Le 15e président

Albert Lebrun

 

 

Né le 20 août 1871 à Mercy-le-Haut
Il est mort à Paris le 7 mars 1950
Il fut président de la république du 10 mai 1932 au 10 mai 1939.

Réélu, il cèdera le pouvoir un an plus tard à Pétain.

 

 

PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE - Le 15 ème

  

 

 

 



Après la guerre, il n'y avait plus guère de monde pour se souvenir de lui.

Cet ancien marathonien de la présidence écrivit à De Gaulle, à la libération, lui proposant ses services. Et rappeler à tout hasard qu'il avait jamais démissionné et que son mandat théorique achevait en 1946.

Le général ne prit pas la peine de lui répondre. Ce n'est que le 7 mars 1950 que la France se souvint de son ancien président lorsque celui-ci  rendit lame.

 

Major de polytechnique

Albert Lebrun est né le 20 août 1871 à Mercy le haut, dans cette Lorraine qui fut tristement symbolique pendant près d'un siècle.

Il est le fils d'un modeste agriculteur. Il se distingue au lycée de Nancy puis en devenant major de l'école polytechnique, et ingénieur des mines.

Ingénieur, il ne le restera pas très longtemps puisqu'il commence à gravir rapidement cette escalier politique où les premières marches sont, le conseil général, puis la députation et enfin, les ministères  ( colonies en 1911, et la guerre en1913).

En 1914 il s'engage. Commandant d'artillerie, il gagne à Verdun la Croix de chevalier de la Légion d'honneur

En 1917, Il revient dans les cabinets ministériels. Il devient sénateur en 1920, et accède en 1931 à la présidence du Sénat.

Le 10 mai 1932 une élection en forme de plébiscite le porte à la présidence. 

 

Ce fut la période mythique du Front populaire et de Léon Blum.

En juin 1936, les accords de Matignon jette la base des conventions collectives.

C'est la naissance des congés payés et de la semaine de 40 heures.

Lorsque la débâcle arrive, en juin 40, Lebrun rejoint Bordeaux. Il envisage de fuir pour l'Afrique du Nord, mais renonce et s'incline devant Pétain, croyant  que son devoir est de ne pas intervenir.

Arrêté par les Allemands, puis libéré pour raisons de santé, il réside au château de Vizille dans l'Isère.

Sa dernière apparition officielle sera à l'occasion de l'élection de Vincent Auriol, le 17 novembre 1947.

Il meurt en mars 1950.

 

 

 

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