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Août 1976, nous sommes en vacances à Bourroute.
Bourroute est sur les hauteurs par rapport à Massat et cela nous procure une vue magnifique sur la vallée. Mais comme si cela ne suffisait pas nous décidons de gravir le sommet du massif qui surplombe la ferme et que l’on appelle communément « Bezolle ».
A Bourroute il y a aussi Jean et sa petite famille.
Nous partons un matin entre hommes – Jean-Michel, Philippe, Jean et moi pour atteindre le sommet du mamelon.
Le départ
Au départ le temps est incertain. Nous pensons qu’il va changer.
Arrivés en haut du mamelon nous avons un ciel magnifique et un spectacle hors du commun s’offre à nous ; une mer de nuage que nous dominons. Nous savons qu’au dessous, dans la vallée le soleil n’est pas de mise.
Sous ce soleil radieux dont nous profitons égoïstement, nous entreprenons notre pique-nique.. Le saucisson de montagne bien sec, les rillettes, la gorgée de vin rouge sont les bienvenus après l’ascension relativement pénible que nous avons menée à travers les fougères plus hautes que nous.
Après le casse-croûte départ pour Balmiou.
Le casse-croûte terminé nous reprenons la route pour passer sur la crête du mamelon. Nous venons de quitter les hautes fougères pour rentrer dans un bois lorsque le ciel se couvre. Très rapidement la lumière radieuse laisse place à des ténèbres qui n’annoncent rien de bon. Un coup de tonnerre nous prévient du fait que, non loin de là, un orage éclate. Il faut très peu de temps pour entendre une déflagration bien plus proche. Puis les coups de tonnerre semble nous suivre alors que nous forçons l’allure. Petit à petit le pas de course devient une véritable course. Jean-Michel, qui n’a que 7 ans se laisse empoter par la pente du terrain et fait un rouler bouler entre les arbres, heureusement sans mal. La pluie, couvre nos visages nous empêchant de voir notre chemin avec précision.
Soudain un mur de pierres nous barre le chemin. C’est une grange au milieu des bois. Elle est la bienvenue. Jean retire la barre de bois qui bloque la porte. Nous nous abritons pour reprendre notre souffle. A Philippe qui est mouillé jusqu’aux os, Jean passe sa chemise relativement moins humide. Après quelques minutes d’attente la pluie se calme et nous reprenons la route pour arriver à Bourroute et retrouver la famille angoissée de nous savoir sous ce mauvais temps.
Au dos de cette photo Jean a écrit : « L’itinéraire du jour était le picou de Bezoles,
Crouzillos, Cruirel, la sapinière de Balmiou où l’orage nous attendait.
Retour à Bourrroute pour séchage dans la cuisine.
NB : On n'a jamais su à qui appartenaient les culottes érotiques suspendus au dessus des vaillants marcheurs.
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