Au revoirEn ce soir du mois de mai 1981 Valéry Giscard d’Estaing se lève un peu maladroitement de sa chaise.Un dernier regard ,Vaguement suppliant un regard d’incompréhension puis l’ancien président se retourne et s’en va. |
Les Français n’ont pas oublié ce départ quelque peu théâtral. Valéry Giscard d’Estaing n’avait jamais connu l’échec. |
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Le 20e président
Valéry Giscard d’Estaing est né à Coblence en Rhénanie Allemagne le 2 février 1926.Il fut élu président de la Républiquele 24 mai 1974etbattu par François Mitterrandle 10 mai 1981.
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Son père Edmond membre de l’Institut et inspecteur des finances Et occupe le poste de directeur des finances au haut-commissariat français en Rhénanie. Son grand-père Agénor Bardot député Auvergnat lui aurait transmis ce gène de la politique.
Valérie est très vite un jeune homme brillant d’abord à Clermont-Ferrand puis à Polytechnique Et à l’ENA. . C’est presque naturellement qu'on le retrouve en 1952 à l’inspection des finances . Il est député maire de Chamalières conseiller général et candidat à la mairie de Clermont Ferrand un bastion détenu par la gauche depuis plus de 40 ans Après un passage comme secrétaire d’État dans le gouvernement de Michel Debré il devient dans le cabinet Pompidou en 1962 le plus jeune ministre des Finances que la France ait connu : il a 36 ans Il retrouve sous la présidence de Pompidou ce poste en 1969.
Lorsque la nouvelle fut connue de la mort de Pompidou deux géants se dressèrent pour relever le flambeau. Chaban l’héritier de la tradition qui s’était mis en réserve de la République après avoir démissionné du poste de Premier ministre de Pompidou en 1972. Et Mitterrand dopé par le Congrès d’Épinay qui avait reconstruit autour de lui une gauche nouvelle et puissante. Un programme commun était là Les turbulences de 68 s’étaient un peu estompée. Le combat paraissait simple. Lorsque tout à coup Giscard s’intercala. Représentant une famille politique différente de celle de Chaban il ne pouvait faire figure de traître tout au plus de rabatteur. Il coiffe Chaban sur le poteau au premier tour. La France coupait le cordon avec l’immense statue de De Gaulle Giscard incarnait alors le changement sans risque. Les premières années du septennat furent placées sous le signe des réformes. L’apaisement de la majorité à 18 ans donna à la jeunesse l’illusion d’avoir été comprise et reconnu. Bien plus courageuse fut sous l’impulsion de Simone Veil l’adoption de la loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse. Mais la mécanique Giscard va s’essouffler. Le choc pétrolier casse la belle machine économique. Le chômage augmente de 30% pour la seule année 1974. En 1975 on atteint le million de sans emplois. La grogne se généralise dans le monde entier. Chirac s’en va il est remplacé par un haut fonctionnaire quasiment inconnu Raymond Barre. Le meilleur économiste de France prêche l’austérité. Un langage de vérité qui passe d’autant plus mal que Giscard est touché par l’affaire des diamants de Bokassa. Le chômage s’est installé durablement 1600000 personnes en 1981. A 14% d’inflation fait des ravages. . Alain Peyrefitte brandit une loi sécurité et liberté qui scandalise le peuple de gauche qui a frôlé la victoire en 1978 En 1981 le pouvoir a usé Giscard . L’homme a blanchi même physiquement. Il fait de la résistance jouant sur la peur qu’une bonne partie de la France éprouve devant le grand saut dans l’alternance. Et cette fois Mitterrand a peaufiné toutes ces armes. Il est élu président de la République en 1981.
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