Tout est bien huilé !
Mon oncle Mimi et ma tante Désirée font une halte à Monville et nous partons à deux voitures, parfois à trois avec « tonton » François, vers Bône.
Première étape sur les quais où on achète de la glace pour la glacière, peut-être des appâts pour les pêcheurs mais surtout des « F'taïrs » ces grands beignets arabes, ronds aux bords boursouflés .
La deuxième étape nous mène à notre plage préférée, Toche, via toutes les autres.
La voiture garée (un petit algérien vient nous proposer de la surveiller),l'installation commence: montage méthodique de la tente sous la baguette de mon oncle, parasols , tables, victuailles enfin gonflage du canoé que mon oncle et mon père ont équipé d'un gouvernail.
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Et alors qu'eux partent pêcher, que les femmes s'installent dans les pliants avec un ouvrage, nous les enfants nous savourons l'instant :rentrer à l'eau avec, à la main, dans un épais papier gris, notre beignet...parce que le manger sur le sable signifiait perdre du temps à attendre la fin de la digestion!
Il est tôt, la plage est calme et c'est avec des petits poissons à nos pieds que débutent les jeux dans l'eau - « elle est boONNe! » ...ou bien... « elle est froide! »- qui dureront jusque vers 17 heures avec un repos forcé de trois heures après le repas.
La vaisselle faite au bac installé sur la plage, Marithé et moi attendons quinze heures sous un parasol, pas question en ce temps-là de devenir « noire comme une mouquère »!
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L'après midi,le canoë est à nous:retourné, il nous sert de plongeoir.
C'est le moment où toute la famille est à l'eau, à l'exception de ma mère et de nos deux grands-mères Marie et Rosine qui font souvent partie de l'expédition mais qui se contentent de relever leur robe pour faire quelques pas au bord de l'eau à un moment de la journée..
Nous aimons aller sur les rochers décoller des arapèdes ou tout simplement marcher les pieds dans l'eau le long de la plage.
La baignade de l'après midi ne nous procure pas le même plaisir.....Après une longue
exposition au soleil , nous avons froid en sortant de l'eau, nous avons la chair de poule..salée.Nous goûtons, enveloppés dans notre serviette.
Pas de douche sur la plage;nous nous rhabillons pudiquement en pensant à l'eau douce qui va nous débarrasser du sel .
Dans la voiture peu à peu la fatigue s'installe, les épidermes commencent à rougir :un coup de soleil qui va peut-être nous empêcher de dormir mais pas de recommencer le dimanche suivant.
Tour des plages
Pas de baignade avant Pâques.Jusque-là, pour nous, il ne fait pas assez chaud .
L'hiver, nous allons voir la mer démontée ou bien faire le tour des plages en voiture.C'est l'occasion pour mon père et pour mon oncle Mimi de tester la reprise de la voiture!
Une côte rocheuse, même basse, ce n'est pas rectiligne...
Bien sûr, ils en connaissent le tracé par coeur .
Marie-Thérèse et moi aussi, mais chaque dépassement nous transforme en autruches.Mamma mia!
DALIDA chante.....ITSI BITSI PETIT BIKINI Le bikini est à la mode.
Marie-Thérèse et moi portons de sages « une pièce ».
Dalida "Itsi bitsi, petit bikini" | Archive INA
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