAITS

     

    Le Cami - LES PORTRAITS

     

    BIENVENUE dans "Le Cami"  -  Vidéo

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     ESCORNALBOU : Rencontre avec l'histoire Catalane. 

    Aujourd'hui nous décidons de sortir des sentiers battus et rebattus que nous avons suivis hier pour découvrir la ville de Salou.

    Nous quittons la côte pour nous enfoncer dans l'arrière pays. La brochure "Salou 2012" découverte sur le comptoir d'un office de tourisme nous propose un itinéraire de découverte. Notre point de chute doit être un château monastère dont il est presque impossible de retenir le nom d'emblée :  ESCORNALBOU.

    Le guide Michelin n'indique pas l'existence de cet édifice. Quand à la carte que nous possédons, elle n'est pas suffisamment détaillée pour nous guider. Reste l'espèce de croquis tracé à la main de la brochure espagnole qui a tout de même le mérite de comporter une traduction. La meilleure des orientations est celle qui consiste à prendre d'abord la direction de REUS, une ville suffisamment grande pour être indiquée sur la carte que nous possédons.

    A Reus nous prenons une petite route qui n'en finit plus de monter...C'est bon signe. On nous dit que ESCORNALBOU (il faut le lire plusieurs fois pour le retenir) est un mirador exceptionnel. Le problème c'est que la route se rétrécit autant qu'elle monte et que nous finissons dans un chemin même plus carrossable. Il est manifeste  que j'ai indiqué une mauvais direction à Jean-Charles, mon chauffeur. Daniel nous a suivi. Il faut faire demi-tour. Nous descendons de voiture. D'ici la vue est magnifique. Nous nous en sortons d'une pirouette en disant que nous avons voulu montrer combien la région est belle. Mais Dany n'est pas dupe. Une manœuvre rapide le remet dans la direction de la descente.

    C'est à Reus que je me suis trompé. Je n'ai pas vu l'embranchement en direction de Riudoms. Nous revoilà très vite sur la bonne route. Une route qui "roule" très bien. C'est l'occasion de mettre l'accent sur les progrès qu'a fait l'Espagne en matière de circulation. L'Europe est passée par là. Nous traversons Riudoms puis Mont brio. Il est presque midi. L'estomac commence à manifester sa présence. Dans le coffre tout a été prévu pour un bon petit pique-nique...tout sauf l'essentiel : le pain. Nous voilà à l'entrée du petit village de RIUDECANYES. Si ne nous trouvons pas de boulangerie dans le village il faudra rebrousser chemin.

    Au coin d'une rue deux jeunes filles nous indiquent le lieu où nous pouvons trouver l'ingrédient indispensable à la fabrication du sandwich dont je rêve. Un magasin qui n'a rien des belles boulangeries que l'on peut découvrir dans les grandes villes devant lequel nous étions passés en rentrant au village.

    Le pain dans le coffre nous pouvons attaquer la côte qui monte à ESCORNALBOU...(répétez après moi "Pour aller à ESCORNALBOU, il faut passer à RIUDECANYES").

    Les derniers virages de la montée nous laissent entrevoir un "mamelon" sur lequel sont perchés des bâtiments qui ressemblent à un château fort : C'est ESCORNALBOU.

     

     

      

    Visite du Château monastère de SANT MIQUEL D’ESCORNALBOU

     

    A quelques kilomètres de SALOU, à 650 mètres d’altitude l’édifice se signale par sa tour carrée qui nous révèle son caractère fortifié. Un repérage rapide nous permet de découvrir les bâtiments et les promenades  alentours mais il est trop tard pour entreprendre leur découverte. Nous décidons de pique-niquer. Ce que nous croyons être une aire aménagée sont les vestiges d’un lieu de restauration pour touristes. En ruine, l’établissement présente des  tables et chaises plantées dans le sol  même pas utilisables pour  casser la croûte. Nous mangerons donc notre sandwich au pâté espagnol debout derrière la belle Volkswagen de Jean-Charles.

     

    Après ce réconfort, nous rejoignons  l’entrée du château  pour entamer la visite. On nous indique qu’il est trop tôt pour cela. C’est pour nous l’occasion de faire la promenade qui ceinture le mamelon derrière le château. 

     

    Après cela nous on nous autorise à entrer dans ce qui était au départ une abbaye fondée en 1198 et consacrée en juillet 1240 par l’Archevêque de Tarragone. Jusqu’en 1835 l’édifice restera aux mains des religieux. A cette date, les biens de l’église étant achetés par l’état, les bâtiments deviennent propriété privée et sont remodelés d’abord par Eduard Toda qui les restaure selon son inspiration. C’est ensuite la famille Llopis de Reus qui en fait une résidence secondaire.

     

    La Generalitat de Catalogne l’achète en 1983 et la restaure dans l’esprit qu’avait voulu lui donner Eduard Toda qui était diplomate, bibliophile et grand praticien catalan (1855-1941).

     

    Pour que la visite soit complète  il fallait monter jusqu’ à l’ermitage Santa Barbara construit au début du XIX ème siècle et dédiée à la sainte patronne des éclairs et des tempêtes qui doit protéger tous ceux qui vivent plus bas. Nous avons fait l’ascension pour découvrir sur 360°, les paysages  de l’ancienne baronnie de Tarragone.

     

    Protégés par la patronne des éclairs, Il ne nous restait plus qu’à redescendre aux voitures pour rejoindre la mer et Cambrils pour  siroter au soleil une bière bien fraîche (ou un café au lait) et clore  tranquillement noter  journée.