UN USTENSILE D’AUTREFOIS LE BOUFFADDOU
L’instrument que nous vous présentons nous fait inévitablement penser à notre grand-mère, Mémé Lucie. Elle avait un souffle à nul autre pareil.
Quand elle voulait attiser le feu dans la cheminée, elle gonflait ses joues, s’approchait des braises et soufflait fort, tout en arrondissant ses lèvres. En deux ou trois fortes expirations les flammes renaissaient sous la marmite de fonte.
Pour permettre un souffle aussi efficace au commun des mortels on a eu l’idée de créer le bouffadou. C'est un long tube de bois dans lequel on souffle et qui permet de diriger l'air sur un point précis du foyer.
L'emploi du bouffadou (bofador en occitan) était très répandu, avant l'apparition du soufflet en bois et cuir.
Voici une légende du bouffadou.
La légende veut cet « appareil à allumer le feu sans se brûler les moustaches » vit le jour au temps des sorcières. L’une d’elles, «bouffanelle», imagina ce bâton qui permettait de ranimer le feu sans faire voler les cendres. Il suffisait de souffler à l’extrémité de ce bâton, percé de part en part, pour qu’apparaisse un lutin malicieux sous forme d’une flamme, dansant dans l’âtre de la cheminée.
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