Dans nos villes ou nos campagnes nombreux sont les monuments ornés d'un coq à l'allure conquérante.
Le coq au sommet du monument aux morts de Massat.
En fait c’est encore une fois un problème de vocabulaire. Vous savez que durant l'Antiquité Romaine la langue la plus utilisée en Gaule était le latin. Or, en latin, le Gaulois était un « Gallus ». Il se trouve que le "gallus" c'était aussi le coq. C’est Jules …Jules César qui a vite franchi le pas du coq à l’homme. Il a comparé la fougue du chef de la cour …basse... défendant ses petits à la vaillance des guerriers Gaulois qu'il a pu observer à l'occasion des nombreux combats qu’il a livré contre eux.. A la Renaissance, les souverains français s'en sont rappelé. Ils ont fait représenter un coq sur la monnaie ou les gravures à leur effigie. Louis XIV alla même jusqu'à faire représenter le coq dans la galerie des glaces de Versailles. |
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La Révolution en fait un usage beaucoup plus large : c’est le symbole de la France ou plus précisément celui de la Vigilance. Pourtant, si la commission des conseillers d’État proposa, en 1804, le coq à Napoléon Ier, celui-ci déclara n’en pas vouloir: « Le coq n’a point de force, il ne peut être l’image d’un empire tel que la France.»
Il se fit donc rare par la suite.
En 1817, on déclarait encore à la Société royale des antiquaires de France: « Le coq, gallus , animal consacré au dieu Mars, le symbole de la vigilance, du courage et de la valeur, fut l’emblème des Gaulois; il est encore celui des Français.» |
L’imagerie s’empara du coq lors de la révolution de 1830. Le lieutenant général, duc d’Orléans, signa le 30 juillet une ordonnance mettant le coq gaulois sur les drapeaux et boutons d’habit de la garde nationale. Le coq remplaçait ainsi en quelque sorte l’aigle impérial: la patte dextre du volatile s’appuyait sur une boule marquée du mot France.
La IIe République fit graver le sceau de l’État qui sert encore, à peine rectifié, pour sceller les constitutions: la Liberté assise y tient un gouvernail marqué d’un coq à la patte posée sur une boule. On retrouvera encore le coq sur la hampe des drapeaux de l’armée, mais le prince-président y mettra l’aigle de son oncle.
Sous la IIIe République le coq fut parfois utilisé sur un écu pour faire pendant aux armes d’un souverain venant en France.
Monnaie de 1914
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La grille du palais présidentiel de l’Élysée s’orna d’un coq du côté des Champs-Élysées (c’est la «grille du coq») |
1914 - Lors de la Première Guerre mondiale, on opposa souvent graphiquement coq gaulois et aigle allemand |
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LA MARIANNE DES MAIRIES
La coiffe de Marianne a été portée par les Phrygiens qui vivaient en Anatolie au premier millénaire avant J-C. D'où son nom. Plus tard dans la Rome antique ce bonnet devient le signe distinctif des esclaves affranchis. En 1790, le couvre-chef reçoit le surnom de "bonnet de la liberté". Rouge, il était souvent frappé de la cocarde tricolore. |
De nos jours, le volatile national laisse souvent la place à une femme coiffée d’un bonnet phrygien, c’est la Marianne des mairies.
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Le coq emblème de la France depuis les Gaulois.
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