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Revenons juste un instant de l’autre côté de la Méditerranée. Il est des moments où on peut louer le fait d’avoir à notre disposition des outils nés avec le « Net » . Marinette (Marie Net) a pris son envol depuis l’Alsace. Elle a traversé la Méditerranée pour se rendre sur les terres de son grand-père, Carmelo, petit propriétaire terrien en Algérie. Pour atteindre sa ferme, partant de Bône, il fallait traverser le village de Mondovi. On passait alors derrière le stade de Mondovi qui, aujourd’hui est engazonné. On pouvait considérer que la traversée du village était terminée quand on passait sur le pont qui franchissait l’Oued Guerrig. La rivière se jetait un peu plus loin dans la Seybouse, un des plus grands fleuves d’Algérie. Juste après le pont deux tournants, l’un à droite, l’autre à gauche marquaient le début de la route qui menait à Barral. Dans le premier tournant, sur la gauche partait un chemin de terre qui s’enfonçait dans les terres. Il fallait passer le deuxième tournant et entamer une grande ligne droite pour atteindre quelques mètres plus loin la ferme de Carmelo. Que des banalités, me direz-vous ! C’est vrai mais quand ces banalités touchent votre vie d’enfant ou d’adolescent elles deviennent nostalgie. Il a suffit à Marinette de revoir cette photo aérienne de Google Earth pour se rappeler ces moments où elle se rendait dans la ferme de Vincente de l’autre côté de la route (une dame qu’on appelait tata mais qui n’en était pas une). Il a suffit qu’elle redécouvre la sortie de Mondovi pour se remémorer les moments où elle courait jusqu’au « Demi hectare » pour cueillir des figues succulentes. Il a suffit enfin qu’elle revoie l’îlot de végétation au sein duquel habitait sa vieille tante Charlotte pour que lui revienne à l’esprit le temps où elle traversait les terres de son grand père pour rendre visite à sa vieille tante. Et puis sont revenus pèle mêle à son esprit son chien Bacchus, la pêche à la Seybouse, la chasse au raton, le petit prunier près du chemin, le gros puits en bas de la cour, le bananier près de la conduite d’eau…Que des banalités…Mais quel plaisir de les sentir revivre dans son cœur… |
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