 |
|
Le 10 juin un convoi de 3 navires quitte le port de Marseille. A bord du Lydia il n'y a personne. Deux remorqueurs se chargent de la manoeuvre. Le plus gros (le Phocéen) tire le paquebot qui a été débarassé de sa machinerie et de tout ce qui pouvait peser dans ses soutes.
Un remorquer plus petit (le Provençal) suit le convoi. Il entrera en fonction lorsqu'il s'agira d'échouer le paquebot.
|
| |
|
|
 |
|
Le Lydia a été construit en 1930 au Danemark.Il pouvait emporter 160 passagers et 35 membres d'équipage à la vitesse de 14 noeuds.
En 1955 il est acheté par une compagnie grecque. Sa capacité est alors portée à 300 passagers.
En 1966 il est acheté par la socièté d'économie mixte qui se charge de l'aménagement des stations de Port-Leucate et Port-Barcarès.
|
| |
|
|
 |
|
Il sera échoué dans un port artificiel qui ne servira qu'une fois. C'est une société hollandaise spécialiste des dragages et travaux portuaires qui se charge de ce colossal chantier. Le Lydia a 4,28 mètres de tirant d'eau.
Après un voyage sans histoire, le convoi arrive en vue du port.. Des bouées marquent le chenal que doit suivre le convoi.
|
| |
|
|
 |
|
Sur le sable des engins sont prévus pour tirer le paquebot sur son emplacement final. Mètre après mètre il pénètre à l'intèrieur des terres suivi par le remorqueur qui anticipe ses écarts et les contrecarre. La moindre fausse manoeuvre peut être sanctionnée par un échouage prématuré du paquebot ou même un déséquilibrage du bateau. |
| |
|
|
 |
|
Apès huit heures de manoeuvres le Lydia s'immobilise à l'endroit prévu. Les deux remorqueurs peuvent regagner la haute mer avec précaution pour retourner à Marseille.
La mission est accomplie. Une belle mission puisqu'elle consiste à donner une autre vie au Lydia.
|
| |
|
|
 |
|
Des murailles de sable seront élevées autour du petit port. Puis on le remplira d'eau afin de soulever le paquebot et amener ainsi la ligne de flotaison au niveau de la plage, trois mètres plus haut. |