Il est vrai que la première des préoccupations des touristes qui se rendent dans la vallée de la Vézère dite « Vallée de l’homme » est celle de découvrir la vie des hommes préhistoriques : homo sapiens, Cro-Magnon, Neandertal et les autres.
Il est vrai que la vallée de la Vézère est un lieu magique . C’est sans doute pour cela que l’instinct de l’homme l’a fait s’y installer. Ce à quoi le visiteur ne songe pas c’est que d’autres hommes desquels on parle moins y ont vécu. On leur doit une certaine reconnaissance.
Nous sommes à Plazac, un petit village du Périgord.
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Sur un mur de l’église une plaque est fixée. Ricou Mathivet :
Il a été longtemps le sonneur de cloches du village. Dans le bulletin municipal a été consigné le fait que c’est à la demande des administrés que cette plaque a été fixée.
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La manœuvre du "bourdon" de Notre Dame de Paris. Dans beaucoup de communes françaises les sonneurs de cloches se sont succédés au fil des siècles . Ils ont été de toutes professions, maîtres ou valets, clercs ou laïcs, grands ou petits sonneurs, garçons sonneurs, petites gens (hypothétiquement clochards) recrutées pour les seconder…
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Jusqu’au milieu du XXe siècle, les sonneurs de cloches tintaient les mâtines au lever, l’angélus trois fois par jour pour appeler les croyants à la prière, carillonnaient pour la grand-messe, faisaient retentir le tocsin en cas d’incendie ou de danger ou égrenaient les tristes notes des glas, autant de coups que le défunt avait vécu d’années. Le clocher a aussi annoncé la fin des deux guerres mondiales. Pour les catholiques la tradition des cloches de Pâques a débuté vers le VIIe siècle.
A cette époque, l’Église interdit de sonner les cloches en signe de deuil entre le Jeudi Saint et le Dimanche de Pâques pour commémorer le temps qui s’écoula entre la mort du Christ et la résurrection. Les cloches ne sonnent donc pas du Vendredi Saint au Dimanche de Pâques et pour signaler les offices, on remplace donc le bruit des cloches par une crécelle.
La légende, dans certains pays catholiques et particulièrement en France, affirme que, le soir du Jeudi saint, elles partent à Rome où le Pape les bénit. Le matin de Pâques, les cloches reviennent en carillonnant pour annoncer la joie de la résurrection du Christ. A Rome, elles se chargent d’œufs de Pâques qu’elles répandent à leur retour dans les jardins. Les enfants vont alors les chercher. Le rôle du sonneur dans la vie quotidienne des campagnes d’autrefois était capital. L’angélus rythmait les journées matin, midi et soir. Il fallait une personne disponible à ces heures précises de la journée mais aussi qu’on puisse appeler à l’improviste pour annoncer les naissances, les baptêmes, les messes et les décès.
Jusqu’au milieu du XXe siècle, les sonneurs de cloches tintaient les mâtines au lever, l’angélus trois fois par jour pour appeler les croyants à la prière, carillonnaient pour la grand-messe, faisaient retentir le tocsin en cas d’incendie ou de danger ou égrenaient les tristes notes des glas, autant de coups que le défunt avait vécu d’années. Le clocher a aussi annoncé la fin des deux guerres mondiales. Pour les catholiques la tradition des cloches de Pâques a débuté vers le VIIe siècle.
A cette époque, l’Église interdit de sonner les cloches en signe de deuil entre le Jeudi Saint et le Dimanche de Pâques pour commémorer le temps qui s’écoula entre la mort du Christ et la résurrection. Les cloches ne sonnent donc pas du Vendredi Saint au Dimanche de Pâques et pour signaler les offices, on remplace donc le bruit des cloches par une crécelle.
La légende, dans certains pays catholiques et particulièrement en France, affirme que, le soir du Jeudi saint, elles partent à Rome où le Pape les bénit. Le matin de Pâques, les cloches reviennent en carillonnant pour annoncer la joie de la résurrection du Christ. A Rome, elles se chargent d’œufs de Pâques qu’elles répandent à leur retour dans les jardins. Les enfants vont alors les chercher. Le rôle du sonneur dans la vie quotidienne des campagnes d’autrefois était capital. L’angélus rythmait les journées matin, midi et soir. Il fallait une personne disponible à ces heures précises de la journée mais aussi qu’on puisse appeler à l’improviste pour annoncer les naissances, les baptêmes, les messes et les décès.
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Relevé dans "Le Petit Journal " UN SONNEUR DE CLOCHES FOUDROYÉ
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Pâques est le grand jour pour les sonneurs de cloches, le jour solennel où, de toute la force de leurs bras, ils mettent en branle campanes et bourdons. Ce jour-là, le sonneur est le maître des régions éthérées ; il les emplit de la voix sonore de ses carillons. En dépit d' un vieux dicton qui le représente comme un fervent ami de la dive bouteille, c' est surtout de musique aérienne que le sonneur se grise ce jour-là. |
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Autre découverte ![]() Un peu plus bas sur un des piliers de la halle une autre plaque indique le nom de la place du village « Place de Bootzheim ». Au dessous, il est précisé "village d'Alsace réfugié en 1939". Cela mérite des explications. |
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| Le village de Bootzheim en haut à droite, pas très loin de Colmar. | |
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![]() Le 1er septembre 1939 la Pologne vient d'être envahie par les troupes nazies. La guerre est déclarée. La mobilisation générale est annoncée par affiches. La population entre la frontière allemande et la ligne Maginot, sur une bande de 20 kms reçoit des ordres d'évacuation en vue d’une éventuelle invasion allemande. Le 2 septembre 1939, les réfugiés prennent la route avec seulement 30kg autorisés, abandonnant leurs maisons, leurs cultures, leurs bêtes. Le voyage se fait dans de très mauvaises conditions, pour certains dans des wagons à bestiaux, pour d'autres à pied, en vélo ou encore en charrettes! L’installation dans des maisons anciennes, pas toujours en bon état diffère des conditions de vie en Alsace. La vie à la campagne est complétement différente, la cuisine, le dialecte aussi. Périgueux voit sa population passer de 20 000 habitants à 40 000. La ville connaît alors une évolution de son économie avec l’apport des nouveaux arrivants. |
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Chaque jour voit la naissance d’un bébé alsacien à Périgueux. L'hôpital de Strasbourg doit prêter main forte à celui de Périgueux. Une circulaire préfectorale datée du 1er août 1940 et envoyée aux maires des communes informe les 80 000 Alsaciens installés en Dordogne que "en accord avec les autorités d'occupation le rapatriement des évacués du Bas-Rhin allait commencer", chacun étant libre de partir ou de rester. Mais le Bas-Rhin et le Haut-Rhin sont intégrés au pays de Bade sous administration allemande.
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| Ces événements historiques qui ont profondément marqué les populations des deux villes ont donné naissance à un jumelage en 1984, entre les deux cités considérées comme « villes sœurs ». | |
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Un peu plus au nord de Plazac, le village de Montignac s’étale au long de la Vézère. ![]() C’est ici que Georges Agniel vient chaque année en vacances. Il passe une partie de son temps accoudé à la fenêtre d’une grande maison, au bord de la rivière, dont sa grand-mère occupe le troisième étage. Georges habite Nogent-sur Marne. C’est pour lui un plaisir de retrouver chaque été ses camarades avec lesquels il adore battre la campagne. En 1940 il a 16 ans. Le 12 septembre de cette année il retrouve ses amis Simon Coencas et Jacques Marsal. Les trois adolescents rencontrent par hasard Marcel Ravidat au pied de la colline qui surplombe le village. Quelques jours auparavant, le 8 septembre 1940, au-dessus de Montignac, dans la clairière d’un coteau boisé de pins et de chênes, non loin d’un sentier, Marcel Ravidat (1922-1995) , avait repèrè, avec quelques camarades, … une excavation, mise au jour des décennies plus tôt par la chute d’un grand arbre et couverte de genévriers et de ronces . Son inséparable chien Robot, bâtard de setter et de terrier à longs poils roux, gratte au fond d’un trou de moins d’un mètre de côté et de profondeur . Pourquoi ? Marcel découvre alors, au bas de cet entonnoir, un second orifice d’à peu près 20 centimètres de diamètre. Il a l’idée d’y jeter des pierres : elles roulent longtemps dans les profondeurs… Ravidat se rend compte qu’une pénétration serait possible après désobstruction. Marcel Ravidat propose à ses compagnons rencontrés par hasard de l’accompagner jusqu’à l’excavation. C’est ainsi que ce 12 septembre 1940, la grotte préhistorique de Lascaux fut découverte. Un mois après Georges Agniel retrouvait Nogent-sur-Marne pour la rentrée scolaire… ![]()
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