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Un pont peut en cacher un autre.
Ce pont ne vous "dit rien" ? Il y a pourtant de grandes chances pour que vous l'ayez vu … au moins en photo. |
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Comment l'a -t-on découvert? Nous allons tout vous raconter !!! |
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Aramon ou Aramoun est une commune française située dans l'est du département du Gard, en région Occitanie. Bâtie sur les rives du Rhône, Aramon fut autrefois un village prospère grâce à son activité portuaire notamment au XVIIè siècle.
Lors de notre découverte nous avons pu admirer les façades et portes anciennes des hôtels particuliers, les jardins du château ayant appartenu à Diane de Poitiers.
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| Nous ne savions absolument pas que dans la petite ville était née une personnalité fort connue du monde scientifique : Henri Pitot. Nous l'avons appris en découvrant un panneau sur la façade d'une maison. | ||
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| Sur une plaque de marbre nous découvrons le lien qui existe le personnage et le fameux "Pont du Gard" connu de tous ... | ||
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Bien que découvrant beaucoup de choses d'un seul coup, nous avons envie d'en savoir davantage. Nous avions "visité" le "Pont du Gard" sans soupçonner la présence de ce pont accolé à la structure de l'aqueduc datant des Romains. Nous nous sommes "penchés" à nouveau sur ce célèbre monument qui fait la fierté des "gens" du Gard. Ils l'ont appelé "Pont du Gard". Ils savent pourtant que la rivière qui passe sous le pont est le "Gardon". Le Gard, affluent du fleuve Rhône, recevait en effet de nombreux affluents cévenols, au moins cinq, appelés par les gens du pays « les gardons » et c'est un de ces affluents qui passe sous l'aqueduc. Mais pour les habitants du Gard, le pont c'est celui de leur département. A l'origine, à la fin du premier siècle les romains édifièrent cet aqueduc pour conduire les eaux d’Uzès à Nîmes. Il permettait de franchir la rivière. Il y a bien longtemps qu’il ne sert plus d’aqueduc. Dès le moyen- âge, on franchissait la rivière en crue avec des mulets, après avoir échancré les piles du deuxième étage. Le franchissement du Gardon était un point de première importance pour les échanges économiques. Il permettait le trafic des charrettes, voitures, piétons, cavaliers, la communication du service des postes royales et du service de diligence pour les voyageurs. Mais à Remoulins cette voie était un simple passage à gué :grave inconvénient car le Gardon était souvent en crue. L’édification d’un pont s’imposa petit à petit et devint une priorité économique et stratégique permettant de faire passer la route royale vers Paris, Lyon et la Provence. Les Etats de Languedoc délibèrent pour qu’un franchissement du Gardon soit étudié. Mais où pouvait-on construire ce pont ?
Pitot, ingénieur, est alors «directeur des travaux publics de la sénéchaussée de Beaucaire et Nîmes». Il est chargé d’établir des études comparatives entre les divers projets, Ses conclusions sont sans équivoque : la solution la moins onéreuse sera celle d’adosser le nouveau pont au « pont du Gard ». Le point de vue du concepteur est adopté par les « Etats du Languedoc ». Henri Pitot se voit confier la maîtrise d’œuvre des travaux.
Pitot mettra en œuvre ses compétences en hydraulique pour construire un pont accolé au pont romain. Les deux ponts sont mécaniquement indépendants avec un léger intervalle entre les deux ouvrages.
Henri Pitot propose d’utiliser les mêmes pierres que pour l’ouvrage romain, ainsi il est sûr que le vieillissement ultérieur sera identique. C’est ce qui explique qu’aujourd’hui, de loin, nous ne distinguions plus l’ouvrage Pitot de l’aqueduc romain.
Le Gardon a fait parler de lui dès la première année du chantier : – une crue du 29 août 1743 détruisit 35 à 40 quintaux de pierres taillées, – une crue du 25 octobre 1743 noya la carrière, ce qui nécessita des pompages pour la remettre en service, – enfin toujours la même année, les 6, 13 et 20 novembre 1743, une crue rapide monta en quatre heures, noya le chantier, détruisit l’approvisionnement de ciment et toutes les pierres de taille entreposées pour terminer le pont, occasionnant de gros dégâts .
Le Gardon en crue en 2002.
L'histoire du "Pont Pitot" La réception des travaux a lieu en février 1745 : Pendant plus de deux siècles, ce pont Pitot écoulera un trafic routier intense. C’est la création du chemin de fer, puis de l’autoroute A9 et enfin la reconstruction dans les années 1994 du nouveau pont routier de Remoulins assurant la totalité de la desserte locale, qui feront perdre au pont Pitot son intérêt routier. Bien qu’il ait été envisagé de le démolir il sert encore aujourd’hui aux véhicules de service, ou de secours du site du Pont du Gard. Seuls les visiteurs piétons peuvent y circuler. Si vous le foulez un jour pour contempler le géant romain, ayez une pensée pour ce grand ingénieur du XVIII -ème siècle, l’ingénieux Henri PITOT.
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