Revenons au "cagadou"

 

 

 

Je voudrais revenir au cagadou après notre visite à Aigues-Mortes.

Cette visite a été d'autant plus intéressante qu’elle a mis en évidence une catégorie particulière de cagadou.

Le mot « cagadou » n'est  pas cité dans les synonymes des mots désignant les toilettes.

On peut trouver « lieu d’aisance », « cabinet », « water », « water-closet » .

"Cagadou" est un mot provençal.Pas étonnant donc que le mot ne figure pas dans les dictionnaires français. Mais pourquoi alors trouve-t-on le verbe « caguer » qui fait partie de la même famille ?

«  Caguer » se dit « déféquer », chez les gens bien. Mais on a du mal à imaginer quelqu’un disant « Tu me fais déféquer » pour signifier qu’il le fait « caguer ».

On entend souvent dire « Tu me fais « chier » par les gens en colère. On n’imagine pas la personne dire « Il me fait déféquer ».

«Il me fait caguer » passe beaucoup mieux tout en étant moins vulgaire.

Quand on cherche la définition de ce coin de soulagement un peu particulier voici ce que l’on trouve :

Lieux retirés destinés à la satisfaction des besoins naturels. On dit aussi lieux privés, lieux d'aisances, cabinets d'aisances, water-closets;

Mais c'est le mot "latrines"  qui convient le mieux dans le langage administratif.

Et oui nous avions oublié de parler des "latrines".

A  Aigues-mortes nous avons découvert les latrines les plus solides qui puissent exister. Elles ne sont pas aussi isolées que veut bien le préciser la définition, puisque donnant directement sur le chemin de ronde de la cité. Il est vrai qu’autrefois, seules les gardes circulaient à cet endroit.

Définition la plus complète du lieu :  

Les latrines (nom féminin pluriel) sont un endroit aménagé de telle sorte qu'un être humain puisse s'y soulager de ses déjections corporelles, notamment par la défécation Par rapport à une toilette, les latrines possèdent une technologie moindre.

Il est vrai qu’il n’y a pas plus simple que des latrines médiévales. Elle sont parfois raccordées par des conduits à une fosse.

 Revenons au "cagadou"                Revenons au "cagadou"

Revenons au "cagadou"

Pour que vous sachiez tout, disons encore que le mot « latrines » est un terme emprunté au latin "latrina", qui désigne des lieux d’aisances sommaires notamment militaires.

Il faut que vous sachiez également que les Romains attachaient une grande importance à l’hygiène. Bien que ne connaissant pas l'existence des bactéries, ils savaient qu'ils devaient faire bouillir leurs instruments de chirurgie, qu'il ne fallait pas mélanger eaux usées et eaux propres… Les médecins militaires connaissaient le rapport entre l'hygiène et les maladies, les généraux savaient que la prévention d'épidémie, influait sur la capacité de l'armée.

« A Rome,  les murs des latrines étaient souvent en marbre et ornés de mosaïque ou de peintures. La classe moyenne y allait de façon décontractée et y parlait des nouvelles du jour ou de leurs affaires. Les bains et les latrines étaient pour cette raison associés.

 Autour de la Méditerranée, de nombreuses villes avaient des grandes latrines richement ornées, dans lesquelles jusqu'à 80 personnes pouvaient trouver place.

À Rome, on les lavait de façon permanente avec le trop-plein des sources thermales, des aqueducs et des puits. Les égouts passaient sous les sièges de toilettes en marbre ou en bois et évacuaient les matières fécales dans de grands canaux collecteurs qui se jetaient dans le Tibre. Au milieu de la pièce, une autre rigole récoltait les éclaboussures ou l'urine. » (Wikipédia)

 N’oublions pas d’évoquer également les feuillées.

 Les feuillées sont constituées en général d'un trou creusé dans le sol, surmonté d'une construction rustique et provisoire en bois supportant un siège de toilettes. Elles sont habituellement cachées par une toile ou une bâche qui permet également de se protéger des intempéries.

Les feuillées sont généralement isolées du reste du camp par respect de l'intimité et par hygiène.

 

 

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