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A Ercé et dans les villages voisins d'Ustou, Aulus et Oust, dans les vallées du Garbet et de l'Alet, en Pyrénées ariégeoises, beaucoup d’habitants ont, parmi leurs ancêtres un montreur d'ours. On les appelle ici les «oursaillers». En 1850, la vie dans ces vallées boisées était difficile. La misère poussait les jeunes Ariégeois à trouver de nouvelles sources de revenus. Ils achetaient un ours et ils partaient sur les routes de France puis en Amérique. Certains décidaient d'apprivoiser des ours, de les dresser et d'aller les montrer. On chassait l’ourse souvent pour récupérer le petit. Celui-ci était nourri au lait et à la farine de maïs pour lui soustraire son instinct carnassier. On lui apprenait quelques numéros.… A Ercé, existait une école de dressage. Quand l'ours entrait dans l'âge adulte, on le ferrait c'est-à-dire, qu'on lui plaçait un anneau au niveau du museau pour y accrocher une chaîne pour le conduire et l'obliger à obéir. Durant la période de 1850 à 1914, 300 à 400 personnes se prétendaient «oursaillers» à Ercé. Ils étaient une centaine à Oust et autant à Ustou. A partir de 1860, les ours des Pyrénées moins nombreux, ne suffirent plus à «équiper» les montreurs. Ceux-ci faisaient le voyage vers Marseille qui devint la plaque tournante du commerce des ours venus des Balkans. Après avoir parcouru les routes de France avec leur ours certains montreurs partaient pour Liverpool et New York menus d'une carte des chemins de fer des États-Unis et d'un revolver : là-bas les routes étaient dangereuses. Le montreur d'ours gagnait bien sa vie (plus qu'un instituteur du pays). C'était le prix des difficultés auxquelles ils devaient faire face. Ils ne savaient pourtant ni lire ni écrire. Au départ, ils ne parlaient que l'occitan mais avec le temps étaient capables de maitriser parfaitement l'anglais.
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Aujourd'hui, l'histoire incroyable des "oursaillers" de la vallée d'Ercé garde des traces au travers des cartes postales émises lors de cette période extraordinaire.
Leurs gains permettaient d'aider les familles restées au pays dès qu'ils commençaient à gagner quatre sous.
Près de 200 montreurs d'ours ariégeois ont franchi l'Atlantique pour se retrouver à New York, au cœur de Manhattan. Malheureusement, une nouvelle loi américaine entrava l'activité des montreurs. Celle-ci interdit de promener les animaux sauvages. La Première Guerre mondiale mit complètement fin à leur activité. |
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La Chapelle des "Oursaillers" Après avoir traversé le petit village de Cominac, célèbre pour ses granges il faut prendre la direction d'Oust pour découvrir une chapelle creusée sur la bas-côté de la route pour renouveler la mémoire de certains "oursaillers" restés célèbres dans le pays pour avoir grandement aidé la population.
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Ils ont été en particulier les défenseurs de leur église lorsque l'état décida la séparation des biens de l'état et de l'église.
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