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On a longtemps dit que l’Ariège produisait des hommes (pour les armées napoléoniennes) et du fer parce que les mines de fer exploitées étaient nombreuses. On mentionne très peu ..presque pas du tout…de mines d’or. Une seule mine aurait été décelée par les archéologues sur les hauteurs d’Ax-les-Thermes datant de l’époque gallo-romaine. Ce sont des galeries ou des cavités présentant des traces ou des petits filons de quartz aurifère.
Sur les comtés de Foix, la récolte d’un or d’excellente qualité était une activité rependue dans les rivières.
La recherche du métal précieux était complémentaire comme a pu l’être l’activité de colporteur. Les appellations de certains lieux du département laissent deviner leurs caractéristiques aurifères : Arize, Laurenty, Oriège, Orlu, Plantaurel… A Pamiers, au XVème siècle l’exploitation a été un privilège qui permettait aux habitants de rechercher le métal précieux où bon leur semblait. Ce privilège a été supprimé lors du rattachement du Conté de Foix à la France. Il fallait alors passer par l’Hôtel des monnaies de Toulouse pour écouler le fruit des recherches. La Révolution mit fin à l’orpaillage libre. Seuls les propriétaires des terrains pouvaient exploiter leurs trouvailles et utiliser une main-d’œuvre pour ce faire. Jusqu’au XIXème siècle, quelques orpailleurs ont maintenu leur activité sur les rives du Salat et de l’Ariège.
Anecdote
De passage dans les Pyrénées en 1891-1892, l’écrivain Emile Zola raconta dans un de ses écrits, la lutte des habitants de la vallée de Bethmale contre une installation aurifère qui tarit tous les ruisseaux de la vallée. En février 1897 le compositeur Alfred Bruneau crée un opéra qu’il intitulera « Messidor, l’or de l’Ariège ». C’est Zola, ami de Bruneau qui se chargera de créer le livret. S’inspirant de ce qu’il avait écrit plus tôt, il raconte l’histoire d’un paysan avare de l’Ariège qui s’approprie d’une source aurifère qui assurait auparavant le revenu agricole de toute une communauté.
Drame lyrique en un prologue et quatre actes avec une brillante distribution : Mmes Deschamps-Jehin (Véronique) et Berthet (Hélène), MM. Alvarez (Guillaume), Delmas (Mathias), Renaud (le berger), Noté (Gaspard) et Gallois (un prêtre), sous la direction de Paul Taffanel.
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La presse en parle... |
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Orpaillage amateur : dans l'Ariège, à la rencontre des chercheurs d'or Dans l'Ariège, les passionnés qui traquent le précieux métal au fond des rivières se muent en gardiens de la nature.
Pour gagner la rivière, pas besoin de jouer les Indiana Jones. En retrait d'une petite route aux abords de Mercenac (Ariège), derrière un rideau de végétation, le Salat s'étire en un coude généreux. Courbé en deux sous le cagnard, pieds dans l'eau, David Rouquier dégouline. Trois heures que ce pâtissier toulousain de 37 ans répète les mêmes gestes. Creuser un trou dans la berge pour remplir un seau de galets et de sédiments. Les déposer sur une petite rampe inclinée dans l'eau pour laisser les graviers les plus lourds filer vers le bas. Des rainures retiennent les plus fins en haut. Parmi eux, peut-être quelques grains d'or… "Tiens, elle est jolie celle-là!", s'exclame le barbu, en pointant une paillette de 2 millimètres. Il faut enfin trier le reste de sable et de graviers dans une batée, une bassine à fond plat, immergée puis secouée en un vif mouvement de rotation… "L'or tombe au fond. Sa densité est plus forte que celle du plomb, explique l'orpailleur amateur. Le journal du dimanche
En Ariège, les eaux du Salat sont le dernier refuge des chercheurs d’or
Les eaux du Salat, qui prend sa source dans les Pyrénées, abritent le dernier refuge ariégeois de silhouettes courbées, rougies par l’effort et le soleil, écumant le lit de la rivière à la recherche de pépites, grains, paillettes ou farine d’or. « Après des reportages à la télévision, l’orpaillage a connu un attrait du grand public. Beaucoup de gens sont venus et ont fait n’importe quoi. C’était un champ de mines », regrette Lionel Sanmarti, coprésident de l’association Goldline orpaillage. La préfecture de l’Ariège a réagi en fermant à la mi-juillet tous les cours d’eau à l’orpaillage de loisir, à l’exception d’une portion du Salat, tout en lançant une étude d’impact sur l’environnement et le nombre d’adeptes. L’Ariège est ainsi le premier département à mener cette démarche. Le Bien public
En Ariège, le dernier refuge des chercheurs d'or "C'était un champ de mines": face à une ruée des chercheurs d'or amateurs en Ariège, les autorités se sont lancées dans l'encadrement de cette pratique ancestrale, mais sans décourager les passionnés dans leur quête de pépites. Les eaux du Salat, qui prend sa source dans les Pyrénées, abritent le dernier refuge ariégeois de silhouettes courbées, rougies par l'effort et le soleil, écumant le lit de la rivière à la recherche de pépites, grains, paillettes ou farine d'or. "Après plusieurs reportages à la télévision, l'orpaillage a connu un attrait du grand public. Beaucoup de gens sont venus et ont fait n'importe quoi. C'était un champ de mines", explique Lionel Sanmarti, coprésident de l'association Goldline orpaillage. "Il y a eu des dégradations de berges, des cratères un peu partout et des disputes entre orpailleurs et locaux", raconte Jimmy Benard, président de l'association Orpaillage aventure. La préfecture de l'Ariège a réagi en fermant à la mi-juillet tous les cours d'eau à l'orpaillage de loisir, à l'exception d'une portion du Salat, tout en lançant une étude d'impact sur l'environnement et le nombre d'adeptes. Soumis à une demande d'autorisation, les amateurs doivent s'engager à ne pas utiliser produits chimiques et outils mécaniques et à ne pas endommager l'environnement. L'Ariège est le premier département à mener cette démarche, imitée depuis peu par la Haute-Garonne, qui vient de revenir sur une interdiction généralisée imposée depuis 2016. Le Point
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