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Très souvent, lorsque les beaux jours arrivent, les lézards se plaisent à parcourir la terrasse sous le soleil. Pour la première fois après une course effrénée deux individus se sont poursuivis pour entamer ce qui paraissait une bataille. Rapidement le combat cessa. L’immobilisation des deux congénères me donna le temps de me saisir de mon portable pour enregistrer la suite du duel. J’assistais, en fait, non pas à un combat mais à des ébats. L’un des protagonistes saisit rapidement l’abdomen de son duelliste. J’ai de suite pensé que c’était le mâle. Mais mon intuition était-elle bonne ? Apparemment rien ne pouvait le différencier du lézard soumis. J’ai pu d’ailleurs vérifier par la suite que les lézards n’ont pas d’organes génitaux externes. Mes vérifications ont simplement consisté à me rendre sur le net pour en savoir un peu plus sur la reproduction des lézards. C’est là que j’ai appris que chez certaines espèces, il est possible de différencier le mâle et la femelle en fonction de la couleur de la présence ou l’absence de crête ou la taille. Il parait également que les lézards mâles, comme les serpents, possèdent deux hémi-pénis, qu’il est parfois possible de sentir par palpation pour les extérioriser. Sur le moment, il n’était pas question de les déranger, d’autant que celui que je prenais pour la femelle paraissait comme satisfait des contraintes que lui imposait son conquérant. Il était complètement immobilisé à la fois par sa gueule qui lui prenait l’abdomen mais auussi une patte qui tenait fermement la queue. Cette position me donna largement le temps d’apprécier l’expression corporelle des deux acolytes. J’ai même eu l’impression, qu’à un moment donné, un des deux exhibitionnistes (celui qui était conquis) manifestait, en me regardant, le plaisir et l’orgueil d’avoir été choisi comme partenaire pour faire la démonstration de son accointance sexuelle. J’ai, appris à la suite de mon « voyeurisme » qu’il est tout à fait possible d’élever des lézards comme on élève des chats ou des chiens. Dans ces cas-là il est recommandé de consulter un vétérinaire si possible spécialisé en médecine des reptiles pour choisir consciencieusement les reproducteurs. Il saura déterminer à coup sûr le sexe de l’animal et s’assurera de sa bonne santé. Il est également préférable d’acquérir les reproducteurs quand ils sont encore bébés pour les voir grandir et évoluer avant de les voir se reproduire. Je n’avais jamais pensé, auparavant ,qu’il pouvait exister des vétérinaires spécialistes du lézard. Mon farniente m’avait permis d’apprendre cela et je me rendais compte que, sous les dalles de ma terrasse, des dizaines de lézards avaient probablement hiberné et grossi en stockant les graisses dans leurs queues avant de se livrer à leurs ébats sous une température plus clémente. Que se sera-t-il passé après ? Il est bon de savoir que : Il existe des lézards ovipares et des lézards ovovipares. Les lézards ovipares pondent des œufs : l’embryon se développe dans un œuf à l’extérieur du corps de la femelle. Les lézards ovovipares ne pondent pas d’œufs et donnent directement naissance à des bébés ; cependant, le développement de l’embryon se fait tout de même dans un œuf à l’intérieur du corps de la femelle. Depuis que je sais ça, à chaque fois que je vois un bébé lézard traverser ma terrasse je me pose la question :
Je ne le saurai jamais. |
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N'hésitez pas à agrandir la photo pour voir la scène avec plus de détails !
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