A LEUCATE ON A D'ABORD PRATIQUE LA PÊCHE !  

La pêche s'est toujours pratiquée à Leucate et plutôt dans l'étang que dans la mer. 

Les anguilles  sont à l'origine du plat traditionnel Leucatois, la pignato ou bouillabaisse d'anguilles.

Les bétounos, barques à fond plat, non pontées, étaient traditionnellement utilisées pour la pêche dans l'étang. Il s'agissait de barques catalanes à voile latine, que l'on tirait au sec sur la plage au retour de la pêche, ce qui justifiait alors la dénomination usuelle de l'endroit : le Barcarès de Leucate, c'est à dire le refuge des barques. 

On pratiquait aussi une technique de pêche particulière sur les plages leucatoises, la traîne. 

De nuit, une barque allait poser un filet au large, dont les deux extrémités étaient ensuite tirées de la plage par tous les participants qui se partageaient alors le poisson pour le vendre. L'opération se répétait trois fois jusqu'à l'aube. 

 

 

 ON A MÊME FAIT DES VENDANGES EN BATEAUX.

Avant que le site de Port-Leucate ne soit aménagé au milieu des années 60, des vignes y étaient exploitées par les Leucatois. ll fallait franchir le grau pour s'y rendre et un problème s'est posé pour ramener les vendanges après que l'armée allemande eut détruit la seule passerelle du lieu en 1943.

Une seule solution pour transporter les lourdes comportes de bois pleines de raisins : le bateau. Et comme les petites barques que les pêcheurs utilisaient sur l'étang, les bétounos, n'étaient pas motorisées, c'est à la voile que l'on naviguait !

Le départ se faisait à vide du Mourral de Ville, en général par temps de marin pour que la bétouno lourdement chargée au retour, profite du vent portant.

Un petit mât, incliné vers l'avant, permettait de gréer une voile latine.

Le rituel s'est poursuivi jusqu'à l'époque des premiers travaux d'aménagement de Port-Leucate et cette spécialité bien particulière à fait de Leucate le seul endroit de France où l'on vendangeait en bateau à voile.

 

LE SITE DE LA "CARAMOUN" ETAIT L'ANCIEN CENTRE OSTREICOLE.

Lieu dit "LA CARAMOUN" à LEUCATE

 Le bulletin municipal de Leucate nous apprend que la ville possède désormais sa barque catalane qu'elle pourra aligner aux compétitions face aux autres clubs du littoral. Longue de 7,5 m elle fait 2 m de large et peut contenir 8 rameurs et un barreur. les rameurs, installés sur un banc fixe ont leurs pieds attachés à un cale pieds. L'embarcation porte le nom de " CARAMOUN".

Pourquoi "CARAMOUN" ? Ce nom vient d'une anse des rives de l'étang, au sud du village, qui a eu sa célébrité pendant une douzaine d'années.

Au milieu des années 60, les pêcheurs de Leucate, en pleine reconversion, se sont vu attribuer cette anse pour installer provisoirement leur centre d'élevage d'huitres.

Lieu dit "LA CARAMOUN" à LEUCATE

 

 Bien que dépourvu d'électricité, d'eau courante et de tout à l'égout le lieu vit naître une véritable marina pittoresque qui attirait beaucoup de monde. C'est en 1974 que les ostréiculteurs ont été transférés vers l'actuel centre ostréicole. Le déménagement s'est fait en bateaux. Les baraques ont été aussitôt détruites au bulldozer pour empêcher l'installation des squatters.  

  

Les coquilles percées de la Caramoun.

La pointe de la "Caramoun" sur l'étang de Leucate.

 

Autrefois à « La Caramoun » , une anse de l’étang de Leucate, s’élevaient les baraques des ostréiculteurs de Leucate.

 

Ici, étaient installés autrefois, les ostréiculteurs qui faisaient commerce de leurs coquillages

 Nous y avons découvert les vestiges des activités de l’époque : les tas de vieilles coquilles d’huitres amassées et repoussées par les pelles mécaniques lors du déménagement des ostréiculteurs.

Les coquilles percées de la Caramoun.

Le tas de vieilles coquilles d'huitres sans doute consommées par les dégustateurs.

Les coquilles percées de la Caramoun.

DES COQUILLES PERCEES ...pourquoi ?

Parmi ces huitres, nous avons trouvé des coquilles St Jacques qui ont la particularité d’être percées…toutes de la même façon.

Nous nous sommes demandé pour quelle raison ces coquilles étaient percées.

 

Les coquilles percées de la Caramoun.

 

Nos explications

 

De la mi-juillet à la fin août l'huître est en lait. Un changement de température la fera « délaiter». C’est la période où elle éjecte ses gamètes dans l'eau. La fécondation se fait alors entre le gamète mâle et femelle. Des larves microscopiques se forment. Elles se laissent porter au gré des courants et vont chercher à s'accrocher sur un support.

Ce support prévu par l’ostréiculteur peut être constitué de tubes, de coupelles, de tuiles mais aussi de filins sur lesquels sont enfilés des coquillages de vieilles huitres vides mais aussi de coquilles st Jacques...celles dont nous avons découvert les "vestiges".

Pour en savoir un peu plus...

Ces collecteurs doivent être propres, car le moindre voile de vase ou d'algues empêche les larves de se fixer. C'est pourquoi, les collecteurs ne sont mis en place que lors de l'apparition des larves dans l'eau.

Plusieurs phénomènes avancent ou retardent les pontes : la température de l'eau, son degré de salinité et d'oxygénation, les vents mais aussi les pluies. Une larve d'huître mesure de 1/10° à 2/10° de millimètres. Les larves promenées par les courants marins cherchent à se fixer sur un support.   Les collecteurs sont des coquilles St Jacques, des coupelles ou tubes plastique . Ils sont placés sur des tables en mer pendant la période de ponte afin d'y capter les naissains d'huitres.

Dans les étangs, l'huitre ne subit pas l’influence des marées. Elle est perpétuellement en immersion, ce qui lui permet d’être nourrie 24 h sur 24, et sa maturité est donc plus rapide. Les nombreuses cordes permettent aux naissains d’huîtres provenant des captages naturels de se fixer et croître.

On appelle naissain les larves de différents mollusques, notamment d'espèces faisant l'objet de cultures marines comme les huîtres ou les moules. Ce terme est le plus souvent employé au singulier pour faire référence à un ensemble de larves planctoniques.

Remarque : ne pas confondre un naissain avec un essaim, d'abeilles par exemple.

Au bout de 12 à 18 mois elles sont extraites de leurs coquilles collectrices (détroquage), les plus grosses sont alors mises en ventes alors que les plus petites sont recollées une à une et mises en suspension dans l’eau.

 

Une fois décollées de leur support les huitres sont placées dans des poches perforées de différents diamètres selon la taille de l'huitre. Elles seront régulièrement virées, c'est a dire que les poches seront retournées pour éviter la prolifération d'algues et mélanger les huitres contenues dans la poche pour faciliter leur croissance.

 

Les coquilles percées de la Caramoun.

 

 

 

 

 

 

 

Les coquilles percées de la Caramoun.

 

Les coquilles percées de la Caramoun.

 

 LE NOUVEAU CENTRE OSTREICOLE DE LEUCATE

Lieu dit "LA CARAMOUN" à LEUCATE

 

Aujourd'hui, le nouveau site attire les amateurs du célèbre coquillage qui est dégusté avec un verre ...ou une bouteille...de blanc de la cave de Leucate.

 

  

Lieu dit "LA CARAMOUN" à LEUCATE

 Le centre ostréicole attend les clients

Lieu dit "LA CARAMOUN" à LEUCATE

 De Leucate-plage à Port-Leucate, le chemin à vélo passe par le centre ostréicole.


 

 

 

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