Louis-Alphonse Thiers est né le 15avril 1797 à Marseille.

A défaut d’entrer à Polytechnique, son rêve, il fait son droit à Aix.

En 1820, il est avocat mais les clients n’affluent pas. Alors, il monte à Paris à pied avec cent francs dans la poche. Intrépide, le jeune homme trouve un poste de secrétaire chez le duc de La Rochefoucauld tout en écrivant au « Constitutionnel ». La publication d’une imposante histoire de la Révolution lui apporte fortune et gloire. A 33 ans il a son fauteuil à l’Académie.

En 1830 Charles X rétablit la censure par ordonnance. Au journal le « National », Thiers prend la tête des journalistes qui s’insurgent contre cette décision.

Il suggèrera par la suite la prise du pouvoir par Louis-Philippe qui, devenu roi, le nommera conseiller d’état et secrétaire général aux finances.

En 1831 il est ministre à poigne de l’intérieur et réprime avec vigueur les émeutes républicaines.

Il est Président du Conseil à 42 ans.

Le DEUXIEME PRESIDENT de la République

En 1848 la révolution ébranle la capitale. L’ambitieux Thiers renie son souverain et appuie mollement Louis-Napoléon Bonaparte qu’il traitre de « crétin ».

Le 2 décembre c’est le coup d’état et le prince-président exile Thiers.

Le « petit homme » réintègre la Chambre en 1863 et devient opposant farouche du gouvernement de Napoléon.

 

La France est en guerre contre la Prusse. Thiers est contre ce conflit qui dure  du 19 juillet 1870 au 28 janvier 1871, entre la France à une coalition d'États allemands dirigée par la Prusse.

Le DEUXIEME PRESIDENT de la République

Il tente  d’obtenir un armistice. La débâcle consommée, alors que le second empire « est à terre », l’Assemblée l’élit en février 1871, « chef du pouvoir exécutif de la République ». Il a tout pouvoir pour négocier avec l’ennemi. La France perd l’Alsace-Lorraine et le vainqueur défile dans Paris.

Les parisiens épuisés par le siège se soulèvent. L’impitoyable Thiers organise une  répression méthodique.

Le DEUXIEME PRESIDENT de la République

L’armée pénètre la nuit dans la ville et du 21 au 28 mai sous le regard des Prussiens qui occupent les forts, c’est la « semaine sanglante » : exécutions sommaires, prises d’otages, barricades, quartiers incendiés. On dénombre 30 000 morts, des centaines d’individus déportés.

Le DEUXIEME PRESIDENT de la République

Le DEUXIEME PRESIDENT de la République

Le 31 août 1871, l’ordre règne et l’Assemblée accorde à Thiers le titre de Président.

Mais les monarchistes ne lui pardonnent pas sa trahison. Le 14 mai 1873, il est contraint de démissionner. C’est Mac Mahon qui, par devoir accepte de le remplacer.

 

 

Thiers retrouvera son banc à la Chambre en 1876 et se réconciliera avec tout le monde, partageant avec Gambetta la direction du parti républicain bientôt triomphant.

Il meurt un an après,  le 3 septembre 1877

à Saint-Germain-en-Laye.

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