Enseigne photographiée dans la bastide de VILLEFRANCHE-DE-ROUERGUE
Sur l’enseigne de notre coiffeuse de Villefranche-de Rouergue les ciseaux sont la preuve qu’ici on coupe les cheveux. Notez qu'il se dégage de le représentation des personnages un certain humour. La coiffeuse donne l'impression d'une sorcière avec ses cheveux ébouriffés. La jeune fille, courageuse, n'a même pas eu le temps de dénouer ses nattes.
| A la fin de la préhistoire, le bronze, le cuivre, l'étain, le plomb et le fer ont été travaillés soit à des fins utilitaires, soit dans une intention décorative. On employait le fer et le bronze pour fabriquer des armes ou des outils. |
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Moyen-Âge Le fer, relativement rare au début du Moyen Age, n'autorise que la production de petites pièces, dont les pentures (traverses de métal servant à l'assemblage des éléments de bois constituant le vantail d'une porte avec un dispositif de pivotement. Ce procédé fut utilisé dès l'Antiquité, et un grand nombre subsiste en France. Les enseignes suspendues à des potences en fer forgé ont succédé aux simples panneaux fixés sur les façades des maisons ou aux inscriptions sculptées dans la pierre. Perpendiculaires aux façades, elles ont l’avantage d’être plus facilement visibles quelle que soit la place du passant dans la rue. Il faut qu’elle soit représentative de l’activité de la boutique ou de la profession de l’artisan qui l’occupe pour permettre de deviner cette activité. Se contenter d’une simple inscription aurait lésé les individus ne sachant pas lire. Essentiellement pour cette raison, les échoppes et boutiques se différenciaient par une image qui se voulait "parlante" tout en étant la plus attrayante possible. C’était un peu comme une publicité.
Des critères étaient pris en compte pour chaque réalisation. Il fallait que l’enseigne soit de taille suffisante pour être visible de loin. Pas trop basse pour ne pas gêner le passage des piétons, solide pour ne pas se décrocher et risquer de blesser les passants. Ces critères nombreux faisaient l’objet d’une règlementation pas toujours respectée, faute de véritables normes.
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Enseigne photographiée à OLARGUES Sur l'enseigne "FRIMOUSSE" on imagine le travail occasionné par les dents du peigne qui sont d'un "beau" parallélisme. Ce simple détail reflète le travail artistique du créateur. |
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Dès le 6ème siècle les ferronniers installés dans l'enceinte des abbayes bénéficiaient de la protection des communautés religieuses pour lesquelles ils œuvraient en confectionnant des éléments destinés à la clôture et à la sécurité des bâtiments. Il arrivait également qu’on leur attribue une rue d'une ville en échange de leurs services.
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La création des enseignes en fer forgé est du ressort des ateliers de serrurerie ou de ferronnerie. L’enseigne fait partie de la catégorie de la serrurerie fixe au même titre que les serrures et leurs clés, les boucles de ceintures, les girouettes, les sièges, les horloges, les cages à oiseaux… etc. La technique du fer forgé est très simple. On chauffe le fer pour le rendre malléable puis on le modèle à coups de marteau énergiques et précis.
Sous les coups de marteau, le fer semble avoir perdu toute sa dureté. Transformé en bâtonnets ou en minces lames, il prend la forme de feuilles, de branches, de fruits ou de volutes. Donner vie au métal. Avant même de réaliser des enseignes, les serruriers fabriquaient des objets de la vie quotidienne : serrures, fer à cheval, chandeliers. L'assemblage des pièces se fait par soudure "à chaud" c'est à dire en martelant fortement le fer incandescent sorti du feu.
Les travaux des serruriers se divisent en deux catégories : - la serrurerie fixe : confection des serrures elles-mêmes et de leurs clés, boucles de ceintures, pommeaux de cannes (apparenté à la ciselure et à l'orfèvrerie), girouettes, enseignes, pentures de meubles, mobilier religieux, sièges, horloges, cages à oiseaux… - la serrurerie monumentale : indissociable de l'architecture, elle concerne la fabrication de grilles, de pentures, de balcons, de rampes d'escaliers.
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Voici une idée du travail du ferronnier dans ce petit film réalisé pour "Le Cami". |
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Le ferronnier d'art est d'abord un forgeron parce qu'il travaille souvent à la forge. Le travail à la forge, c'est le travail à chaud. Il y a des réalisations qui sont impossible à froid. Il est impossible de déformer la matière. Les ferronniers interviennent dans tout ce qui a trait au bâtiment. La ferronnerie d'art est un travail artistique dans le domaine du bâtiment. Le ferronnier est souvent en relation avec des architectes. Il intervient sur des chantiers dans des châteaux ou sur des monuments historiques. Il arrive que des communes fassent appel à eux pour des aménagements
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Dès le 11ème siècle on s'aperçoit de l'énorme quantité d'œuvres exécutées en Europe. La France, l'Espagne, l'Angleterre, l'Italie, l'Allemagne et la Suède rivalisent de talent et d'imagination dans leurs travaux.
Les grilles, souvent placées à l'intérieur des édifices, brillent par leur diversité : à Zamora et à Pampelune (Espagne), elles sont produites grâce à l'habileté des forgerons Arabes, qui ont donné un élan considérable à cet art, et les forgerons Espagnols ont perpétué le savoir-faire dans les siècles suivants . Au 16ème siècle, l'art de la ferronnerie atteint son apogée grâce à la richesse des mines de fer du nord de l'Espagne. On trouve d'immenses grilles ouvragées dans les plus modestes églises et elles atteignent 6 à 8 mètres de haut et 10 à 12 m de large dans les cathédrales. C'est au 17ème siècle que la France trouve son propre style, né de la nécessité d'enclore les bâtiments royaux et princiers : le château de Versailles est l'exemple le plus connu. Rampes, balcons, et balustrades deviennent à cette époque des sujets majeurs pour les ferronniers. Cet essor est également remarquable dans les pays germaniques. En France, l'âge d'or est le 18ème siècle. Tous les architectes dessinent et gravent des modèles de ferronnerie. Tous les châteaux et hôtels possèdent grilles de clôture, portails, rampes ou balcons en ferronnerie. Mais au 19ème, les moulages et la fonte du fer, nés du développement industriel, se substitueront au travail du ferronnier, et cette décadence artistique frappe tous les pays d'Europe. Cependant, au 20ème siècle, le fer connaît un renouveau spectaculaire et devient l'élément essentiel de la construction des édifices. Les ferronniers mettent en œuvre de nouveaux procédés industriels, créant des œuvres techniques éblouissantes.
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