|
Avant que la commune « Le Barcares » n’existe, Les pêcheurs de St-Laurent-de-la-Salanque venait faire prendre la mer à leurs barques de pêche sur la plage occupée de nos jours par les touristes. L’été Ils pratiquaient ici la « grande pêche ». L’hiver leur activité s’exerçait le plus souvent sur l’étang où ils pêchaient essentiellement l’anguille. Ils avaient besoin d’abris pour stocker leur matériel, à l'abri du vent. Ils utilisèrent le matériau le moins onéreux que l’on pouvait facilement trouver dans la région : le sanil. C’est un roseau que l’on peut encore découvrir sur les rivages de l’étang. Ces abris sont devenus avec le temps de véritables maisons où certains pêcheurs vivaient à l’année Au début du siècle, les pouvoirs publics toléraient la présence de ces abris maritimes édifiés sans achat de terrain sur le domaine privé de l'État. C’est ainsi qu’au hasard d’une randonnée sur le rivage de l’étang, il est possible de découvrir ces paillotes où certains pêcheurs habitaient en permanence.
Sur ce rivage balayé par la tramontane est né un véritable village qui devint avec le développement des congés payés un lieu où cinq mille personnes passaient leurs vacances Cette nouvelle population composée de cheminots, d'ouvriers du bâtiment, d'employés municipaux perpignanais s’installait pour l'été. Des cultures font même leur apparition : potagers avec figuiers et citronniers. Un semblant d’hygiène fait creuser des puits perdus faisant office de fosses septiques. Il reste de cette époque des années 50 de grandes paillotes d’une quinzaine de mètres de long qui ont résisté à la tramontane et semblent en bon état. Elles sont un vestige du passé du Barcarès Tous ces abris étaient conçus de la même façon. Les toits n'avaient pas de charpente, ils devaient être refaits régulièrement en raison du vent fort qui souffle à longueur d’année. Ces paillottes sont un « marqueur » de l’’évolution sociale du littoral du Roussillon. Avant que la station balnéaire ne soit créée il y avait ici une langue de terre inhospitalière, dont le seul intérêt était de fournir aux habitants des villages limitrophes un accès à la mer. Pour en garder des traces, la commune du Barcarès a créé derrière le port une sorte de musée à ciel ouvert. Les cabanes que l'on peut y voir sont récentes mais construites à l’identique des abris qui existaient au XIXe siècle. |
|
/image%2F0648822%2F20241207%2Fob_5d3059_1liv.gif)