
Les ânes de Bernadette Photo Bernadette
On m’a souvent utilisé dans les comptes ou les fables pour me donner un rôle de faible ou de ridicule. Je me veux humble et gentil mais cela n’est pas bien perçu dans la société des hommes. Jamais dans leur esprit j’aurai la reconnaissance consentie au zèbre ou au cheval. Jamais on ne parlera à mon propos de « plus grande conquête de l’homme ».
Sentant que je ne pouvais espérer la gloire, les honneurs, dans cette société mécanisée et robotisée des hommes, j'ai eu tendance à m’éloigner sur la pointe des sabots vers le mausolée des espèces éteintes.
Heureusement, certains ont pensé que tout âne que je paraissais, je n’étais pas aussi bête que l'on pouvait prétendre. On m'a donné la chance de poursuivre une vie moins rude. Je suis reconnaissant aux éleveurs et aux associations qui m’ont fait remonter dans l’estime de l’homme.
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Moi, voyez-vous, ma domestication a été un évènement aussi important que l’invention de la roue. Il y a plus de 5000 ans que je rends service à l’humanité. Mes ancêtres ont vu le jour en Afrique. Parmi les nombreuses hardes sauvages certains des miens, domestiqués ont fait partie des caravanes et expéditions guerrières. C’est en l’an 2000 avant Jésus-Christ que j’ai traversé la Méditerranée pour débarquer en Europe. Très vite, l’homme « antique » a fait de moi un auxiliaire qui m’a fait exercer une kyrielle de métiers les plus ingrats. J’ai tourné la roue du puisatier, porter toutes sortes de marchandises comme par exemple les munitions pendant les guerres. J’ai même été utilisé comme porteur d’eau durant les incendies parce qu' à la différence du cheval, les flammes ne m’effrayent pas beaucoup. On m’a "trimballé" sur les caravelles pour me faire découvrir l’Amérique du sud où j’ai dû m’habituer aux chemins escarpés des Andes. Aujourd’hui encore dans les villes et les campagnes des pays les plus pauvres je suis le moyen de transport le plus apprécié. Ce labeur chacun d'entre nous l'accomplit durant une quarantaine d'année, puisque c'est le temps que dure ma vie. Tout cela n’empêche pas que l’on m'a toujours traité de borné et stupide. J’ai de tous temps avancé à coup de bâtons parce qu’on me trouve lent. Malgré cela j’ai pourtant toujours été le compagnon de l’homme dans les guerres, les migrations, les conquêtes et les défaites, tirant les lourds chariots sans ménager ma peine. J’ai toujours entendu injures et insultes à cause de ce que l’on appelait de l’entêtement et qui était en fait de la prudence. J’aime bien tâter, flairer, inspecter plutôt que d'aller tête baissée sur les ordres de mon maître. Je ne veux pas me lancer à l’aveuglette comme fait ce dadais de cheval. Je réfléchis avant de faire les choses. Et pourtant je suis le symbole de l’idiotie.
Quand l'homme est plus "bête" que l'âne....
Aujourd’hui je mène une vie plus paisible... je rase consciencieusement l’herbe sèche des prés, ...de Bernadette.
Aujourd’hui je mène une vie plus paisible. Parqué dans des prés ou des enclos, je rase consciencieusement l’herbe sèche, grattant de temps à autre le sol pour extirper une racine. Mes maîtres me rendent régulièrement visite pour me parler ou me cajoler. Je ne comprends pas tout ce qu’ils me disent mais la main qui se promène sur mon cou me fait beaucoup de bien. Je sens qu’ils ont compris que J’ai horreur de la solitude. C’est vrai que la compagnie d’autres animaux dans mon entourage me réconforte même si je garde un air farouche. Je suis timide et j’adore cette tranquillité que me consentent ceux qui ont fait de moi un animal de compagnie. J’espère qu’un jour les hommes découvriront ma véritable personnalité et qu'ils comprendrons que je ne serai jamais un animal de cirque. On ne me fera jamais faire ce que je n’ai pas envie de faire. DANS LE DICTIONNARE (cliquez pour lire)
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LIVRE DE LECTURE édité en 1945 |
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LES ÂNES DURANT LA GRANDE GUERRE |
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L'ÂNE par les timbres. Le cheptel asin de l'Hexagone serait passé du simple au double en à peine plus de vingt ans c'est dire si les ânes ont la cote ! Sept races seulement sur les nombreuses qui existent sont actuellement officiellement reconnues par les haras nationaux français.
L'ANE GRAND NOIR DU BERRY Taille: de 1,30 à 1,45 m. Prix : de 1 500 à 3 000 euros. Cette race est reconnue par les haras nationaux depuis 1994.
Autrefois, l'âne était utilisé pour les travaux agricoles, le ramassage du varech sur les côtes, la récolte du sel ou le transport d'un village à l'autre, l'âne faisait partie de la vie quotidienne des gens de l'Île de Ré (voir un peu plus bas "l'âne culotté")
Longtemps utilisé comme animal de bât dans les exploitations agricoles, notamment dans le transport des bidons de lait, il sert de nos jours aux activités de loisirs et de tourisme |
LE BONNET D'ÂNE
Le Baudet du Poitou est connu dans le monde entier. Il est considéré comme la race d'ânes la plus ancienne, la plus grande et la plus originale. Ses origines pourraient remonter à l'époque gauloise. Pendant des siècles, le baudet du Poitou a été élevé uniquement pour ses qualités de reproducteur. Le principal objectif poursuivi par les éleveurs poitevins était de faire naître des mules. Le baudet du Poitou est donc un des rares ânes à n'avoir été que très peu utilisé pour le travail. |
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LE MOT "BOURRICOT" |
L'ÂNE EN CULOTTE
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L'ÂNE DE MIJAS...ATTRACTION TOURISTIQUE
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LES PRODUITS EXPLOITES Savons, cures de lait d’ânesse, laits corporel, crèmes de soins, laits de bain, masques de beauté, pastilles, |
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On a découvert que le lait d'ânesse est plus riche que celui de la vache ? L’épouse de l’empereur Néron entretenait un troupeau de cinq cents ânesses dont elle utilisait le lait pour prendre son bain quotidien.
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LE MULET : mariage d’un âne et d’une jument. Le mulet remplace l’âne quand la charge est trop lourde et la pente trop raide.
LE CRI DE L'ÂNE.
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L'ÂNE AU SERVICE DU HALAGE
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L'ÂNE, IDENTITE CATALANE A l’instar du coq pour les Français, le kangourou pour les Australiens et le taureau pour les Espagnols, les Catalans ont choisi l’âne dénommé « ruc català » ou « ase català » pour représenter l’emblème non officiel
Moins imposant que le taureau espagnol, l’âne catalan est plus pacifique. Il est doué d’une ardente volonté propre à l’identité catalane. L’animal symbolise l’indépendance, la force et la détermination de la région. Si d’autres le trouvent assez humoristique face au symbole de l’Espagne, les catalanistes en ont fait l’identité de leur origine |
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«L’ASINO-THERAPIE» ou quand l’âne sert de lien pour soigner les enfants A Caunes-Minervois une psychopédagogue et une ânière travaillent ensemble auprès de personnes autistes. « Si vous laissez une personne touchée par l’autisme au contact d’un âne, celui-ci va aussitôt s’en approcher pour le sentir, le renifler. Les ânes sont curieux par nature. Les autistes eux, les touchent d’instinct. Le résultat est extraordinaire ». Jessica Cuypers , Pilote du centre
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L'ÂNE ET LA RELIGION Au Moyen Âge, dans plusieurs régions du sud de l’Allemagne et de l’Est de la France, un âne en bois surmonté d’une figure de Jésus défilait lors de la procession des Rameaux pour rappeler l’épisode de l’entrée dans Jérusalem. Cette tradition du « Palmesel » (« l’âne des rameaux ») a par la suite été interdite par l’Église catholique, qui y voyait un défilé de carnaval malvenu lors des célébrations des Rameaux
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L’âne et le bœuf de la crèche de la Nativité sont eux aussi des éléments de croyances populaires ajoutés à l’étable au début du Moyen Âge. Bien que leurs présences ne soient pas mentionnées dans la Bible, les deux animaux conservent dans cette représentation la même symbolique.
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« Un âne peut comprendre près de 400 mots. Ce sont des animaux très prudents qui mesurent le danger ou qui parfois associent une situation inconnue à un danger potentiel. Il faut donc leur expliquer, les convaincre, leur démontrer qu’ils ne risquent rien, qu’ensemble on va y arriver sans jamais élever la voix, comme ça, tout en douceur. »
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L'ÂNE ARTISTE Le journaliste et écrivain Roland Dorgeles, en 1910, met au point une "fumisterie" qui fera date. En présence d'un huissier, il décide de peindre une toile "impressionniste". Après avoir passé un fond à peu près uni, Dorgelès attache un gros pinceau enduit de peinture à la queue de Lolo, l'âne du Père Frédé. La toile étant posée sur une chaise ! Pour stimuler son âne, le père Frédé lui donne des carottes et lui propose même un peu de tabac ! Pour donner " Un magnifique coucher de soleil sur l'Adriatique" ! La signature, Joachim Raphaël Boronali, sera naturellement rajoutée Le tableau, exposé au salon des Indépendants de Paris, eut un succès énorme !
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L'ÂNE, COMPAGNON DU COLPORTEUR Musée du Pays rabastinois [Rabastens, 81] Artiste : Paul Prouho 1880
Chiffonniers |
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La suite des histoires de l'âne "Fanfan" (1945). |
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