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PETITE HISTOIRE DES LIONS D'ARLES
C’est en partie grâce à un auteur provençal, Bertrand Boysset que nous avons gardé les traces de cet animal dans la ville. L’homme a tenu une chronique durant la période médiévale. Il y parle à plusieurs reprises de lions.
Il raconte.…
27 mai 1402. Combat du lion avec un taureau : le roi Louis a fait combattre le lion avec un taureau dans la cour de l'archevêché.
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L'an 1402, le 10 août, le roi Louis a fait combattre un mouton avec le lion dans l'enclos où se trouvait le lion dans la cité d'Arles. Il vous faut savoir que le mouton a fait fuir le lion, lui a donné un grand nombre de coups avec la tête là où il pouvait l'atteindre. Ensuite le roi a fait ouvrir la porte, a fait sortir le mouton et l'a fait porter au palais pour le nourrir, car il s'était si bien comporté.
L'an 1405, le 3 avril, est mort le lion d'Ar1es qui avait vécu à Arles 19 ans et 6 mois.
L'an 1405, le 15 avril est venu le lion qui avait été donné au roi. Ce lion avait peut-être 6 mois. Il avait été offert par le maréchal de France, Boucicaut, gouverneur de Gênes.
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Le lion prend un homme : L'an 1406, le 8e novembre, le lion d'Arles a pris la main d'un homme dans sa gueule. Il l'a tiré à travers la grille jusqu'à l'aisselle de telle manière qu'il arracha la main et le bras jusqu'au coude. Du coude à l'aisselle, la chair fut toute déchirée par ses griffes. On a emporté l'homme comme mort à sa maison. On a arraché le bras et la main au lion et on l'a envoyé dans un cabas à la maison de la victime, un serrurier ; la mort l'avait saisi.
Au milieu du XVIe siècle c'est la ville qui se charge de l'entretien du lion trouve cette charge trop lourde et inutile et décide de se débarrasser de l'animal (déc. 1505).
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PETITE HISTOIRE DE L'OBELISQUE
Nous sortons de l’hôtel de ville pour découvrir 4 autres lions. Ils sont couchés sur le socle d’un obélisque érigé au cœur d’un bassin. Pour l’avoir lu dans la documentation de la ville nous savons qu’au 4ème siècle, sous l'empereur Constantin, le monument était installé au centre du cirque romain d’Arles. Deux cents ans plus tard le cirque tombe en désuétude, l’obélisque effondré est en deux morceaux à moitié enfoui. Provenant d’une carrière d’Asie mineure il est montré en 1564 comme curiosité à Catherine de Médicis et à Charles IX. Le roi Henry IV conçoit le projet de l’ériger au centre de l’arène. Sous Louis XIV, les consuls décident de construire un nouvel hôtel de ville.
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Les travaux débutent en 1673. On décide d’orner la place en érigeant l’obélisque reconstitué. On rassemble les deux morceaux, celui enfui dans un jardin et l’autre servant de banc devant une maison. Lors des travaux on trouve sous la place une chambre romaine de bains. Le socle est bâti dessus. Des mâts arrivés par le Rhône sont utilisés pour élever la pierre. Le 20 mars 1676, l’obélisque est érigé en moins de 15mn au son du canon, des sonneries des trompettes, et des cris d’admiration.

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A défaut de trompettes, le jour de notre visite la place est animée par les cris des enfants qui profitent du temps clément que leur offre la région. Un jeune homme profite de la résonnance du lieu pour se livrer à quelques improvisations à la guitare. Nous traversons la place pour nous diriger vers l’amphithéâtre.
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Petit à petit l’amphithéâtre perd de son prestige jusqu’à devenir un petit village fortifié en 1686.

Nous avons fait le tour de ces murs colossaux à côté desquels on se sent tous petits.

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PETITE HISTOIRE DES ARENES
C’est entre 80 et 90 après JC que l’amphithéâtre a été construit. Il est reconnu comme étant le plus important de l’ancienne colonie romaine. Sa vocation était d’accueillir le nombreux public romain avide de grands spectacles.
Des maisons sont construites tant sur le pourtour qu’au cœur du monument. La notion de « patrimoine » n’est pas dans l’esprit du peuple qui pense avant tout à un bien-être dont la notion première est la sécurité. Les murs épais et solides sont un rempart contre les attaques.
C’est seulement en 1735 que le conseil de la ville décide de ne plus autoriser la reconstruction des maisons ruinées situées dans l’enceinte du monument.
La Révolution retarde les projets de déblaiement.
En 1830, le site est suffisamment dégagé pour que puisse s’y dérouler un grand évènement célébrant la prise d’Alger : il s’agit de la première grande course de taureaux.
Depuis, l’amphithéâtre est devenu arène ou « plaza de toro » pour abriter des spectacles de Tauromachie, évènements d’origine ibérique mais aussi de tradition camarguaise très ancienne.
Tout au long du XIXe siècle, ils ont fait l’objet de plusieurs campagnes de travaux successives pour les préserver et leur redonner le prestige qu’ils avaient il y a plus de vingt siècles.
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Avec la décadence de l’empire romain les grands spectacles se font rares, le monument n’a plus l’attrait qu’on lui connaissait. Il se délabre même. A son passage en Arles en 1538, François 1er se plaint au consul de son mauvais état.
En 1822, la municipalité d’Arles se dote d’une commission des fouilles pour diriger et suivre les travaux de l’amphithéâtre et du théâtre antiques.
Il faudra cependant attendre 1825 pour que l’administration concrétise le grand projet de dégagement du site. Débute alors l’expropriation des propriétaires des 212 maisons construites depuis le Moyen Âge à l’intérieur et contre la façade, puis leur démolition
Les arènes d’Arles sont classées au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco
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