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L'habit fait-il le citoyen ?
Souvent la tenue a été, un signe de ralliement pour des "revendicateurs" qui ont choisi cette marque de reconnaissance.
"Sans culottes", "Foulards ou chemises rouges" pour ne prendre que ces exemples se sont différenciés du reste de la population grâce à leur accoutrement.
Les "Gilets jaunes" ne dérogent pas à la règle. L'Ariège et d'autres régions de montagne ont connu leurs "émeutiers" qui avait quelque chose à défendre à partir de l'année 1827.
Rappelons les troubles qu’a connus la ville de Massat à cette époque.
Vingt-trois janvier 1830 plus de cent Demoiselles envahissent les bois de la forêt de Péguère près de Massat.
Vingt-cinq janvier 1830 plus de deux cents Demoiselles menacent les gardes forestiers de les tuer et d'incendier leur maison s'ils continuent à leur dresser des procès-verbaux.
Le vingt-six janvier une délégation de dix représentants des communes arrivent sur les lieux et ne tardent pas à être menacés par des groupes d'une vingtaine d'individus armés de haches et de fusils, tous déguisés en Demoiselles.
Le même jour une cinquantaine de Demoiselles en blanc, la figure barbouillée de noir encerclent les maisons de deux gardes forestiers de Massat.
Le lendemain au retour de leur enquête sur les lieux, le maire et les gendarmes sont encerclés par un grand nombre de Demoiselles armées de fusils, de faux et de haches. Le groupe poursuit sa route jusqu'à la maison d'un autre garde forestier employé par un propriétaire de bois.
Le maire, intervenant, réussit à les convaincre de rentrer chez elles. Le groupe fort de quatre cents à cinq cents individus se dispersa lentement en criant "vive le roi, à bas l'administration Forestière".
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La mairie de Massat
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Les "Demoiselles" de Massat accompagnés de ceux de Riverenert et de Soulan avaient saccagé les forêts de Riverenert.
A Soulan ils mirent le feu à la forêt royale. Leur nombre était important et malgré la présence de la troupe dans les vallées, cela n’empêchait pas les belligérants de poursuivre leurs méfaits.
Face à une impuissance flagrante la troupe se demandait s’il ne valait pas mieux essayer de surprendre les "Demoiselles".
Pendant que les autorités se posaient cette question, les insurgés poursuivaient leurs actions….
Trois compagnies étaient alors présentes dans la vallée. Deux autres furent dépêchées..
On se posa la question de savoir s’il ne serait pas judicieux de mettre en place une police secrète pour infiltrer les mouvements des insurgés…
La présence des compagnies installées à Massat, Boussenac et Labastide de Sérou incita alors les Demoiselles à attaquer d’autres zones où la troupe était absente.
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