LE MYSTERE .. levé.. du SARCOPHAGE d'Arles-sur-Tech

Le Cami - N° 108

 

 

Visitez l'Abbaye d'Arles sur Tech. Elle vaut le détour.

Le Cami - N° 108

 

Selon les écrits, l’affaire du sarcophage d’Arles sur Tech aurait débuté en l’an 960 suite à l’arrivée de reliques rapportées de Rome et déposées dans un sarcophage en marbre.

 

Le Cami - N° 108

Depuis le moyen-âge, on raconte que ce tombeau se remplierait régulièrement d’une eau pure et limpide aux pouvoirs miraculeux.

Mais il ne s’agirait pas simplement de quelques gouttes,

Depuis toujours des personnes mènent l’enquête. On raconte  qu’en 1529 des troupes de Charles Quint auraient bu de cette eau durant quinze jours.

Une enquête a été menée en 1587 pour prouver qu’aucun   ruissellement ou canalisation quelconque n’étaient à l’origine de ce mystère.

Alors miracle ?

La thèse du miracle a bien évidemment été la première avancée, tandis que d’autres hypothèses ont vu le jour tout au long de l'histoire. Le Cami - N° 108

Une étude menée sur plusieurs années a été rendue publique, confirmant ce que l’on savait déjà sur l’origine de l’eau recueillie (essentiellement de l’eau de pluie) et précisant en particulier la part que tient la condensation dans le phénomène.

 

Un phénomène expliqué depuis 1961

En Décembre 1961, l’enquête sérieuse de trois hydrologues , suite à des expériences et relevés effectués avec l’accord des autorités paroissiales, fournissait des conclusions claires et précises.

Le fond du sarcophage est quasi-imperméable . Le couvercle du sarcophage est perméable.

 L’eau met en moyenne 5 jours pour le traverser (entre2 et  20 jours). 30 % de l’eau de pluie est récupérée.

Il y a peu de circulation d’air entre intérieur et extérieur, donc peu d’évaporation.

L’eau « ruisselle sur le couvercle et pénètre entre couvercle et corps... ». 

 

La confirmation

 Un article vient de paraître dans la revue scientifique internationale Atmospheric Research. 

 

Après trois années de relevés, le résultat est sans ambiguïté ; la production d’eau est due au bilan global de trois phénomènes : eau de pluie, condensation et évaporation.

La quantité d’eau issue de la condensation est six fois plus élevée que celle qui s’évapore, et la condensation produit en moyenne 10 % de l’eau présente dans le sarcophage : l’eau de pluie représente ainsi 90 % du phénomène.

Synthèse d’un texte de : Association Française pour l’Information Scientifique

Pour la science, le « mystère » est une nouvelle fois éclairci. Mais pour ceux qui ont la Foi, et quelques autres de mauvaise foi, nul doute que cette nouvelle étude ne suffira pas...

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :