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LES VENTOUSES - Un remède qui revient à la mode. |
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Quelle surprise de recevoir cette photo du cousin qui, par soucis de rajeunir ou parce qu’il souffrait (certainement la vraie raison) s’est fait opérer d’un genou. Cela m'a rappelé le temps de mon adolescence pendant lequel je voyais régulièrement le dos de mon père couvert de ce genre de pot de Yaourt. C’était la « mode » à l’époque. Dans une grande boîte en carton, le matériel était conservé dans une armoire prêt à servir. Il y avait les verres, des sortes de mèches constituées d’un tissu ficelé sur une pièce de monnaie. La mèche était allumée posée sur la peau avant de présenter le petit pot de verre. La ventouse à chaud était la méthode ancestrale la plus efficace et la plus utilisée. Elle consiste à faire le vide d’air grâce à la flamme avant la pose du petit pot de verre. Comme par magie la flamme s'éteignait spontanément. J’ai su que c’était du au fait que tout l'air du verre était consommé.
Les ventouses étaient déjà utilisées par Hippocrate, aux alentours de -400 ans avant J-C. Ce médecin expliquait que les douleurs, comme le mal de dos ou la migraine étaient la conséquence d’un trop plein de bile ou de sang. Elles devaient donc être traités soit par des saignées soit par l’application de ventouses. Cette idée a perduré pendant des siècles…et semble être mise au goût du jour. Ce moyen médical a continué à être utilisé en Europe et aux États-Unis jusqu’à la moitié du XXe siècle en médecine traditionnelle. Comment ça marche ? La ventouse c’est ce petit récipient circulaire en verre ou en céramique, à ouverture rétrécie, à fond arrondi et bord muni d’un bourrelet que le pratiquant appliquait côte à côte sur la peau.
Par aspiration la ventouse entraîne une décompression au niveau de la zone où elle est posée. La circulation se fait mieux. Selon sa localisation, elle peut aussi stimuler des points d’acupuncture. La ventouse peut être aussi posée à froid, le vide d’air étant fait avec un système de pompe On peut être plus efficace en pratiquant une légère griffure de la peau avant de poser la ventouse. D'ailleurs j’ai pu observer que, sans même poser de ventouses, des indigènes pratiquaient des scarifications après avoir coupé leurs chevaux sur la nuque pour soigner des douleurs inflammatoires ou des migraines. La pose des ventouses pour le jeune adolescent que j’étais était plutôt impressionnante. J’avais toujours peur que la chaleur brule la peau du dos. Le remède était d’autant plus utilisé qu’il pouvait soigner aussi bien les douleurs mécaniques articulaires, l’arthrose, la lombalgie, la sciatique, le lumbago, les migraines, l’asthme, la bronchite, les ballonnements, la constipation, les entorses, les tendinites ou les torticolis. La séquence « ventouses » durait en moyenne un quart d’heure. Les résultats paraissaient positifs à en croire ceux qui se soumettaient à l’application. C’était davantage le soulagement de la douleur qui primait. Je me rappelle des impressionnantes boursouflures rouges qui apparaissaient à chaque retrait d’un pot. Elles étaient produites par le puissant effet de succion que générait l’absence d’air dans le verre. La ventouse fût utilisée dans tous les foyers de France tant rurale que citadine, et ceci depuis des milliers d’années. |
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