Dans le silence d’un hiver endormi,
Un ruisseau serpente, murmure infini,
Vers la vallée, il s’en va, léger,
Son chant cristallin, un doux secret à partager.
Le froid s’installe, drapant le paysage,
Transformant l’eau en un étrange ouvrage,
Glaçons scintillants, stalactites en larmes,
Grappes de raisins, un monde qui désarme.
Les colonnes de glace, fières et brillantes,
Se dressent comme des sculptures éclatantes,
Chaque forme, une œuvre, un rêve éveillé,
Dans ce royaume où le temps semble figé.
L’eau ne cesse de couler, insaisissable,
Comme le fil du temps, inaltérable,
Nous la regardons, fascinés, impuissants,
Spectateurs d’un ballet, d’un instant troublant.
Elle invente des figures, des danses légères,
Des reflets d’argent, des ombres éphémères,
Sous la surface, la glace scintille,
Un monde irréel, une beauté fragile.
Nos yeux s’émerveillent, captifs de ce sort,
Éblouis par la magie, par ce doux décor,
La métamorphose de l’eau en cristal,
Nous rappelle que la vie est un cycle, un bal.
Ainsi, dans le froid, le ruisseau s’évanouit,
Chantant son ode à l’hiver qui s’épanouit,
Et nous, là, immobiles, perdus dans l’instant,
Nous laissons nos cœurs s’envoler lentement.
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