|
Les ruines d'Hippone sont d'une grande valeur
archéologique.
Elles sont constituées
- du quartier résidentiel d’où proviennent la plupart des mosaïques
- du quartier chrétien ou se trouve la basilique,
- des grands thermes et du forum.
La naissance de Bône.
Au XIe siècle, les Arabes bâtirent la ville de Beleb-e-Anab distante de trois kilomètres, occupée quelques années par les Espagnols et les Français au XVIe siècle.
Cette ville, devint plus importante qu'Hippone et fut reprise par les Français en 1832 et renommée Bône.
On doutait, lors de la conquête, de l'importance des vestiges. On pensait même que la ville antique avait été complètement rasée par les Vandales et qu' Othman, troisième Khalife après Mahomet, avait fini de l'anéantir vers 650 pour bâtir la ville nouvelle de Bône avec ses débris.
En 1837 l'emplacement d'Hippone n'était qu'un terrain sauvage et totalement désert.
Les terres furent cédées au profit de petites propriétés maraîchères, sur lesquelles l'extension industrielle de la ville de Bône ne tarda pas à exercer la mainmise.
En 1893 les vastes citernes d'Hadrien, découvertes dans les ruines, d'une contenance de 12000 m3, furent restaurées. C'était alors le seul vestige apparent. Un aqueduc de plusieurs arcades amenait les eaux de l'Edough qui servaient à alimenter ces citernes.
Ce sont les sondages qui mirent en évidence la richesse archéologique du lieu. Un programme d'expropriation et d'achats successifs de terrains, entamé dès 1925 par la Direction des Antiquités de l'Algérie, permirent d’acquérir 25 ha. de terres qui firent l’objet de fouilles méthodiques.
|