| L’Ariège profondément ancrée département de la ruralité a formé des centaines d’enseignants qui ont maintenu longtemps l’école dans les villages, les hameaux parfois, pour répondre au vœu de Jules Ferry instruire les enfants de la France profonde. |
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L’école de Massat : un « Cours Complémentaire » permettaient aux élèves de poursuivre leurs études jusqu’à la classe de troisième avant d’être orientés.
1927 - Une école à la campagne ariègeoise. Onze élèves. Il n’y a pas de distinction d’âge. Les classes sont uniques. On peut voir les tout petits cohabiter avec les plus grands qui ont alors une douzaine d’années.
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LES PREMEIRES ECOLES MUNICIPALES NAISSENT EN 1834. Elles sont réservées aux garçons , considérés comme les seuls dignes d’intérêt. Les écoles sont des maisons de particuliers qui sont louées.
L’instituteur qui n’a aucune formation particulière s’attache surtout à l’apprentissage de la lecture avec une difficulté majeure : beaucoup d’enfants ne parlent que le patois local. Un autre obstacle réside dans le fait que l’école n’est pas obligatoire. Elle n’est même pas gratuite.
LES ECOLES NORMALES Au début de la 3ème république les écoles normales ouvrent à FOIX.Elles permettent une formation des instituteurs et imposent aux enseignants l’obtention du « Brevet de capacité » pour prétendre distribuer le savoir.. L’École Normale de garçons fut créée en Ariège et fonctionna à partir de décembre 1833. On les appelait les "normaliens". Il préparaient le beau métier d'instituteur donnant un enseignement permettant de sortir bon nombre de familles de la misère. A partir du ministère Jules Ferry, l’école devient obligatoire et gratuite. L’apprentissage du Français est inscrit dans les programmes. Cela perturbe les parents qui ne parlent que patois et qui ont besoin de leurs enfants au moment des travaux des champs. L’instituteur, fonctionnaire est alors considéré comme un agent à la botte de l’état qui ne fait qu’exécuter ce qui lui est dicté en haut lieu. Quant à l’institutrice elle est tout simplement déconsidérée parce que jugées incompétente et pas assez sévère, à la différence des mères de familles. L’absentéisme est de règle au moment des foins ou des labours pour les garçons. Quant aux filles on ne comprend pas pourquoi l’école leur est obligatoire. L’instruction n’est pas indispensable pour faire le ménage ou garder les troupeaux ou les oies. La fréquentation n’est régulière que pendant les mois de mauvais temps (Décembre, Janvier, Février).
LES CHOSES EVOLUENT
Au 19ème siècle l’école gagne un certain prestige. Les parents prennent conscience que l’instruction peut être utile. Même si eux ne parlent pas toujours le français ou le parle mal, ils trouvent normal que l’apprentissage du français soit obligatoire. Certains parents assistent même à des cours prévus pour adultes. C’est au 20ème siècle que tous les enfants vont à l’école poussés par les parents. Cela peut s’explique par le fait que l’exode commence dans la région et que l’on s’inquiète de savoir ce que deviendra l’enfant s’il n’y a plus de travail au pays. Avoir un « Certificat d’Etudes devient alors un gage de réussite si l’on quitte la vallée. Ce bagage intellectuel accentuant les capacités d’adaptation en vient à favoriser l’exode avec la bénédiction des parents qui sont restés dans la vallée, faute de pouvoir faire autre chose ailleurs Aujourd’hui est née une nouvelle dénomination, les Inspe (institut national supérieur professionnel de l’éducation) depuis 2019. Les élèves sortent avec un niveau Bac +5.
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