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En 1909 la conquête des airs fait partie des rubriques sportives des journaux et magazines. L'idée est d'abord de "tenir" dans les airs le plus longtemps possible, en s'élevant le plus haut possible. Au cours des douze prochains numéros de "Le Cami", nous suivrons mois par mois l'évolution de cette discipline en nous référant aux articles du magazine "La Vie au Grand Air" très en vogue à cette époque. |
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L'année aéronautique 1908 peut être appelée "l'année des aviateurs". Le tableau reproduit ci-dessous donne des repères permettant de se rendre compte des performances cette année là. |
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Avant 1908 Le 12 novembre 1906, Santos Dumont franchit 60 mètres puis 100 mètres. Le 26 octobre 1907 H. Farman vole 150 mètres puis 770 mètres |
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| PERFORMANCES LES PLUS REMARQUABLES DE 1908 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| PERFORMEURS EN 1908 |
| DERNIERE PERFORMANCE DE 1908 |
NB : Ces textes et photos sont des reproductions intégrales du journal "La Vie au grand-air" de 1909.
Evènement fin 1908 : le premier salon aéronautique au Grand Palais de Paris
Présentation du sujet par Marcel VIOLLETTE
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Tous ces monstres dorment là, sveltes libellules, monoplans audacieux, biplans formidables, autant de représentants d'une faune de transition, colossale, hésitante et bizarre comme celle de l'âge quaternaire. ... Comme tout cela nous paraîtra vieux et ridicule dans dix ans et quelle curieuse galerie constituerons tous nos oiseaux d'aujourd'hui à la rétrospective de 1920 Pensez que depuis toujours l'idée de s'élever au dessus du sol comme les oiseaux, caressa l'esprit des enfants des hommes. Un grand meeting doté de 100 000 francs de prix va s'ouvrir dans quelques mois à Monaco, et demain, le premier aérodrome ouvrira ses portes à la foule anxieuse de contempler les évolutions de tous ces avions q'elle vient de voir sommeillant sous les voutes du grand palais. MARCEL VIOLLETTE |
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Vue générale de la grande nef prise du premier étage. Quand on examine l'ensemble du Salon, du balcon du premier étage, il semble bien qu'on se trouve en présence d'un monde nouveau. C'est un peu l'aspect étrange et effrayant que présente la grande salle du Muséum, avec ses fossiles gigantesques, aux formes troublantes... On aperçoit à gauche, l'Avion d'Ader, aux ailes de chauve-souris; en face la Demoiselle, de Santo_Dumont, qui paraît un jouet d'enfant; plus loin, le Delagrange, un impatient de nouveaux combts, et dans le fond, un bon vieux sphérique oublié, que les enfants même regardent à peine. |
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| L'avion de Farman . | |
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LES PROJETS A L' ETUDE, DEBUT D'ANNEE 1909. |
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Les frères Orville Wright ( 19 août 1871 - 30 janvier 1948 ) et Wilbur Wright ( 16 avril 1867 - 30 mai 1912 ) sont deux célèbres pionniers américains de l'aviation, à la fois chercheurs, ingénieurs, concepteurs, constructeurs et pilotes. Les frères Wright sont originaires de Dayton, dans l'Ohio, aux États-Unis, où ils possèdent un atelier de bicyclettes Une légende veut que ces modestes fabricants de vélos, s'ennuyant sur leur atelier, aient inventé l'avion par hasard, sans aide extérieure. En réalité, les frères sont des ingénieurs doués. Ils se sont inspirés de pionniers de l'aviation, tels qu'Otto Lilienthal ou Octave Chanute, pour concevoir le Flyer après cinq années d'expérimentations (cerfs-volants, planeurs, soufflerie), de recherche et de vols d'essais. En 1906 et 1907, très sûrs d'eux, les frères Wright pensent qu'ils ont cinq ans d'avance sur les autres pionniers du plus lourd que l'air et qu'ils peuvent se consacrer exclusivement à la gestion (financière) de leur invention En 1908, Orville Wright réalise des démonstrations de plus en plus spectaculaires sur le site de Fort Myer (Virginie), emportant un passager à plusieurs reprises. Un incident (rupture d'une hélice) va avoir une conséquence tragique : le 17 septembre 1908, son avion s'écrase. Le passager est tué, et Orville est gravement blessé. L'avance des Wright dans le domaine du pilotage, notamment dans la maîtrise du virage, va apparaître clairement pendant ces vols En 1909, une école de pilotage est créée à Pau.
Le premier janvier, l'aviateur américain commence ses préparatifs de départ. Le Flyer sera démonté et expédié à Pau. Rejoint par Orville, convalescent à la suite de son accident de Fort Myer, Wilbur organise la reprise de ses démonstrations en janvier 1909, à Pau. Il reprend ses vols le 3 février 1909, au Pont-Long, où il jette les bases de l'école de pilotage en poursuivant la formation de Charles de Lambert et du capitaine Lucas-Girardville, auxquels s'ajoute Paul Tissandier, qui débute. Au début de mars 1909, à Pau-Pont Long, l'aviateur américain achèvera la formation de Paul Tissandier, auquel les frères Wright transmettent la responsabilité de l’École de pilotage Wright |
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Pourquoi à Pau ? |
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En 1908, Wilbur et Orville Wright viennent faire des démonstrations de leur machine, le Flyer, en France, dans le cadre d'un contrat de licence longuement négocié. Un banquier Français, Lazare Weiller, président de la toute nouvelle Compagnie Générale de Navigation Aérienne, a réuni autour de lui un comité d'hommes d'affaires passionnés par les possibles développements de l'aéroplane que les Wright disent avoir mis au point. Le 23 mars 1908, le consortium Weiller conclue un accord de licence pour la somme de 500 000 francs or avec les deux frères qui, en contrepartie, doivent réaliser en France un certain nombre d'épreuves, notamment des vols avec passagers ou lest, et aussi la formation de trois pilotes qui seront désignés par l'Aéro-Club de France. |
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En janvier 1909, Wilbur Wright découvre Pau |
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... une ville où les sports pratiqués par "la bonne société" règnent en maîtres. Plusieurs centaines de familles étrangères, principalement anglaises, russes, américaines du Nord ou du Sud, ont, depuis la première moitié du XIX°, pris l'habitude de passer l'hiver à Pau. Golf, polo, tennis, jeu de paume, chasse à courre, pêche au saumon, chasse en montagne, aérostation, la réputation de Pau est telle que le International Herald Tribune titre, en 1906 : " Pau is the hub of the Sporting world ! " Pau est le centre du sport mondial ! L'aviateur américain arrive dans une ville en pleine expansion. Le boulevard des Pyrénées, balcon sur un décor de rêve, vient d'être achevé. La villa Beaumont et son Palais d'Hiver est devenue un casino brillant. Le luxe est partout : villas, palaces, rivalisent de confort et reçoivent, sans complexe, le Gotha international. |
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Le 8 août 1908, au cours de son premier vol, Wilbur avait prouvé au monde entier la maîtrise totale de son appareil. Louis Blériot et ses amis s'inclinent devant le maître. Le capitaine Ferber déclare : "Sans lui (Wilbur), je ne serais rien". Louis Barthou, ministre des Transports est présent lui aussi. Il félicite Wilbur chaleureusement et montera courageusement et à plusieurs reprises, au Mans puis à Pau, à bord du Flyer. Paul Tissandier est le fils du célèbre savant Gaston Tissandier, inventeur du moteur électrique pour dirigeable. Grâce à Gaston Tissandier, dès 1883, le contrôle d'engins volants plus légers que l'air devenait réalité. La famille Tissandier s'était installée à Jurançon, aux portes de Pau car le savant jugeait le climat du Béarn idéal pour y poursuivre ses expériences. Comme Tissandier, le magnat James Gordon-Bennett, fondateur de l'International Herald-Tribune, a lui aussi choisi Pau pour se consacrer à son sport favori : l'aérostation. Dès la fin du XIX°, à Pau, la Science fraternisait avec la Finance. Le gotha de l'aérostation faisait du ciel de Pau un laboratoire d'études et d'expérimentation sur les plus légers que l'air |
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En ce début d'hiver 1908, Tissandier estime qu'un déménagement pour Pau, où l'hiver est plus calme et clément, serait opportun. Aussitôt informé, le maire de Pau, propose l'établissement d'un champ d'aviation sur la Lande du Pont-Long et offre la construction d'un hangar pour abriter l'appareil et loger les Wright. Wilbur se laisse convaincre et le hangar, dessiné par Wilbur, est construit rapidement. Orville, convalescent après son accident à Fort-Myers, et sa sœur Katharine arrivent enfin à Pau. La fratrie est réunie et fêtée par la colonie étrangère et la population locale.
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Les vols vont ensuite se succéder rapidement, avec les élèves qui peuvent enfin faire un apprentissage régulier |
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Ces vols attireront au Pont-Long des foules considérables et des célébrités, notamment les rois d'Angleterre, Edouard VII, et d'Espagne, Alfonso XIII. |
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La visite du roi d'Espagne. |
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