Ces deux personnes fixent des jeunes moules sur des cordes.
En fixant les huîtres sur des cordes avec du ciment on évite qu'elles ne soient déplacées par les courants ou les vagues De plus, cette méthode facilite la récolte des huîtres, car elles sont regroupées et accessibles.
L'homme dépose du ciment qui permet de coller les huîtres sur la corde.
Les cordes en matériaux résistants à l'eau, comme le polypropylène, sont préparées.
Les jeunes huîtres, appelées "naissains", sont fixées sur les cordes à l'aide de ciment. Cela leur permet de se développer sans être en contact direct avec le fond marin et les prédateurs tels les oursins.
La dame dépose les jeunes huîtres sur le cordage.
Cette technique de production d'huîtres sur des cordes est connue sous le nom de "suspension".
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Les cordes sont immergées dans l'eau à une profondeur où les huîtres peuvent bénéficier d'une exposition adéquate à la lumière.
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Après plusieurs mois, lorsque les huîtres ont atteint une taille commerciale, elles sont récoltées.
Cette technique est appréciée pour sa capacité à produire des huîtres de haute qualité.
Un peu d'histoire.
En même temps que les techniques conchylicoles se sont développées on a vu se former une population nouvelle née de la rencontre des pêcheurs avec les gens de la terre qu’ils soient agriculteurs ou artisans
En apportant l’idée de la culture et de l’élevage dans un milieu qu’on exploitait jusqu’alors que par la prédation c’est-à dire la pêche, les terriens ont entraîné vers l’étang un système de pensées agricoles On va de temps en temps surveiller la pousse de ses coquillages dont on sait que la pluie améliore la croissance. On attend pour vendre sa production que la récolte soit mûre c’est-à-dire bonne à consommer.
Dans le passé on désignait péjorativement les pêcheurs par le nom d’esclops (sabot en occitan) en raison des grandes bottes qu'ils chaussaient pour leur travail
Les pêcheurs ne jouissaient à l’époque d’aucune estime. Pour les cultivateurs et les tonneliers qui avec les pêcheurs formaient à Sète le gros de la population, il aurait été déshonorant de marier sa fille avec un de ces esclops
Au milieu du XIXe siècle, un membre de l’Institut, professeur au Collège de France, Monsieur Coste, travaillait sur des tentatives de repeuplement des bancs d’huîtres français. Il se lança dans un voyage d’exploration sur le littoral de la France et de l’Italie.
Dans l’étang de Berre, dans la rade de Toulon et dans l’étang de Thau on répandit des centaines de milliers d’huîtres provenant principalement de Corse, de Bretagne et d’Angleterre
Pendant que l’amiral Coste conduisait ses expériences sur nos côtes les mêmes tentatives étaient menées dans les bassins de Marennes et d’Arcachon
Ces essais furent jugés infructueux au point qu’en 1865 une décision ministérielle décida d’y mettre fin
Partout où ces expériences avaient été menées quelques particuliers restaient convaincus qu'elles pouvaient aboutir
À partir de 1875 plusieurs établissements flottants destinés à l’engraissement d’huîtres importées de l’Atlantique furent construits dans le port de Sète
En 1907 à la suite de divers accidents pathologiques provoqués par des coquillages élevés dans les eaux polluées du port, l’ensemble de ces exploitations furent contraintes de quitter les canaux de la ville
Jusqu’alors l’activité conchylicole sur l’étang se limitait à l’élevage de la moule
L’ostréiculture pour se développer se heurtait à une contrainte : pour que les huîtres aient une croissance équilibrée Il fallait maintenir entre elles une certaine distance
Plutôt que de baisser les bras Louis Tudesques, entrepreneur en maçonnerie eut le premier, l’idée de fixer les huîtres en les collant avec du ciment
Le premier support destiné à la culture des huîtres fut réalisé en béton armé. Des pyramides de béton armé furent immergés devant l’exploitation de Louis Tudesques après avoir été garnies de jeunes huîtres plates collées au ciment
Posées sur les fonds, ces structures présentaient l’inconvénient d’offrir les jeunes huîtres à la voracité entre autres des oursins
Les techniques évoluèrent pour faciliter le travail des ostréiculteurs, qui aujourd’hui utilisent la technique qui consiste à coller des huîtres par un point de ciment sur des cordes en nylon, qui sont immergées, accrochées à de grandes structures en bois, facilitant ainsi la récolte.
Quelques mots sur l’étang de Thau.
Thau est un étang salé délimité au nord par des vignobles et au Sud par un cordon qui le sépare de la Méditerranée. Le point culminant des environs est le Mont Saint Clair (175m)
Thau est le 2e plus grand étang de France.
Il est enfin reconnu pour sa flore et sa faune. C’est l’étang français qui possèdent le plus d’espèces animales et végétales Ce milieu de vie est également alimenté en eau douce par des ruisseaux qui apportent les aliments et les sels minéraux nécessaires au développement du plancton.
Si vous plongez dans l’étang vous serez peut-être surpris d’y croiser quelques hippocampes
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