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Toutes les photos de la page peuvent être agrandies Collioure, quelle meilleure escapade quand une belle journée ensoleillée s’offre à vous en plein mois de février ? Toutes les rues vous appartiennent. Aucune difficulté pour trouver une place aux terrasses des bistrots mais surtout pas de problème pour garer sa voiture. |
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Tranquillement, nous avons d’abord flâné jusqu’au bout de la jetée qui ferme l’ancien port . COLLIOURE a été la destination de nombreux navigateurs phocéens, romains et grecs qui en ont fait un site archéologique très riche. Dès l’Antiquité, Collioure, fut un port important sur la Méditerranée. Sa position stratégique facilitait les échanges de produits. Au XIIIème siècle, Collioure possédait des ateliers de construction navale et exportait thon et sardines salées, vins, draps, huiles, miel, cire et savon… Durant la période où Collioure appartenait au Royaume de Majorque (1275-1344), le port de pêche et de commerce connut sa période la plus florissante. Il devint aussi progressivement port de guerre. Les conflits s’estompant le commerce avec l’Afrique du Nord se développa. La pêche, la salaison, le vin favorisèrent le maintien d’une activité portuaire. Les barques catalanes occupaient les plages, la ville comptait plusieurs chantiers de construction de barques et de nombreux ateliers de salaison. L’anchois de Collioure a fait la renommée du petit port de pêche. |
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Mais, les techniques de pêche évoluant, le moteur viendra suppléer la voile latine à partir de 1927. Dans les années 1960, l’arrivée des chalutiers, dont la taille importante n’était pas adaptée à la taille du port, précipitera le déclin de la pêche à Collioure |
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Malheureusement la pêche à l’anchois n’est plus fructueuse. Seuls deux saleurs d'anchois résistent. Ils s’approvisionnent en Espagne. Les anchois sont salés, étêtés. Après plusieurs mois de maturation, les filets sont levés à la main comme on le faisait en 1870. Elle a dû guider plus d’un bateau, cette lanterne qu’une grille préserve des nombreux badauds qui ont la curiosité de l’approcher. Un ruban tricolore a été noué sur un des barreaux |
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Nous nous sommes arrêtés devant la chapelle St Vincent. La légende veut qu’à cet endroit Saint Vincent ait subi le martyr en 303. La modeste bâtisse a été construite en 1701 pour abriter des nouvelles reliques du Saint. Tournée vers la mer une grande croix de bois porte un christ martyr. |
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Aujourd’hui les barques ont laissé place aux touristes. Les dernières ont été détruites ou brûlées sur la plage devant laquelle nous nous sommes attablés pour déguster une boisson fraîche. Juste à côté de notre table un treuil d’amarrage est une relique des activités portuaires. |
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Là-bas de l’autre côté de la plage, l’église Notre Dame des Anges prête son flanc austère. Elle a été édifiée en 1684. La galerie extérieure sera rajoutée en 1725. Il y a un instant nous sommes passés devant son porche. Au-dessus de la porte d’entrée des inscriptions sont surprenantes : « LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE . L’inscription est maintenue en bon état. Ici le clergé a respecté le principe de la République. Je me suis préoccupé de savoir quand ces mots ont été adoptés comme devise. C'est en février 1848 que la Seconde République décide officiellement que la formule "Liberté Égalité Fraternité" sera sa devise. Après une longue éclipse sous le Second Empire, elle sera reprise par la Troisième République etsubira une nouvelle interruption sous le gouvernement de Pétain. De nombreuses églises présentent ces inscriptions sur leurs façades. |
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Lentement, l’humidité de l’air prend le pas sur la douceur du soleil encore un peu timide en cette fin d’après-midi. Il faut songer à rentrer. Nous le faisons volontiers, ravis d’avoir mis à profit la clémence du temps hivernal. |
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