| 1907 - Des femmes cochers. |
| 1907 : un article " pleine page "du journal "L'ILLUSTRATION" met l'accent sur la volonté d'évolution des femmes qui aspirent à prendre place sur le siège des conducteurs d'omnibus. |
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Est-ce l’aurore d’une révolution sociale ? Est-ce simplement une évolution normale du progrès moderne ? Faut-il approuver ? Faut-il blâmer ? De quelque façon qu’on envisage ou qu’on juge cette nouvelle conquête du féminisme, le fait n’en n’est pas moins d’importance. Toute la presse a consacré aux débutantes, des articles, des biographies, des interviews ; elles ont un succès de curiosité auprès du public parisien, qui accueille leur entrée dans la carrière avec une bienveillance à peine atténuée d’une légère pointe de malice ; les gestes et propos discourtois de quelques automédons jaloux et irascibles, loin d’humilier leur concurrentes, les consacrent comme un baptême ; enfin elles ont le suprême honneur de savants linguistes, des académiciens, discuter du vocable définitif qu’il convient de leur appliquer : cochère, cochette, cochesse, cocherelle … L’illustration de son côté, a voulu montrer, réunies en un groupe solidaire, ces vaillantes novatrices, ces héroïnes de la première « prise de fouet », en février 1907. Elles se sont prêtées à la pose de la meilleure grâce du monde, d’abord parce que la coquetterie féminine n’abdique jamais ses droits, puis probablement aussi parce qu’elles ont compris que la vedette de l’actualité n’était pour elles qu’un privilège passager ; car le temps est proche peut-être où l’on sera si bien habitué aux femmes cochers devenues légion qu’on ne les distinguera plus de leurs camarades masculins.
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Six ans plus tard, en janvier 1913, le dernier omnibus hippomobile disparaissait de la capitale. Son enterrement a fait l'objet d'une concentration importante de Parisiens venus rendre un dernier hommage à un moyen de transport qui avait marqué près de 75 ans de leur vie.
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| En été 1906, déjà, les premiers omnibus automobiles parisiens étaient mis en service sur la ligne AM, Montmartre - Saint-Germain-des-Prés |
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Qu'en est-il aujourd'hui plus d'un siècle après ? Conduire des bus c’est un métier que les femmes peuvent pratiquer depuis environ une quarantaine d’années, du moins en France. C’est une durée suffisante pour qu’on puisse comprendre si les conductrices ont trouvé leur compte et leur place dans un métier pendant longtemps réservé aux seuls hommes. On constate alors que le pourcentage de conductrices dans les transports en commun reste encore aujourd’hui très bas : 6,7% à la RATP, à peu près le double dans l’ensemble des entreprises françaises du transport routier voyageur. https://journals.openedition.org/temporalites/ |
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