| Puycelsi est un vrai petit paradis du Périgord, classé parmi les plus beaux villages de France. Grâce à sa position privilégiée sur un imposant rocher, il domine la région |
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La petite cité est surnommée la "Forteresse des Bois". Le village domine la forêt royale de Grésigne où les Maîtres Verriers trouvaient à la fois le bois et le sable indispensable à leur œuvre. Cette forêt est l'une des plus grandes chênaies d'Europe ! |
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Les verreries de la Grésigne étaient de petites entreprises familiales, dont les fours étaient installés dans la forêt. Leur main-d’œuvre était réduite. En 1725, par exemple, on décomptait cinq à six ouvriers pour chacune d'elles.
La forêt permettait donc de produire du bois, de fabriquer du charbon et d'alimenter les fours utilisés en verrerie. Elle permettait aussi aux familles de se chauffer et de cuire leurs aliments. En périphérie du village, à l’angle d’une rue, nous avons découvert une meule charbonnière.
C'était, généralement le charbonnier qui assurait la fabrication d'une telle meule. Son expérience était indispensable pour la transformation du bois en charbon, en toute sécurité.. Comment le charbon est-il fabriqué ? Sur un espace défriché et nivelé d’à peu près 6 mètres de diamètre on plantait un pieu d’environ un mètre de haut qui servait à empiler le bois et à stabiliser la meule. Ce pieu fournissait aussi un point d’appui à l’opérateur qui montait sur la meule au moment de couvrir le bois de terre. Le pieu était retiré avant l’allumage. Son emplacement correspondait à la cheminée de la meule. Le bois à carboniser était empilé serré. Les morceaux les plus longs étaient placés verticalement contre le poteau central, les plus petits tout autour. Les vides étaient remplis avec du « menu » bois et recouvert de terre. De six à dix entrée d’air étaient ménagés à la base de la meule.. Plus le bois était sec, meilleure était la qualité du charbon. La meule était couverte de terre (sable, limon, argile) sous laquelle avait été déposé 10 à 20 cm de paille, de feuilles ou d’herbes grossière. Depuis l’allumage de la meule jusqu’à la fin de l’opération qui pouvait durer plusieurs jours, le charbonnier surveillait la combustion. Une intervention rapide était indispensable en cas de combustion trop forte, la meule risquant de bruler entièrement. Toutes les aérations étaient obstruées de terre lorsque la carbonisation était achevée. C’est la couleur blanche de la fumée qui permettait au charbonnier de juger de la fin de la carbonisation. Le charbon était retiré petit à petit à l’aide d’une fourche en veillant à ce qu’il ne s’enflamme pas à nouveau. Il pouvait arriver qu’il soit arrosé pour éteindre complètement toutes les braises.
Stocké, il était alors conditionné en sacs pour être vendu.
Mise en sacs du charbon dans la forêt de Grésigne autrefois
Livraison du charbon dans les Pyrénées Ariègeoise.
Aujourd'hui le charbon de bois est encore beaucoup utilisé pour les grillades en été.
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