ET SI NOUS PARLIONS DU TEMPS !

 

Une conversation peut être imprévisible et passer « du coq à l’âne ». On dit tout et n’importe quoi. Il est cependant admis que des sujets puissent être privilégiés en fonction du contexte.

En 2012 par exemple le sujet le plus abordé ( sondage IFOP) a été le temps par suite du froid qu’il a fait en février de cette année.

Il est vrai que le sujet de conversation le plus banal est le temps. Il est accessible à tous et permet de meubler ou d’introduire une conversation.

Il a été calculé qu’au cours d’une journée, le débit des échanges verbaux d’un étudiant était d’environ 200 mots par minute.

Il y a les mots que l’on prononce par nécessité (« je voudrais une baguette de pain, SVP ») et ceux que l’on ajoute par politesse ou courtoisie pour se « rapprocher » de celui ou celle à qui on s’adresse (« comment allez-vous? Il fait beau aujourd’hui ! »).

Beaucoup de mots prononcés dans une journée ont pour but de rentrer en contact avec ceux qui nous entourent et par là de rentrer sur l’échiquier social pour se prouver qu’on existe.

Face à un individu, l’être humain peut fuir ou être indifférent ou entrer en conversation. Le contact peut se résumer à un bonjour lors du croisement d’un promeneur, ou à quelques mots qu’il est difficile de trouver dans un ascenseur parce que le temps est court ou à un échange plus long quand on connaît déjà la personne que l’on rencontre.

Souvent tout commence alors par un « ça va ? » qui trouve comme réponse « oui et toi ? ». Ce n’est qu’au cours de l’échange qu’on s’aperçoit que tout ne va pas aussi bien qu’on l’affirmait au début.

La conversation se débride et les sujets se bousculent. Ce qu’il faut éviter alors, c’est le silence qui devient vite gênant ; le « blanc » qu’il faut effacer en le meublant d’un « et voilà… » ou « ceci mis à part ? » ou « et chez toi comment ça va ? ».

Vient enfin la fin de la conversation que l’on sent par des propos du genre « enfin, bon… » suivi d’un silence ou « on verra bien » suivi d’un autre silence. Tout se termine souvent par « bonne fin de journée » ou « bon retour » ou « le bonjour chez toi » ou « à la prochaine ».

A comparer la « structure » des conversations de différents pays on pourrait se rendre compte, sans doute, que chacun a ses règles.

Près de DINAN, une cité est à l'origine de la naissance de la ville. Il s'agit de LEHON. Un monastère a donné naissance à la petite ville qui l'entoure. A la fin de notre visite, alors que nous allions reprendre la voiture pour continuer notre périple, nous avons croisé une dame qui rentrait sa poubelle. Une conversation s'est engagée. Pendant la conversation, discrètement, le camescope a continué à tourner.

Regardez le film réalisé par "Le Cami"

 

 

 

LA PLUIE ET LE BEAU TEMPS

Une rencontre inopinée pour parler de la pluie et du beau temps.... Quand on veut faire "bisquer" un breton on lui parle du temps et on lui pose la devinette : - Combien y-at-il de saisons en Bretagne ? La réponse est - Deux.

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