MONDOVI - La relique de St Augustin.

 

La Basilique, majestueuse, au sommet d'une colline, face au Levant a été complètement terminée le 29 mars 1909.

Un mauvais temps terrible n’a pas empêché sa consécration, en présence d'une foule innombrable, de prêtres et de fidèles venus de toutes parts de France et de l'étranger

Par la suite la St Augustin a été régulièrement fêtée à la fin du mois d’août, le 28 exactement, jour anniversaire de la mort du saint.

Chaque année la basilique se remplissait de fidèles parmi lesquels de nombreux habitants de Mondovi, village situé à 25 kilomètres au sud.

Il est arrivé qu’à plusieurs reprises, je me retrouve parmi ces « pèlerins ». Comment y échapper quand son propre grand-père porte le prénom d’Auguste.

 
 

St Augustin c’était un peu comme Lourdes.

Après la cérémonie menée par l’évêque d’Hippone, nous passions, à la « queue leu leu » derrière l’autel pour nous recueillir devant le tombeau du saint.

MONDOVI - La relique de St Augustin.

Sur un des bras du saint était fixé un os, le cubitus, qui lui aurait appartenu. Je me rappelle que sa « découverte » m’avait surpris. Me retournant vers ma mère qui me suivait je lui dis :

 

- Maman, pourquoi il y a ça sur la statue ?

J’ai eu droit à une réponse laconique :

- C'est un os, un vrai os de son bras.

J’appris plus tard que le terme "vrai" voulait signifier qu'il émanait véritablement du squelette du grand homme qui avait été évêque de la ville romaine d’Hippone.

Dès lors ce mystérieux os n’a pas cessé de m’intriguer. Pendant longtemps, la ferveur et la croyance de mes parents pour la « chose » religieuse, et sans doute mon indifférence m’ont empêché de demander la raison de la présence de cet "intrus " qui gâchait l’harmonie de la statue.

J’appris plus tard que cet os était une relique. Je connaissais ce mot pour avoir entendu l’utiliser pour désigner un vieil objet que l’on conservait...un "reste" en quelque sorte...

 

Pouvait-on lui donner cette acception ?

 

Comment est-on arrivés à donner de l'importance aux reliques ?

Les chrétiens se recueillant sur les tombes des premiers martyrs ont constaté des guérisons miraculeuses qu'ils ont attribuées aux restes des sains. Ils étaient convaincus que l'âme des martyrs laissait une empreinte sur leur corps. Ils expliquaient ainsi les pouvoirs surnaturels des reliques.

Pour les sanctuaires la détention des reliques avait, une importance économique non négligeable. En multipliant les pèlerinages, les sanctuaires qui abritaient les reliques réputées attiraient beaucoup.

L’importance était telle que cela a pu engendrer des vols, des larcins et des trafics.

Pour éviter les supercheries, au Moyen âge, les reliques étaient associées à des parchemins assurant leur authenticité mais cela n'empêchait pas les faux.

Les textes contemporains sont remplis de récits relatant des donations, des achats, des vols de reliques ainsi que les miracles qui s'y rapportent.

Dans beaucoup de sanctuaires construits pour abriter un corps saint l’aménagement choisi a été la confection d'un tombeau. C’est le cas pour la relique de St Augustin présentée dans la basilique d’Hippone.

 

Mais quel est la provenance de cet os qui attirait tant de monde derrière l’autel de la basilique d'Hippone ?

Nous répondons à cette curiosité grâce à ce petit diaporama qi résume brièvement les principales étapes de l’histoire de la relique d’Hippone.

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :