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Les « sarans » (les nobles disent « sérans ») défendent trop bien leur territoire. Ils se mettent souvent à plusieurs pour chasser à l’affût. Mais leur gloutonnerie fait que le moindre appât leur joue des tours. Carnassiers qu’ils sont, ils ne peuvent s’empêcher de sauter dessus. Le poisson est un prédateur vorace qui se nourrit de petits poissons, de céphalopodes, de crustacés et de vers. C’est ce qui fait qu’il est une proie facile et complaisante à la portée des débutants. Loin de là l’idée de considérer que le pécheur présentant fièrement sa prise est novice. Même si le sarran commun se pêche très facilement, prendre trois poissons d’un seul coup, d’un seul, n’est pas donné à tout le monde. Trois ou quatre prises identiques et autant de pommes de terre,un bon vin de « Faugère » peuvent être les ingrédients d’un bon repas. Regardez ce poisson de près. Sur une coloration généralement rouge brique à jaune roussâtre, sont superposées sept à neuf bandes verticales sombres. La tête est bariolée de couleurs vives. Des sinuosités sur l’opercule forment parfois des arabesques ressemblant à de l’écriture. Pour cette raison, une espèce porte le qualificatif de « saran écriture ». Une chose n’est pas décelable sur la photo ; le saran est un poisson hermaphrodite particulier: il arrive qu’il soit à la fois mâle et femelle mais il a besoin d’un partenaire pour la fécondation. Cela n’étonne plus de nos jours. Il n’empêche, qu’il peut entrer dans la composition d’une excellente bouillabaisse ou d’autres soupes de poissons. Quand vous saurez que la colline au fond de la photo est celle de Sête (colline St Claire) vous aurez compris que la « palangrotte » que tient à la main notre marin est celle d’un véritable connaisseur. Tous nos remerciements d’avoir transmis ce cliché au journal. |
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