C’était en 1993…Nous avions eu les honneurs de la presse…

Nous étions une équipe solide et solidaire…un convoi dont tous les wagons allaient dans le même sens, sans à priori sans états d’âme. Quand une locomotive faisait défaut, il y en avait une autre pour la remplacer. Nous pouvions ainsi faire une longue route en sachant que, de toute façon les grosses cylindrées étaient toujours là pour décupler l’énergie du convoi. Nous avions un but à atteindre ; préparer nos élèves à la vie avec tout ce qu’elle comporte d’aléas et d’obstacles.

Ils étaient déjà difficiles et imprévisibles dans cette banlieue parisienne où les monographies de classes dévoilaient la plus grande diversité de cas sociaux. Mais Ils étaient « tombés » sur une équipe de profs de la vieille école qui ne tergiversaient pas, ne laissait rien passer qui n’aille dans le sens du respect de soi et des autres et la volonté de réussir. Il y avait Daniel, Jean-Luc, Aline, Monique, François, Anne-Marie, Nico, Michèle et d’autres... Chacun avec sa sensibilité, son tempérament, son savoir et surtout son savoir-être. Tous dans une galère dorée guidée par un amour-propre et le sens des responsabilités.

Que sont-ils devenus ces adolescents que nous avons fait tendre vers l’amour de soi pour qu’ils poussent vers l’amour du bien-être et du bien faire. Beaucoup doivent être actuellement pères ou mères de familles. Peut-être ont-ils des enfants voire même des petits enfants. En ce temps où beaucoup de Français occupent des ronds-points nous espérons de tout cœur qu’ils n’aient pas été contraints d’enfiler le gilet à la mode de nos jours.

 

C'était en 1993...avant la retraite...

C'était en 1993...avant la retraite...

C'était en 1993...avant la retraite...

C'était en 1993...avant la retraite...

C'était en 1993...avant la retraite...

 

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