Pour atteindre BIERT en partant de Massat, il faut faire 3 kms en direction de Saint Girons en longeant la rivière Arac qui traverse les deux villages.

Image d'autrefois. La rivière "Arac" longe la route qui relie Massat au village.
Autrefois le petit village de BIERT dépendait de la commune de Massat.
En 1851, le 12 février il s'en détacha pour accéder à son autonomie administrative.

Le village de BIERT aujourd'hui
Le village de BIERT autrefois
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Les secteurs ornés sont accessibles depuis l'entrée dite de la Campagnole, en suivant un cheminement difficile, barré par des chatières. La grotte compte deux salles ornées, On observe des bouquetins, chevaux, bisons et plusieurs chamois (ou isards). On voit aussi un cheval et un bison affrontés, un profil humain caricatural (nez busqué, menton pointu, cheveux à l'horizontale). Sur la paroi opposée, face aux deux animaux, se trouvent une tête vue de face et un troisième profil humain. Dans une deuxième salle, on peut distinguer trois têtes d'isards surmontées de deux têtes de bovidés, le tout recoupé par des griffades, des ponctuations au doigt, un tracé "pisciforme".
De nos jours la grotte est occupée par les chauves souris qui sont protégées.
Les gallo-romains ont fait vraisemblablement partie des peuplements de la région. L’appellation de lieux en ac sont les indices de peuplement les plus lointains.
Biert, tout comme Massat, furent détruits lors des guerres de religion dans les années 1568 - 1569. Il en découla une nouvelle construction selon un plan " en damier ".
Le pont de pierre de Biert a connu de nombreuses vicissitudes. En effet, les nombreuses crues, eurent souvent raison de l'ouvrage d'art. Ce fut le cas lors des crues de 1707 et de 1725. Il fut reconstruit à chaque fois car c'était un point de passage stratégique pour les habitants et les marchands de la vallée. La crue la plus importante eut lieu en 1781, date a laquelle la quasi totalité du village de Biert fut détruit.
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De nos jours, boisé et broussailleux, le Ker ressemble un peu à une colossale sentinelle veillant sur les eaux de l’Arac qui traverse le canton de Massat. Au 14 ème siècle, ce gros rocher était plus aride. Un ermite y vivait et prévenait par un feu de bois l’approche des bandits. Mais il n'y a pas si longtemps, à la fin du 18 ème siècle et durant le 19 ème, le Ker fut le dernier refuge des Petchets ! Qui étaient-ils ? Des prêtres réfractaires, refusant de se plier aux lois établies sous la Terreur, puis sous le règne de Napoléon Bonaparte. Deux d’entre eux, le curé Jean-Galy-Roquefort et le chanoine Ruffié, mourront dans les prisons de Toulouse. Quant au curé Urtier, il se cacha au village de Bernedo, l’actuel Bernède, sur la route du Saraillé. Ainsi se créa bientôt "une petite église", au hameau de Petchet, avec le soutien des fidèles. Le culte était célébré dans les maisons. A Petchet, ce fut celle de Pierre Loubet de Paoule qui servit de lieu saint, et l’on enterrait les morts sur le Ker, la nuit, car ceux qui soutenaient le prêtre rebelle n’avaient plus le droit d’être inhumés dans le cimetière de Massat. Cérémonies furtives, que trahissaient cependant les lumières dansant là-haut, au sommet du roc. Au fil des ans, on nomma le curé et ses fidèles des "petchets" ! Le dernier d’entre eux avait nom Sabin Loubet de Paoule et il s’éteignit en 1940, à l’âge de 97 ans. Ancien colporteur en sus de ses activités d’agriculteur, il parcourait les chemins de la montagne, vendant du fil, des aiguilles, des lunettes et des almanachs. Avec lui se turent à jamais bien des secrets, car ce Petchet n’était autre que le petit-fils du Pierre Loubet de Paoule, que le curé Uritier avait ordonné diacre. Ainsi fut assurée la pratique du culte aux environs du roc de Ker, par des hommes qui avaient refusé de renier la religion de leurs ancêtres et surtout "la constitution civile du clergé". On dit aussi qu’en 1940, on distinguait encore la forme des tombes, affleurant le sol du Ker. Maintenant, seule demeure la stèle qui abritait jadis la statue de Saint Branda. De quoi porter un regard différent sur ce roc de Ker, dont la grotte est la première en Ariège où furent découverts des objets préhistoriques.
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Depuis Bourroute nous nous sommes rendus plusieurs fois en promenade sur les hauteurs de la route de Massat à St Girons, non loin du village de Biert, au sommet du « rocher du Ker »
Au bord du chemin existe un oratoire qui abrite une statue de bois qui représente un saint : Branda.
Au Moyen Âge, pour diverses raisons, on allumait souvent des bûchers sur une plate-forme située quelques mètres au-dessous du sommet du Ker de Massat.Là, “le sol disparaissait sous une épaisse couche de cendre et de résidus de combustion qu’on désignait sous le nom de « las brandos » ou « branda »”.Au milieu du quatorzième siècle, un pieux ermite appelé « Jouanillou », qui vivait en ascète à cet endroit disparut mystérieusement. En mars 1769, un cortège de personnalités civiles et religieuses se rendit sur les lieux où il s’était retiré. Alors que la neige recouvrait les alentours, on constata qu’à cet emplacement « l’herbe, plus drue et plus verte que partout ailleurs, était déjà parsemée de fleurettes ». Des terrassiers y découvrirent un sarcophage de pierre intact. Le lendemain, en ouvrant le cercueil, on aperçut « le corps momifié d’un vieillard qui tenait entre ses mains croisées un crucifix d’argent. Ses longs chevaux blancs, sa barbe de patriarche et sa robe de bure beige, serrée à la taille par une corde, suffisaient à convaincre les plus incrédules. Le doute n’était pas possible, il s’agissait bien de Saint Branda ». On édifia un petit oratoire pourvu d’une niche ogivale où fut déposée une statuette de bois à l’image de l’ermite et de taille tout au plus d’une grande poupée . Cette statuette, dérobée dans les années 1970, a été remplacée par une de facture plus moderne. Après une tentative infructueuse de canonisation, « le clergé se contenta de décider que, pour honorer la mémoire de Branda, les fidèles se rendraient en procession au sommet du Ker le lundi de Pentecôte ». On prit ensuite l’habitude de goûter et de danser près de l’oratoire. Au cours d’un goûter, en 1873, un jeune homme jeta par dérision un os de poule vers la statue en criant : « Tè minjo, sént Branda ! » (Tiens, mange Saint Branda !) Le malheureux, bientôt « atteint d’une maladie étrange qui le poussait à manger des quantités énormes de viande » ne tarda pas à mourir. Dès lors les processions cessèrent mais les jeunes continuèrent de monter là-haut pour goûter et danser
De nos jours, boisé et broussailleux, le Ker ressemble un peu à une colossale sentinelle veillant sur les eaux de l’Arac qui traverse le canton de Massat.
La raison principale d’une ascension du rocher…par un chemin très praticable, rassurez vous… c’est la vue qu’on y découvre.
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