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Le 10ème Président
Raymond Poincaré est né en 1860 à Bar-le-Duc, et mort en 1934 à Paris. Arrière petit-fils d'un député sous Louis Philippe, petit fils du doyen de la faculté de Médecine, cousin du grand mathématicien Henri Poincaré, il appartient à la bourgeoisie lorraine. Avocat, il entre au parlement à 27 ans et devient ministre à 34 ans. Il est Président de la République de 1913 à 1920. Il est entré à l'Académie française en 1909. Il a une fougue et une détermination qui font de lui un des présidents les plus actifs et les plus remarquables de notre République.
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Il est avocat de formation. Mais c'est la politique qui le passionne |
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D'abord député de la Meuse, il se signale au Parlement par une mémoire prodigieuse, disant ses discours sans notes. Plusieurs fois ministre sous Armand Fallières c'est ce dernier qui l'appelle à la présidence du conseil en 1912. Il est populaire et efficace. Il n'a que 51 ans quand l'heure de la présidentielle sonne. Il appuie la loi qui porte le service militaire à trois ans. La France pourra ainsi aligner une armée comparable à celle de l'Allemagne. Confronté à la lutte, il va être de tous les combats. Il parcourt tous les fronts. Il encourage les soldats , profondément ému par leurs souffrances. Il appelle Clémenceau, son adversaire de toujours, pour former un gouvernement de choc en 191
Le "Père de la Victoire" fera merveille. En novembre 1917, Clémenceau est président du Conseil et forme un gouvernement consacré à la poursuite de la guerre. Partisan farouche d'une victoire totale sur l'Empire allemand, il poursuit la guerre et se voit attribuer le surnom de « Père la Victoire » à l'issue du conflit. La guerre achevée, à peine signé le traité de Versailles, Poincaré quitte l'Elysée. Il prend une semi-retraite, se consacrant à des études politiques.
Mais la grande crise de 1922 contraint Millerand à le rappeler aux affaires où il occupe le poste de président du conseil et ministre des affaires étrangères. L'heure est grave car l'Allemagne rechigne à appliquer le traité de Versailles. Poincaré fait occuper la Ruhr. Il s'oppose à Millerand dans sa tentative à modifier la constitution et reprend ses distances avec la politique. Cependant son extraordinaire destin se poursuit et il sera rappelé encore par Gaston Doumergue en 1926 pour redonner la confiance au pays.
Millerand a été président du Conseil du 20 janvier au 23 septembre 1920, puis président de la République du 23 septembre 1920 au 11 juin 1924 |
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