1830 - Pierre GALY  s'installe à Massat.

 

 

Durant les années 1800 MASSAT est un village qui tient une place prépondérante au sein de l’Ariège puisqu’il est la capitale du Couserans. A  cette époque les villages de BIERT et  LE PORT font partie de son agglomération.

 

Pour les gens de la région, Massat fait figure de petite ville avec son clocher octogonal de grès fauve.

L’animation y est grande et la foule compacte certains jours.

 Pierre et Madeleine se rendent régulièrement à la messe. Ils retrouvent sur la place, la foule des fidèles de la paroisse qui en profitent pour échanger les dernières nouvelles.

 

Pierre est né à  Massat en 1812.  

A cette époque la population du canton frise les 17000 habitants…plus que le canton de Pamiers, par exemple, qui compte à peu près 6000 habitants.

Le village animé propose chaque mois une foire qui regroupe une population appréciant les échanges commerciaux qui y sont proposés.

Il s’agit principalement de commerce de bestiaux et plus particulièrement de veaux et de vaches.

C’est de cette activité que décida de vivre Pierre. Il devint maquignon, un métier concernant en principe le commerce des chevaux. Mais à Massat, les chevaux étant rares, on employait le même mot pour désigner le marchand de bovins. Ici les vaches tiraient charrues, herses ou charrettes en plus de donner du lait ou faire des veaux.

 L'Ariège a toujours commercé avec l'Espagne, même en temps de conflit. Massat ne dérogeait pas à la règle. les villageois se rendaient à la frontière pour échanger des tissus avec des produits espagnols.

Transitaient  déjà au XVIIe et au XVIIIe siècles, hommes, bétail, blé, huile, vaisselle de terre, fruits secs, chaussures, toiles et linge de maison, outils, fer, charbon de bois pour les diverses forges, sel, etc

Tout naturellement, donc le métier de Pierre le mène régulièrement à la frontière espagnole par tous les temps où il se livre à l’achat ou à la vente  de bêtes qu'il fait transiter le plus souvent à pied. Depuis Massat, le chemin emprunté le plus souvent était celui qui passait par 

de vaches, veaux ou brebis.

C’est ainsi qu’il pourra faire quelques économies avec la ferme intention de s’installer un jour sur

un morceau de terre.

 

Ce jour arrivera où il apprendra que sur la route du  COL DU SARAILLE, 3 hectares sont à vendre

 avec une petite maison.

 Il saisira l’opportunité.

La famille Galy  Pierre s’installe  près du chemin  du Saraillé…

A cet endroit la côte est raide : c’est sans doute pour  cela que le lieu se nomme « LA COSTE ».

Il prendra plus tard le nom de BOURROUTE.

 

A « La Coste » la vie n’est pas toujours facile.

Pierre doit se battre sur deux fronts :

  • exploiter ses 3 ha de terre pour subvenir aux besoins de la famille.
  • Parcourir la région pour dénicher les bêtes qui lui permettront de faire des bonnes affaires.

 

A la ferme on vit en autarcie.

 

On évite d’acheter ce qui n’est pas indispensable.

La farine qu’on utilise pour faire son pain vient du blé qu’on a produit et qu’on a fait moudre au moulin.

 Le pain blanc n’est acheté que quand quelqu’un vient manger à la maison.

 

On fabrique ses sabots, sa brouette, son birou pour faire le beurre, les colliers des vaches, les paniers…

 

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