LES COMMENTAIRES DUFILM
 

En arrivant dans la ville de Île Rousse vous entrez d’emblée dans l’histoire de la Corse.

A une petite demi-heure de route au sud, en longeant la côte, Calvi est une forteresse construite en 1272 par la République de Gênes qui souhaitait agrandir son territoire. Les génois contrôlaient l’île.

Les plus anciennes preuves de la présence humaine de la Corse remontent à la fin du IXe ou au début du VIIIe millénaire av. J.-C. À cette époque, les côtes sont fréquentées par de petits groupes de pêcheurs, sans doute en provenance du littoral italien le plus proche. Si leur séjours se sont parfois prolongés comme en témoignent les sépultures, ils n’ont semble-t-il pas abouti à une colonisation pérenne de ces îles. Les tentatives d’implantation dans ces îles sont restées limitées, les groupes n’ayant probablement pas trouvé les conditions nécessaires à une installation sur le long terme.

Pour retrouver la trace des premiers occupants du territoire de l’^le rousse, il faut remonter au 5ème millénaire avant Jésus-Christ. Des fouilles archéologiques ont permis de découvrir de pierres de l’âge du néolithique

À cette époque, les côtes sont fréquentées par de petits groupes de pêcheurs, sans doute en provenance du littoral italien le plus proche. Leur séjours n’ont semble-t-il pas abouti à une colonisation pérenne de ces îles. Les tentatives d’implantation sont restées limitées, les groupes n’ayant probablement pas trouvé les conditions nécessaires à une installation sur le long terme.

Ce peuplement s’est effectué par voie maritime et témoigne de l’arrivée de groupes maîtrisant suffisamment la navigation pour parcourir les 80 km qui séparent la Corse des côtes italiennes les plus proches (60 km depuis l’île d’Elbe).

Au dernier millénaire avant notre ère le village était rattaché à la ville de Tyr en Phénicie. La Phénicie était constituée de l’actuel Liban de la Syrie et de La Palestine. La cité très peuplées était une petite ville prospère.. Elle était alors nommée Agila

En 240 avant JC, les Corses s’opposent aux romains. L’occupation romaine fera l’objet de nombreuses rebellions. La cité devient romaine, rebaptisée « Rubico Rocega » ( roche rouge ).

Au Moyen-Age, le site est confronté à plusieurs vagues de combats : la course au pouvoir oppose Gênes, l’Espagne, les Turcs et les Français. L’Île-Rousse est ses proches communes changeront donc de nationalité à plusieurs reprises. L’architecture héritera des cultures de ces divers habitants : Gêne, Grèce, Pise…

Comme toutes les villes côtières de la Corse, Ile Rousse a fait l’objet d’invasions de barbares venus d’afrique du nord qui ont provoqué la fuite de ses habitants. Elle a été pour cette raison, un temps totalement désertée par la population au profit des villages de Santa Reparata, Monticello, Corbara et Pigna.

Actuellement la ville appartient à la piève d'Aregno, en Balagne. Une piève, désigne une circonscription territoriale et religieuse dirigée par une église rurale avec un baptistère. L’église Notre Dame de la Miséricorde, d’abord construite dans la rue Notre Dame, fût reconstruite sur les hauteurs du centre-ville et jouxte l’ancien couvent des franciscains. Quant à l’église de l’Immaculée Conception de Marie, elle est sur la Place Paoli. Elle attire tous les regards avec son parvis orné d’énormes palmiers-dattiers.

L’île rousse doit son nom son emplacement face à la Pietra qui était alors une île. «La Pietra, signifie la grosse pierre». Aujourd’hui elle est devenue presqu’île puisque reliée à la terre.,

C’est en 1758 que le lieu connait un tournant dans son histoire.  Pasquale Paoli veut concurrencer le commerce maritime entre Calvi et Gênes.

Qui est Pascal Paoli ?

Pascal Paoli est une des figures les plus marquantes de l’histoire de Corse. Pour certains, un « héros » insulaire du XVIIIe siècle. Personnage considérable, aux yeux de nombreux Corses. Pour d’autres, l'homme est regardé comme l’opposant à la cause française en Corse. Il a été le chef d’un "Etat Corse" indépendant qui a existé de 1755 à 1769 jusqu'au moment où il a été battu par les troupes du roi Louis XV lors de la bataille de Ponte Novo. Par ailleurs, Paoli estpar ailleurs regardé comme un grand homme, ailleurs dans le monde, en Angleterre notamment, mais aussi aux Etats-Unis, où il y a six ou sept villes qui répondent au nom de Paoli'cities.

 

En 1758, donc, alors chef de l’état Corse, il fait construire un port en eaux profondes et on assiste à la naissance de la future ville d’Ile Rousse qui ne portera ce nom qu’à partir de 1825. Devant les premières maisons de la petite ville, Paoli s'écria qu'il avait planté les potences pour y pendre Calvi. C'était un acte politique destiné à combattre l'influence génoise qui avait fait de Calvi le centre de son expansion. L'Ile-Rousse devait d'abord s'appeler Paolina, du nom de son fondateur; pendant quelque temps elle s'appela Vaux, en l'honneur du comte de Vaux qui avait en 1768 terminé la conquête de la Corse. Elle prend son qualificatif « rousse » en référence à la couleur des roches de la presqu’ile.

A partir du XVIIème siècle, des magasins appartenant à des habitants du village de Santa Reparata voient le jour afin d’approvisionner par voie maritime les villages côtiers de la région ainsi que ceux du Niebbo et une partie du Cap Corse.

En 1765, des fortifications sont construites autour du port, notamment l’édification de 2 grandes portes donnant accès aux villes d’Algajola et Santa Di Reparata.

Le passé est encore visible sur l’île de la Pietra grâce à «une tour de défense construite en 1570». Cette tour génoise, héritière des «invasions barbaresques» est restaurée au 20ème siècle. Elle partage l’histoire du lieu avec un phare du même nom.

Il date de 1857, sous Napoléon III. Année durant laquelle on a balisé les routes maritimes par des phares. L’Île-Rousse a bénéficié de l’implantation de l’un d’entre eux, au même titre que celui de la citadelle au port d’Ajaccio, ou que le Dragon du port de Bastia.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, «l’îlot a servi d’implantation à la défense anti-aérienne italienne puisque l’armée italienne occupait militairement la Corse».

Longtemps habité, le phare a fini par fermer ses portes «il y a une trentaine d’années».

«En 2012, l’île a été acquise par le conservatoire national du littoral.

Île-Rousse comporte un port de commerce qui est le 3e de Corse par l'importance du trafic de marchandises et passagers après Bastia et Ajaccio.

 

 

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