| Cette image insolite n'est autre que la porte d'un garage d'une petite ville du midi. | ||||||
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On ne nait pas collectionneur, on le devient. Souvent la possession d’un objet puis de deux ou de trois nous donne l’idée d’en posséder d’autres. Avec la quantité croissante des pièces amassées nait le problème de leur rangement, voire de leur exposition. L’enthousiasme d’un collectionneur est intimement lié à la fierté qu’il éprouve à l’exposition de ses pièces. Peut-être par manque de place, sans doute par originalité, certainement parce c’est le moyen le plus efficace de s’adresser à un maximum de curieux ce collectionneur a choisi la porte de son garage pour étaler les objets qu’il a réunis. Le support se prête bien puisque ses « pièces » sont des heurtoirs de portes. Cet objet est l’ancêtre de la sonnette. Avant qu’il n’existe, au XVIIème siècle, les visiteurs qui se présentaient heurtaient la porte du pied pour avertir le propriétaire de leur présence. Plus tard, le heurtoir de porte appelé aussi « marteau, fit son apparition. Il était conçu dans du métal, souvent du fer, parfois de la fonte plus rarement en laiton massif ou en bronze métaux plus onéreux.
Jusqu’au 18e siècle, les heurtoirs étaient réalisés à l’unité par des serruriers. Pour les formes plus élaborées, le serrurier frappait au marteau ou au marteau pilon le métal chauffé au rouge placé entre deux moules appelés étampes. Cela permettait par exemple d’obtenir le bas des heurtoirs en forme de cuisses de grenouille (photo ci-dessus), très fréquent à partir du 18e siècle.
A partir du 19e siècle, les fondeurs ont reproduit les heurtoirs de manière semi-industrielle, en fonte ou en laiton. Le métal en fusion est coulé dans le creux laissé dans des moules en sable, grâce aux deux parties du modèle en bois, œuvre d’un sculpteur.
Au 21e siècle, des heurtoirs neufs sont toujours proposés, avec des thèmes et des formes beaucoup plus variés, essentiellement pour donner du cachet aux portes d’entrée. Le heurtoir est composé de deux éléments. Un des éléments présentait une tête d’animal (souvent un lion) sur laquelle était articulé un anneau. Le bruit de l’anneau, frappant une pièce fixe sur la porte avertissait le propriétaire.
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Quelques symboles des heurtoirs
Les têtes d’animaux sur les heurtoirs, comme sur les façades des églises au Moyen Âge, étaient là pour exorciser les mauvaises intentions, ou pour apporter un message de bienvenue, ou encore pour apporter de la fantaisie et de l’imaginaire.
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Dans de nombreuses villes des heurtoirs décorent encore les portes d’origine des habitations construites jusqu’au début du 20e siècle. Ils donnent toujours du cachet à ces portes, imposantes ou discrètes. Ce petit patrimoine mérite d’être mis en valeur. |
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Avec le temps, l’accessoire fonctionnel qu’est le heurtoir est devenu objet de décoration. La taille, la finesse de la sculpture, le métal utilisé étaient autant de signes apparents de richesse et de rang social des propriétaires. Les heurtoirs de portes sont entrés dans l’histoire en marquant, par leur évolution, celle de la société. Certains sont de véritables œuvres d’art. Ceux que nous avons découverts sont modestes, bien que rivalisant d’originalité. Ils sont caractéristiques des heurtoirs de province qui ont gardé leur fonction originelle. |
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