Sur une zone littorale sauvage et isolée des pêcheurs à la traîne avaient construit en 1921 cinq paillotes à la structure de châtaignier recouvertes de sanils, ce petit roseau des étangs

 

 

Édifier sans permis sur le domaine maritime ou sur celui de l’État l’administration tolérait la présence de ces paillotes.

 

 

À partir de 1936 et la loi sur les congés payés des familles modestes ont fait de ce lieu celui de leurs vacances à la mer.

 

 

Le « village » a été détruit par les allemands pendant la 2nde Guerre mondiale. Il sera reconstruit après-guerre et grossira au milieu des années 60.

 

 

Des forages individuels fournissent l’eau et permettent l’arrosage des potagers figuiers et citronniers

 

 

 

Dans mes années 70 la population compte entre 3000 et 5000 habitants.

 

Hélas, l’îlot enchanté est un caillou dans la chaussure des aménageurs qui voient d’un mauvais œil cet ensemble de constructions hétéroclites.

 

 

La Mission Racine d’aménagement du territoire parsème le littoral de stations balnéaires destinées aux touristes nord européens.

Après un incendie qui détruit 26 baraques le 19 août 1972, un arrêté préfectoral déclare le périmètre insalubre et impropre à l’habitation et décide la démolition des constructions

 

 

La procédure d’expulsion des habitants est lancée au cours de l’été 1976

 

 

Le 14 octobre 1976 le domaine maritime est rasé. Seules 4 paillotes demeurent en place.

 

 

Témoignages d’anciens :

« C’était la liberté des pauvres, un endroit dont personne ne voulait et que les habitants avaient rendu accueillant.

Les enfants vivaient trois mois avec leurs grands-parents C’était une vie de famille populaire saine et écolo avant la lettre.

Leur mode de vie était lié avec les éléments de la nature, le sable, le vent.  La vraie nuit, sans électricité venait très vite et c’était bon pour la santé.

On apprenait très vite à nager à repousser ses limites dans une mer en pente douce

C’était une vie fantastique riche libre et rassurante pour les parents

C’est un crime écologique et culturel d’avoir fait disparaître les villages de cabanes. »

 

Les cabanes que l'on voit de nos jours, derrière le port, sont récentes bien sûr, les cabanes qui existaient au XIXe siècle n'ont pas résisté au temps, ni à la création du Barcarès. Par contre elles ont été faites selon la même technique que celles utilisées par nos arrière-grands-parents.

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