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S'il vous plaît... dessine-moi un mouton (...). Aussi absurde que cela me semblât à mille milles de tous les endroits habités et en danger de mort, je sortis de ma poche une feuille de papier et un stylographe (Saint-Exupery., Petit Prince, 1943). |
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L'outil utilisé avant que naisse le stylo était le porte-plume et ses fameuses plumes métalliques. C'est à partir de 1850, que la plume d'acier a remplacé la plume d'oie.
L'encre violette était préparée par le maître à partir de grains solubles. Souvent c'était un élève de la classe, qui passait dans les rangs pour remplir les encriers. L'encrier était en porcelaine encastré en haut du pupitre de l'écolier. La blague la plus fréquente était d'y laisser tomber un morceau de craie. Les taches d'encre étaient indélébiles (ineffaçables) pour les habits et pour les meubles : cela explique en partie que nos blouses étaient noires. |
Nous avons redécouvert le porte-plume en visitant le musée de l'école de la cité de Carcassonne |
| Le buvard, accessoire indispensable pour "pomper" l'encre et éviter les taches avant de fermer le cahier. Cet exemplaire est offert par le chocolat "Prado" qui en profite pour faire sa publicité. |
Comment est né le stylographe, appelé communément "stylo" ?
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Tout a commencé à New York au cours des années 1880. Un respectable citoyen américain, Lewis E Waterman, prospectait la ville pour placer des assurances-vie. Il ne se déplaçait jamais sans son porte-plume et son encrier. Les contrats devaient être obligatoirement signés à l'encre.
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Pour cette raison il décida de se munir de l'un de ces porte-plumes à réservoir qui commençaient à faire leur apparition en Amérique.
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WATERMAN était d'autant plus satisfait de son acquisition qu'il devait justement faire signer le lendemain un contrat d'assurance. Hélas c'est l'instant que choisit son nouvel outil pour se vider littéralement sur les papiers et sur le signataire. Un désastre! Suite à sa mésaventure M Waterman entreprit de fabriquer pour son usage personnel un "vrai «porte-plume à réservoir » auquel il pourrait faire confiance en toute circonstance. Le problème majeur à résoudre était celui du débit d'encre. C'est en décortiquant tous les modèles existants qu'il arriva à la conclusion que si aucun n'était satisfaisant c'est que personne n'avait songé à appliquer le principe de la capillarité : un simple conduit était incapable de contrôler le flux d'encre. Un appel d'air était nécessaire pour faire circuler l'encre et l'air. |
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Les expériences firent suite aux expériences et à force de persévérance M Waterman inventa une petite rainure au milieu du canal principal qui permit de régulariser le débit d'encre. M Waterman venait d'inventer le stylographe. Il déposa à tout hasard un brevet d'invention le 12 février 1884. L'outil ressemblait à un porte-plume et se remplissait en utilisant un compte-goutte. Mais le mécanisme était déjà dans son principe celui des modèles que l’on connaît aujourd'hui. La régularité du débit d'encre, le fait que cette encre cessait automatiquement de s'écouler dès que la plume n'était plus en contact avec le papier suscita l'admiration dans l'entourage de l'inventeur |
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La carrière d'assureur de M Waterman s'arrêta là. Il décida d'ouvrir sa première fabrique, une simple table de cuisine dans l'arrière-boutique d'un marchand de cigares à New York. Un véritable travail d'artiste entièrement fait à la main ! Deux cents stylos par an et, pour chaque acheteur, un bon de garantie rédigé et signé de la main même du maître. Jusqu'à sa mort en 1901 il ne cessera de perfectionner et d'embellir le merveilleux petit instrument, ciselant un habillage, rectifiant un profil, une largeur de plume, le dessin d'une bague. |
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Un progrès d'importance : la naissance de la cartouche d'encre |
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Comment le fabrique t-on de nos jours ?
Une publicité qui date de 1911 (Cliquez pour mieux lire)
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Cette précaution ne présentait pas que des avantages. Un encrier mal bouché par exemple et c'était des taches irrémédiables.




