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Les origines Un couteau issu de la nuit des temps, Les forgerons de Laguiole l'appelaient le "CAPUCHADOU"... "Quand venait la saison mauvaise, les travailleurs de chez nous partaient louer leurs bras en Catalogne. |
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Une production locale résiste tout de même. Tous les hommes de l'Aubrac ont le « capuchadou » dans leurs poches. Le « capuchadou » sert aux tâches domestiques mais c’est aussi une véritable arme. C’est un couteau à lame fixe dont le manche est très court : on le tient ordinairement dans la manche ou dans une poche longue de la culotte. Le modèle pliant ne tarde pas à le supplanter. En 1829 un nouveau modèle est créé. Il s’inspire de la « jambette » de St Etienne et de la « narvaja » catalane. Le laguiole est né. En 1840 il reçoit un poinçon qui permet de vérifier son identité. Plus tard, en 1920 l’abeille sera un nouveau signe distinctif qui servira de cran d’arrêt. Le couteau s’impose comme l’outil de travail des bouviers de l’Aubrac. C’est même une arme qui rassure sur les chemins déserts de la région. Avec l’émigration des Aveyronnais à Paris, le laguiole s’enrichit d’un tire-bouchon que tous les serveurs immigrés utilisèrent dans les bistrots de la capitale. |

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