Des « petites Venise » il en existe de nombreuses en France. Nous vous proposons d’aller faire un tour dans celle du Languedoc où s'est forgée l'histoire économique et visuelle de Castres...
L’Agout traverse la ville. Ce n’est pas seulement un cours d’eau : c’est le miroir de la ville.
Nous avons extrait trois photos de notre album..
L’historique des activités industrielles de la ville repose entièrement sur ces maisons colorées aux teintes pastel suspendues au-dessus de l'eau.
Datant pour les premières du XIIe et XIIIe siècles, ces demeures à encorbellement appartenaient autrefois aux artisans de la peau : tanneurs, chamoiseurs, parcheminiers et tisserands.
Les caves étaient de véritables usines. Elles ouvraient sur la rivière et possédaient des lavoirs. Après avoir nettoyé et rincé les peaux dans l'Agout, on les déposait dans les cuves emplies de chaux.
Au rez-de-chaussée étaient situés les appartements des ouvriers puis ceux des maîtres.
Les étages supérieurs et les greniers (séchoirs), dotés de petites galeries de bois ouvertes, servaient à faire sécher le cuir.
Ces pièces sont pourvues de petites ouvertures que l'on devait pouvoir fermer avec des volets de bois pour, en été, défendre les cuirs des ardeurs du soleil et en hiver de la force de la gelée.
Sous les toits, le deuxième séchoir portait le nom de soleiller, largement ouvert pour laisser pénétrer la lumière et l'air.
Aujourd’hui ces activités industrielles ne sont que souvenirs. Ces maisons sont occupées par des propriétaires privilégiés où des établissements touristiques. Leurs merveilleuses façades ont été plusieurs fois restaurées de manière à sauvegarder leur charme délicat et médiéval.
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