• Mémé Lucie

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        Lucie, grand-mère de Yolaine        

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     Lucie, grand-mère de Yolaine

    Lucie  est née en Ariège le 28 novembre 1892 dans le hameau de « La Ruse » situé à quelques kilomètres de Massat , non loin du village de « Le Port ».

     La vue de la vallée depuis le hameau de "La Ruse"

      

    Pour retrouver les traces de Lucie, il faut quitter Massat, en direction de  « Le Port » et de l’étang de Lers.

     Le Port était autrefois un quartier de Massat. Il est devenu commune en 1852.

    Après le village, une fois le pont franchi,  un sentier muletier permettait autrefois de monter à pied ou à dos de mulet, au hameau de “La Ruse”.

     Le chemin qui mène à "La Ruse", après le pont de "Le Port".

     

     

    Pendant longtemps l’accès au village s’est fait par des chemins à peine carrossables. Les terres manquaient et personne ne voulait en céder pour créer une route. Aujourd’hui, il faut encore rouler quelques minutes après le village, avant de prendre un embranchement sur la gauche. Une route qui serpente et grimpe nous mène à un véritable cul de sac.

     La route actuelle qui permet de monter au hameau en voitures.

     

     Pourquoi a-t-on appelé ce hameau « La Ruse » ? On ne le sait pas...

    Il y a d’abord eu “La Ruse d’en bas”. Quand la terre manqua, pour agrandir le village, on créa “La Ruse d’en haut”.

      Une des rues du village.

    Comme dans beaucoup de villages de haute Ariège les gens vivaient d’un lopin de terre, de quelques vaches et des produits de la ferme.

    Le village a eu, à un moment donné, suffisamment d’habitants pour qu’on y crée une agence postale et une école.  A elle seule, les parents de Lucie y ont placé 4 filles : Marie, Lucie, Aurélie et Léonie.

     Yvette a mené Guy à “La Ruse” pour lui faire découvrir le village.  Ils y ont rencontré une véritable “Rusée”...au fait  comment appelle-t-on  les habitants de La Ruse ?

    Cette vieille dame, prénommée Clémence, a bien connu mémé  Lucie pour  avoir vécu  au village en même temps qu’elle, lorsqu’elle était gamine. Elle a fait découvrir à Guy, la maison dans laquelle Lucie a vécu son enfance.

     La maison dans laquelle a vécu Lucie est aujourd'hui délabrée.

      La toiture de la maison n’existe  plus. Les  greniers des  maisons de Lucie et Clémence communiquaient quand elles étaient petites : c’était par là qu'elles passaient pour se retrouver. Le grenier, c'était leur lieu de rendez-vous. 

    Aujourd’hui le village n’est fréquenté que durant les plus beaux jours de l’année par des estivants qui ont transformé certaines maisons en résidences secondaires.

    Les maisons restaurées du hameau.

    Certaines terrasses offrent une vue magnifique sur la vallée qui mène à l’étang de Lers.

      On ne peut s’empêcher, cependant de se poser la question de savoir comment des gens ont pu monter vivre si haut.

    Le lavoir, où tout le monde lavait son linge ou allait chercher l'eau.

     

      Qu’est-ce qui a pu pousser l’homme à gravir ces pentes jusqu’à la limite des terres accessibles? Sans doute le manque de place au fond de la vallée, la fuite et la recherche d’une vie meilleure.

    Les gens ont vécu paisiblement. Ils ont fait des enfants. Ils  ont vieilli et un jour on les a descendus au village de "Le Port"  pour les installer dans leur dernière demeure.

    Les enfants ont pris la relève pendant un temps, jusqu’au jour où la vie n’étant plus possible ils sont redescendus définitivement, laissant la nature reprendre ses droits.

    Et, ainsi, les flancs des massifs sont redevenus bois et  forêts.

     

     

     

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