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Lorsque nous avons quitté le village, les activités des écoles ressemblaient à tout point de vue à celles de Métropole. Une seule différence était notable, l’absence de mixité. Garçons et filles fréquentaient deux écoles différentes, presque diamétralement opposée géographiquement parlant. |
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Le 28 mars 1882 sur les instigations de Jules Ferry, il est décidé en France que «l’instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes de six ans révolus à treize ans révolus » A cette date 60% de la population scolarisable d’Algérie reste à scolariser. Des écoles d’indigènes aux frais de la France sont créées. Le nombre d’écoles publiques va en augmentant d’années en années. De 3172 élèves indigènes en 1882 on passe à 10688 en 1888. On enseigne dans les écoles d’Algérie les mêmes matières qu’en France complétées par des points spécifiques sur l’Algérie. Le but premier de l’enseignement est d’inculquer aux petits indigènes l’apprentissage de la langue française dès son enfance. En 1892 l’Algérie comptait 113 écoles pour 11409 élèves. En 1929, elle comptera 564 écoles pour 60644 élèves. Il faut cependant noter qu’à cette date les écoles de garçons sont au nombre de 541 pour 23 écoles destinées aux filles. La scolarisation des filles n’a que tardivement retenu l’attention des pouvoirs publics. |
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De 1938 à 1950 le nombre de filles passera de 6172 à 132 620. L’école de Mondovi, comme toutes celles des villages de la région ont connu cette évolution qui a fait qu’au moment de l’indépendance, le nombre de garçons ou de filles indigènes dépassait celui des élèves d’origine européenne. |
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Après l'école communale, l'orientation naturelle des filles du village de Mondovi était le Lycée Ernest Mercier de Bône et son internat.
Comme pour les garçons, il était indispensable de prévoir la construction d’un lycée pour jeunes filles. Pour cela un terrain d'une superficie de 2640 m2 est attribué le 11 juin 1859. Le 21 juin 1859 est décidé la construction d’un presbytère et d’une école religieuse derrière la Cathédrale. . |
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| Le 11 juin 1907, la commune de Bône est autorisée à construire un Collège communal de Jeunes Filles à cet emplacement. Celui-ci est inauguré en juillet 1910 | ![]() |
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Le bureau de la Directrice
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Le réfectoire
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En 1926, ce Collège communal de Jeunes Filles devient Collège Colonial de Jeunes Filles ; il est doté d’un stade construit après la guerre 1939 - 45. Ce Collège fut appelé Collège Ernest MERCIER par décision du 5 juin 1942 . Il est transformé en Lycée le 22 octobre 1950. Il est baptisé, Lycée Ernest Mercier le 5 juin 1952. |
Ernest Mercier est né à Constantine (Algérie) le 4 février 1878 Mort à Paris le 11 juillet 1955. C'est un industriel français qui créa et dirigea la Compagnie française du pétrole (CFP), ancêtre du groupe pétrolier français TotalEnergies. |
| En 1956 est construite une annexe au Lycée permettant d’assurer l’hébergement des élèves internes. La construction de cette annexe a été décidée malgré les protestations du conseil municipal qui souhaitait plutôt investir dans la construction d’un nouveau lycée. | |
| Cette construction de l’annexe a nécessité la démolition de la « Casa d’Italia » boulevard Narbonne et a coûté la somme de 100 millions de francs de l’époque. Les travaux de construction de cette annexe seront terminés 5 ans avant l'indépendance, en mars 1957. | |
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Le Lycée en 1990
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AUJOURD'HUI
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