1796 – Premiers vaccins.

Après avoir constaté que les femmes chargées de la traite ne contractaient généralement pas la variole – maladie à l’époque très contagieuse souvent mortelle – le médecin britannique Edword Jenner émit l’hypothèse que la vaccine des vaches les en protégeait. Le 14 mai 1796, il inocula à un jeune Anglais le pue d’une pustule prélevée sur une fermière atteinte de vaccine et infecta délibérément l’enfant avec le virus de la « petite vérole ». Le garçon survécut. L’usage du vaccin a permis l’extinction de la maladie en 1980.

Soixante six

 

 

 

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1882 – La tuberculose.

C’est le 24 mars 1882 que le médecin allemand Robert Koch isola le bacille de Koch, la bactérie responsable de la tuberculose.. cette découverte lui valut le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1905.Le BCG, vaccin contre la tuberculose est mis au point en 1921 par les français Albert Calmette, médecin et Camille Guérin, vétérinaire.

 

1885 – La rage.

Le physicien et chimiste, Louis Pasteur, se risque à injecter plusieurs doses d’une solution contenant un virus de la rage atténué à un garçon de neuf ans mordu par un chien malade. Cet enfant survécut. En France le dernier cas contracté remonte à 1924.

 

1895 – Les rayons X

En novembre 1895, le physicien allemand Willhem Rotgen découvre de mystérieux « rayons X » émis par un ancêtre du tube cathodique de nos téléviseurs.

Ces rayons traversent une feuille de papier opaque, font scintiller un écran fluorescent mais sont arrêtés par les os.

La découverte attira l’attention du physicien français, Henri Becquerel qui découvrit la radioactivité. Wilhem Rotgen recevra le prix Nobel de physique en 1901

 

Soixante six

 

 

 

1898 – Les substances radioactives.

Marie et Pierre Curie, physiciens et chimistes français se lancent sur la trace de nouvelles substances radioactives. Ils découvrent le polonium et le radium.

Becquerel et les Curie se partageront le prix Nobel de physique en 1903.

Marie Curie reçoit le prix Nobel de chimie en 1911 pour ses travaux sur le polonium et le radium.

 

 

 

1928 – La pénicilline

Le médecin biologiste et pharmacologue britannique, Alexandre Fleming découvrit en 1928, le premier antibiotique, la pénicilline, par accident lors de l’une d ses expériences. Il constata que le champignon Pénicillium notatum utilisé par l’un de ses voisins de paillasse avait décimé les bactéries de sa boîte de Pétri. Ce fut le début des antibiotiques modernes même si la pénicilline ne fut employée que douze ans plus tard. Elle permit de soigner les maladies de la seconde Guerre mondiale et certaines maladies infectieuses.

En 1945 Fleming et le pharmacologue australien, Howard Walter Florey et le biologiste allemand Erns Boris Chain, ont reçu le prix Nobel de physiologie ou médecine pour la découverte de la purification de la pénicilline.

 

Soixante six

 

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1953 – L’ADN

Le 25 avril 1953, le généticien et biochimiste américain James Dewey Watson et le biophysicien britannique Francis Crick publiaient leur découverte sur l’ADN (Acide Désoxyribonucléique), molécule renfermant notre patrimoine génétique. Les scientifiques imaginent du même coup un possible mécanisme de copie du matériel génétique. Cette trouvaille a permis aux deux chercheurs d’obtenir en 1962, le prix Nobel de physiologie ou de médecine avec Maurice Wilkins et Rosalind Franklin, alors décédée.

 

 

1957 – La scintigraphie

C’est en 1957 que le physicien américain Hal Anger construisit la caméra à scintillation, ancêtre de la scintigraphie moderne. Il s’agit d’un appareil d’imagerie médicale de médecine nucléaire qui sert à analyser les organes (thyroïde, cœur, os ) et leur fonctionnement grâce à une caméra spécifique. L’examen est pratiqué après injection d’un produit faiblement radioactif (le traceur).Les concentrations du traceur sont reconstituées et visualisées sur un écran.

 

 

 

1960 – Le laser

Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation.

En 1960, le physicien américain Théodore Maman obtient pour la première fois une émission laser au moyen d’un cristal de rubis. Depuis le laser a trouvé des débouchés dans de nombreux domaines notamment dans le secteur médical. On utilise le laser en ophtalmologie pour corriger une myopie ou soigner une cataracte et en dermatologie.

Soixante six

 

 

1963 – Découverte du virus de l’hépatite B

En 1963, le généticien Baruch Blumberg (Etats Unis), met en évidence une réaction inhabituelle entre le sérum d’individus polytransfusés et celui d’un aborigène australien Il découvre un nouvel antigène qu’il baptise antigène « Australia ». Après plusieurs études, il publie en 1967 une étude montrant la relation entre cette molécule et l’hépatite B. En 1976 Blumberg reçoit le prix Nobel de physiologie pour la mise à jour de cet antigène et la conception de la génération des premiers vaccins contre l’hépatite B.

 

1970 (années 70) –

Le papillomavirus.

Le médecin et virologue allemand Haral Zur Hausen découvrit le rôle des papillomavirus humain dans le déclenchement du cancer du col de l’utérus. On lui attribua une partie du prix Nobel de médecine en 2008.

Les papillomavirus furent reconnus comme étant coupables des cancers de la gorge et de l’anus. En 2006 et 2007 deux vaccins permettent de se prémunir contre les quatre souches les plus dangereuses de ce virus.

Soixante six

 

 

 

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1972 – Le scanner.

L’ingénieur britannique Godfrey Hounsfield invente le scanographe qui émet un faisceau étroit de rayons X et mesure leur absorption par les tissus. Ces informations sont numérisées afin de reconstituer des images en 2D ou 3D. Godfrey a partagé le prix Nobel de physiologie de 1979 avec le physicien sud-africain Alan McLeod Cormack.

 

 

1973 – L’IRM

(Imagerie par Résonnance Magnétique) inventée par le chimiste américain Paul Lauterburg et le physicien britannique Peter Mansfield. Cette technique d’imagerie médicale, permet d’obtenir des vues en 2 ou 3 dimensions de l’intérieur du corps sans irradier le sujet. Elle repose sur le principe de la résonnance magnétique nucléaire grâce à un champ magnétique puissant. Elle reconstitue ainsi la nature des tissus explorés. Elle est plus particulièrement utilisée dans le cas de tissus mous (cerveau, moelle épinière, tendons. Elle a valu à ses inventeurs le prix Nobel de médecine en 2003.

 

 

Soixante six

 

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1983 – Découverte du virus du sida.

En 1983 deux chercheurs français de l’institut Pasteur Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi découvrent le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) qui décime dans un premier temps les homosexuels et les toxicomanes depuis 1981. Ctte découverte leur vaut de recevoir le prix Nobel de la médecine le 6 octobre 2008. Il n’existe toujours pas de vaccin contre le VIH à ce jour. Depuis sa découverte le virus du sida a tué 35 millions de personnes dans le monde, aussi bien des hommes que des femmes.

 

 

2014 – Les antiviraux contre l’hépatite C.

Touchant environ 344 500 personnes le virus de l’hépatite C se transmet principalement par contact avec le sang d’une personne infectée et peut provoquer une cirrhose ou un cancer du foie. Commercialiés en France depuis 2014, les antiviraux d’action directe ‘ADD) ont bouleversé le traitement de la maladie. Ils permettent la guérison de 95% des patients. Très onéreux, au début, ils sont actuellement à la portée de tous les malades.

 

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