La guerre de 1914-1918 terminée, les cloches du souvenir, celles dédiées aux soldats disparus, font leur apparition.

Ces objets, rares en France, sont probablement moins d’une dizaine dans Midi-Pyrénées.

En Ariège, trois cloches sont recensées, deux à Massat,

la « cloche de la Victoire » et la « cloche des morts de la Guerre » bénies en décembre 1919, la troisième en 1923, à Montgauch, la « cloche des morts de la Guerre ».

 

A Massat les cloches sont dédiées,

la première à la victoire, (je chante la victoire et la paix)

et la seconde « à la pieuse mémoire des 140 soldats de la paroisse de Massat morts pour la France 1914-1918

 

Elles portent le nom du prêtre de la paroisse, l’abbé Bonnans .

 

 

Elles portent également les noms des parrain et marraine.

L’usage veut en effet qu’elles soient baptisées et qu’elles prennent (en principe) le prénom de leur marraine :

Martine pour la cloche de la victoire de Massat,

Anne-Lucienne pour celle des morts,

Bien entendu, les parrain et marraine de chaque cloche sont des personnages importants, du moins localement.

Ceux de la cloche de la victoire, à Massat, sont le général A. Dhers qui est également le cousin de l’abbé Bonnans et mademoiselle Jeanne Pujol, fille du directeur de l’école publique. Cette marraine témoigne probablement de la communauté de pensée laïque et religieuse dans ces temps d’après guerre.

La deuxième cloche de Massat a pour parrain le lieutenant-colonel Soula et Anna Amiel fille de l’adjoint au maire de Massat.

Le lieutenant-colonel étant absent le jour de l’inauguration – les transports en cette fin de 1919 étaient peu fiables – il a été remplacé par le lieutenant en permission, A. Galy-Gasparrou, second fils du maire.

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